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 Ballade # Libre.

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Icare
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MessageSujet: Ballade # Libre.   Mer 31 Juil - 16:27

Lorentz. a écrit:

    Mission : La Quête.
    Objectif : Sam déprime de plus en plus dans la Salle de Contrôle. Il doit penser à son maître. Emmène-le avec toi pour lui faire faire une promenade sur Sun Plaza. Peut-être qu'il trouvera quelque chose...
    Récompense : 40$

    NOTE IMPORTANTE : n'oubliez pas de préciser dans votre demande mission si vous souhaitez réaliser une mission ne nécessitant pas de dessin !

Icare n'aimait pas les chiens.
Non, en fait, ce n'était pas exactement ça. Icare n'aimait pas les animaux en général. Pas qu'il voue une haine viscérale à tout ce qui était fait de poils, d'yeux kawaii et qui s'exprimait en poussant un grognement plus ou moins - souvent moins que plus d'ailleurs - mélodieux, mais il ne les aimait pas. Le musicien ne parvenait pas à les cerner, lui qui avait développé une capacité lui permettant d'analyser les gens - pas de proposer une analyse aussi poussée que celle que mon ordinateur est en train de faire pour tenter de buter ce PUTAIN DE VIRUS DE MES DEUX OVAIRES, mais je m'égare - pour avoir rapidement une idée de qui il avait affaire. Les animaux, il ne les maîtrisait pas et ils étaient trop imprévisibles pour savoir comment réagir avec eux. Et s'il devait les craindre ou non.

Mais pour 40$, ce qui représentait un vrai trésor au Refuge, il aurait promené tous les animaux de tous les habitants, et ça en faisait un paquet. Fort heureusement pour lui, Lorentz n'en demandait pas tant. Pour cette somme, le général-directeur-commodor-dictateur des réfugiés lui avait seulement demandé de promener Sam, le gentil Sam, le brave Border Collie qui jappait joyeusement en battant de la queue à chaque fois qu'on lui rendait visite. Le blondinet avait donc refourgué au placard son inimitié envers les bêtes, et avait empoigné laisse et collier.

Il faisait un temps magnifique, absolument parfait pour un mois de juillet dans la région la plus ensoleillée des Etats-Unis. Le ciel était d'un azur pur dont aucun nuage n'osait venir troubler la perfection. Si l'on excluait les quelques morts-vivants qui traînaient dans le coin - Icare avait dû en buter un et en mettre un autre hors d'état de nuire avant de parvenir à Sun Plaza, et il tenait la laisse d'une main et le lance-harpon de l'autre, prêt à lâcher ladite laisse pour parer à toute éventuelle attaque, de toute façon Sam ne risquait rien -, le temps était juste parfait pour une promenade. Et tout inconfortable que soit sa position - à savoir, coincé entre une potentielle horde de zombies et entre un cabot qu'il n'aimait pas par principe -, le musicien était bien décidé à passer un bon moment.

L'espace semblant clos et le chien tirant passablement sur la laisse - tu m'étonnes, ça faisait un bail qu'il devait se contenter de la salle de contrôle pour se dégourdir les pattes -, Icare le détacha. Comme s'il se sentait pousser des ailes, l'animal partit en courant et en battant de la queue.

Icare s’installa sur un banc - dos à un mur, il n'en dédaignait pas l'aspect dangereux de la ballade pour autant, décider à profiter un peu du soleil. Et à siffler le chien qui, il le savait, rappliquerai illico si cela s'avérait nécessaire.
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Sam le Chien
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mer 31 Juil - 18:29

    [ Au cours de ce topic, Sam explorera un peu Sun Plaza comme il l'entend. Il se manifestera de temps à autres si quelque chose d'important se passe. Du reste, pour le moment, c'est un topic libre normal pour Icare. ]


    S
    am était très content ! Ce qui était assez normal, vu que Sam était toujours content ! Enfin, presque !

    La journée avait pourtant débuté comme toutes les autres - hormis celle où le Grand Gris, les autres humains, lui et quelques autres chiens avaient dû affronter le Gros Monstre Rouge, mais ça, il préférait ne pas trop y penser, c'était une expérience bien trop horrible pour qu'il prenne plaisir à se la remémorer de son plein gré -, et Sam était donc bien parti pour rester seul et triste dans son coin, pendant que le Grand Gris continuait de fixer imperturbablement les boîtes à images brillantes, et ce, même si selon Sam, le Grand Gris aurait mieux fait de se reposer comme tout le monde, parce que même s'il avait l'air de se prendre pour une machine, il restait un humain. Et Sam devait bien reconnaître que ça forçait un peu son respect. Mais bon, les humains étaient bizarres. Du coup, Sam restait dans son coin et le surveillait du coin de l'oeil, avachi par terre, l'air morose.
    Sam se demandait ce que pouvait bien faire son maître. Peut-être avait-il croisé le Gros Monstre Rouge. Peut-être était-il...

    Sam tirait sur sa laisse. Aujourd'hui, le Grand Gris lui avait attribué un humain. Sam supposait que sa mission était de promener l'humain, comme il en promenait parfois, avant. Comme quand il promenait le Grand Gris parfois, même si dans ces cas-là, Sam avait plus l'impression d'être celui qu'on promenait, et non l'inverse. Sam ne comprenait pas très bien les humains. Quand il les promenait, ceux-ci finissaient toujours par se planter dans un coin et attendre en le regardant. Ils ne savaient pas profiter de la vie. Avec ces non-morts qui menaçaient de les manger à tout moment, ils auraient dû, pourtant !

    Les murs plus ou moins sales s'étaient effacés pour laisser place à l'espace dégagé de Sun Plaza. Sam aimait beaucoup cet endroit. Il y allait souvent quand tout était encore normal, avec son maître. C'était même ici qu'il avait trouvé des humains et un petit chiot très mignon avant d'être ramené au Refuge. Et c'était là que s'étaient arrêtées ses recherches. Par rapport à son maître. Sa queue, qui battait le vent avec fougue, accéléra son rythme lorsque l'humain et lui s'avancèrent sur la place. Il tremblait d'excitation lorsque ce dernier se baissa vers lui pour détacher sa laisse du collier qu'il avait enfilé. Et démarra au quart de tour lorsqu'il fut enfin libre. Aboyant joyeusement, il ne s'attarda pas longtemps près de l'humain - il n'allait pas le forcer à venir s'il n'en avait pas envie, et il avait bien des choses à faire - et, après avoir décrit quelques cercles autour de lui, disparut dans les buissons, la truffe rivée au sol.
    Il humait l'air avec attention, et démêlait les pistes, à l'affut.


Dernière édition par Sam le Chien le Jeu 3 Juil - 18:14, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 14 Juin - 16:46

[Petit up ?]
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Mythri
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 21 Juin - 14:33


    Une journée ensoleillée. Occasion à promenade, donc. Genre, dehors, où ce qui s'en rapprochait le plus sans quitter la pseudo-sécurité du centre commercial, qui n'existait en fait que dans le Refuge, mais son instinct de survie et ses penchants grégaires lui intimaient assez de rester près du Refuge pour qu'elle ne parte pas à l'aventure. D'ailleurs, même si elle en avait rêvé quand le monde était encore vivant, s'échapper, les grands espaces, la liberté et la solitude, ça n'était pas pour elle. Elle préférait un câlin ou une discussion dans une chambre, peut-être exiguë, mais confortable et rassurante. Et c'était ce qu'était en train de devenir le Refuge : petit à petit, ils le rendaient confortable.

    Mythri marchait, les deux mains tenant sa batte, jouant avec. C'était gros, c'était encombrant - surtout compte tenu de sa modeste taille - mais c'était rassurant, ça aussi. Une protection dont elle se servait rarement, lui préférant l'art lâche mais sûr de la fuite, dans laquelle elle excellait. Elle avait toujours été plutôt sportive, mais elle tendait à battre ses records d'endurance et de vitesse depuis qu'elle avait une vraie raison de courir. Cheveux sales, collés à son crâne par le sébum et la transpiration, short tâché de sang (pas le sien, pas que), t-shirt éraflé par de longs ongles, morts, jaunes et ébréchés noué de façon à le raccourcir et à dévoiler son ventre que la mal-sous-nutrition avait creusé, mais où commençaient à poindre les muscles qu'elle travaillait depuis quelques semaines, le besoin d'être fort physiquement se faisant d'avantage ressentir quand celle ci se pare d'une utilité autre que celle de pouvoir faire cinquante pompes à la suite, ou ouvrir un pot de confiture de façon virile - sans la cuillère pour faire sauter le couvercle, donc.

    Elle entra donc au "Sun Plaza", et s'allongea lascivement sur un des bains de soleil, dont la fine couche de peinture commençait à s'écailler faute d'entretien régulier, chose dont elle faisant l'objet quand le monde tournait rond. Bras sur la tête, elle était néanmoins toute ouïe, sa main frôlant la batte, prête à l'empoigner à tout moment. Il n'y avait pas réellement de moments de détente en dehors du refuge. Elle se redressa en entendant des bruits de pas. Ça n'était pas le bruit de pieds écorchés, nus sous les chaussures explosées à force d'avoir buté aveuglement contre les murs, objets, irrégularités quelconques du sol, se traînant, rappant le sol, étranger à la douleur. Pas de bruit de râle, son devenu si malheureusement familier depuis quelques mois. Non. Un bruit de pas vifs, et le trottinement d'un animal. Une respiration humaine, puisqu'elle ne pouvait l'entendre malgré la proximité.

    Mythri aperçu le blondinet -elle ne pouvait estimer son âge d'ici-, et lui fit de grands signes avec sa batte, Radeau de la méduse style.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Lun 30 Juin - 13:48

Icare suivit quelques secondes le chien des yeux. Ce dernier suivit quelques secondes l'allée principale avant de se perdre entre les plantes en pot et les bancs qui la longeaient, suivant certainement une piste intéressante. Peu importait, au fond, il était, de par sa condition de quadrupède poilu, immunisé contre les zombies. Et dans le pire des cas, il courrait bien plus vite qu'eux.

Décidément, il faisait chaud. Icare remonta les manches de sa chemise froissée, puis se leva, déjà lassé de sa position. Il ressentait à présent un besoin pressant de se lever et de marcher, ne serait-ce que pour dissiper les fourmis qui commençaient à se manifester dans ses articulations. Il passait, au refuge, le plus clair de son temps assis ou couché, au vu de l'exigüité du lieu, qui commençait sérieusement à être surchargé. Les sorties, rares pour économiser l'énergie, ne suffisaient pas à satisfaire son besoin d'exercice, si faible soit-il.

Le musicien commença donc à arpenter les allées de Sun Plaza, perdu dans ses pensées. Il avait l'impression d'être au refuge depuis des siècles. Ses vêtements sales et tâchés de sang - il n'y avait guère que sa chemise qui soit encore potable, puisqu'il évitait de la porter dans des circonstances dangereuses, genre, le poutrage de chien muté en créature des Enfers -, les trois longues griffures parallèles qui fendaient son épaule gauche et la musculature que des fuites incessantes et des combats contre des zombies avaient commencé à développer en témoignaient. Il avait maigri et des cernes violettes ternissaient l'éclat de ses yeux. Le Blond avait bien changé, depuis l'Apocalypse.

D'ailleurs, il ne semblait pas être le seul à souffrir de cela. Une jeune femme, bien vivante, la peau mate, agitait une batte de base-ball dans sa direction. Par curiosité et par ennui, et parce qu'il était fondamentalement humain et qu'il ne crachait pas sur un peu de compagnie, Icare se dirigea dans sa direction. Ses cheveux noirs et sales tombaient sur ses épaules, couvertes par un t-shirt déchiré noué au dessus de son abdomen, dévoilant une taille amaigrie. Elle portait également un short taché de sang. Une survivante, qu'il avait une ou deux fois croisée au refuge. Il la connaissait de vue, et certainement de nom, mais il avait oublié ce dernier. Elle ne devait pas excéder les vingt-cinq ans.

    - Bonjour.

Court, efficace, stylé. Il avait appris à économiser les mots, lui qui était déjà assez avare en paroles.
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Mythri
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 1 Juil - 18:02



    C'était con, mais elle avait l'impression que ça faisait genre super longtemps que personne ne lui avait dit bonjour comme ça. C'était un bonjour de quelqu'un qu'on croise dans la rue, pas un bonjour du matin dans le dortoir, pas un bonjour à vue utilitaire, pas une salutation familière dont elle se contentait d'ordinaire avec les autres quand elle les croisait au détour du centre commercial. Elle était du genre plutôt laxiste sur le langage et les marques trop formelles de politesse. Par exemple, quand elle faisait encore ses études, elle n'avait jamais fait la bise ou serré la main à ses potes. C'était le genre de convention dont elle ne voyait pas l'intérêt, et Mythri ignorait tout ce dont elle ne voyait pas l'intérêt.

    Elle se retint de sourire pour ne pas passer pour une espèce de névrosée un peu flippante, après tout, ils avaient déjà assez de choses bizarres autour d'eux, et quelqu'un qui manque de rire nerveusement quand on lui dit bonjour est en soi quelqu'un de bizarre. Elle devenait peu à peu un petit Mowgli sauvage -Mowgli était son surnom quand elle était plus jeune. Peut-être parce que sa vie devenait de plus en plus une jungle - elle passait beaucoup de temps en dehors du Refuge, où elle s'ennuyait vite malgré le nombre étourdissant de tâches qui attendaient d'être accomplies. C'était peut-être un peu égoïste mais elle préférait rester un peu seul quand elle le choisissait, alors elle partait en vadrouille et soulageait sa conscience en se disant qu'elle rapportait ainsi des choses utiles et, si elle n'avait vraiment pas de chance, enlevait du mall un ou deux zombies qui l'aurait collé de trop près, en attendant le jour où elle n'y parviendrait pas et viendrait annuler son effort en grossissant leur nombre déjà astronomique. Oui, les nombres sont beaucoup de choses suivies d'un adjectif hyperbolique dans ce RP.

    Elle lui fit signe de s’asseoir à côté d'elle s'il le voulait, après tout, sur un bain de soleil il y avait largement la place pour deux personnes assises dans le mauvais sens -càd pas dans la longueur, faut suivre..!

    Elle chercha un moment le nom de l'inconnu avant que celui-ci ne lui revienne. Elle décida de se présenter avant de lui demander si elle avait vu juste, parce que bon, après tout, elle ne lui avait jamais parlé malgré le fait qu'elle l'ait croisé plusieurs fois - de loin - au Refuge. Mais ils commençaient heureusement à y être de plus en plus nombreux, malgré les jours où certaines "recrues" arrivées la veille ou l'avant veille ne revenaient pas au bercail..

    ─ Je m'appelle Mythri. C'est toi qui as voulu voler jusqu'au soleil c'est ça ?

    Bon, elle avait quand même réussi à paraître parfaitement flippante et bizarre en quelques mots. Déjà, le simulacre de présentation qu'elle lui avait offert ressemblait trop à un "bonjour je m'appelle Dobby, tu veux être mon ami ? " et en plus, elle ne savait pas ce qui lui avait pris de ne pas tout simplement lui demander s'il s'appelait bien Icare. Elle aurait l'air -encore plus- stupide si ça n'était pas le cas. Elle s'abstint de préciser de quoi elle parlait par cette allusion, de peur qu'il ne croit qu'elle le prenait pour un débile. Elle entreprit donc de se donner une contenance en rassemblant ses longs cheveux en un chignon qui avait au moins le mérite de décoller un peu ses racines du crâne. Mais il y avait du mieux, ils graissaient de moins en moins vite entre deux shampoings -tous les mois, quoi.
    Elle chercha pendant ce temps un truc à dire à propos du chien par exemple. Puis renonça. Nan.
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Sam le Chien
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Jeu 3 Juil - 18:29

    Truffe au vent, Sam explorait. Ca tombait bien, Sam adorait explorer !

    Certes, explorer était un peu moins agréable, depuis l'apparition des Non-Morts : il y avait une vieille odeur de carne faisandée qui flottait en permanence dans l'air et lui irritait le flair, il y avait du sang qui s'écaillait partout, et les Non-Morts faisaient peur, et il y avait aussi l'odeur de la peur, couplée à celle de mort. L'ambiance n'était pas terrible et Sam regrettait de voir les humains sourire peu — Sam adorait voir les humains sourire, ça le faisait sourire lui-même, même si, chez lui, c'était différent, il ne souriait pas pareil.
    Et puis comme ça, il pouvait chercher son Maître.
    Car après tout, il fallait penser positif — c'était d'ailleurs l'un des maîtres mots de Sam : penser positif ! – : son Maître s'était peut-être tout simplement perdu. Avec tous ces Non-Morts, ce n'était pas facile !
    Du coup, Sam pouvait chercher son Maître, qui s'était sans doute perdu. Comme ça, ils pourraient rentrer tous les deux à la maison. Parce que Sam lui montrerait le chemin.
    Parce que Sam ne se perdait jamais.
    Parce que Sam était un bon chien ! On l'avait bien éduqué !

    Alors, Sam zigzaguait entre les arbres et les Non-Morts, levant la patte parfois sur les uns, parfois sur les autres — parce qu'il fallait bien rendre ces Non-Morts un peu utiles, et puis, ils puaient tellement ! Il cherchait quelque chose qui puisse interpeler son instinct de chien, en qui il avait toute confiance : s'il y avait quelque chose, il le trouverait, et son instinct de chien ne le laisserait pas passer.
    La truffe rivée au sol, il explorait les pistes, suivant un petit sentier olfactif qui menait vers la droite, puis un autre, sur la gauche ; rien de bien concluant.

    Quand tout à coup, quelque chose.
    Sam le Chien s'arrêta net, et ce fut comme si une gerbe d'électricité courrait dans tout son corps, lui hérissant le poil.
    Là, quelque chose. Il ne savait pas vraiment quoi, il n'était pas sûr — il n'osait pas l'espérer ! Mais quelque chose tout de même.
    Alors Sam leva le museau, bien accroché à l'odeur, et leva la tête. Une piste toute tracée. Une piste que lui seul pouvait voir.
    Elle parfait là-bas, tout droit, entre les Non-Morts, les herbes et les arbres. Une piste. Une piste.
    Sam partit au quart de tour. Galopant comme il avait rarement galopé — sauf peut-être cette fois où il avait dû attirer le Monstre Rouge jusqu'au Toit – , ventre à terre, poil au vent, Sam fonça comme une fusée, comme terrorisé à l'idée que la piste disparaisse pendant son absence, et disparut dans les buissons.

    Trois minutes plus tard, il réapparaissait à son point de départ, totalement surexcité. L'humain qu'il était censé promener n'était plus seul. Sam aurait sans doute été content et aurait fait la fête à l'humaine, si seulement...
    Incontrôlable, il se piqua devant Icare et Mythri, peinant se contrôler, prêt à bondir partout, et se mit à aboyer avec ferveur en les fixant, sautant un coup à droite, un coup à gauche.
    Il espérait qu'ils comprennent.
    Les humains n'étaient pas forcément des animaux très futés.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Jeu 3 Juil - 22:22

Icare eut l'impression que des lustres s'étaient écoulées quand la jeune fille réagit. Elle lui fit signe de s'asseoir près d'elle, ce que le blond fit d'un geste machinal. Elle avait l'air complètement paumée, ou à moitié sénile. Ce qui était normal, au fond. Il suffisait d'être un peu fragile pour sombrer dans la folie à cause de la peur et de la faim, et du manque en général. Du manque d'hygiène forcé, du manque causé par la perte ou l'incertitude quand au destin de ses proches, du manque d'intimité au refuge, du manque de distractions, de musique. C'était déjà un miracle qu'au bout d'autant de temps, il y ait si peu de réfugiés qui aient cédé.

    - Je m'appelle Mythri. C'est toi qui as voulu voler jusqu'au soleil c'est ça ?

Icare sourit. Lui rappeler l'histoire mythologique qui lui avait donné son nom était une jolie façon de lui demander de décliner son identité. Toutefois, elle semblait troublée et s'attacha les cheveux, comme si elle tentait d'occuper ses mains. C'est vrai que c'était un genre de calvaire, ça. Et lui, il n'avait pas de cheveux à attacher. Fin vu à la vitesse à laquelle sa tignasse blonde poussait, ça ne saurait tarder.

    - C'est ça. Mais je me demande parfois si je n'aurais pas mieux fait de sombrer indéfiniment dans le vide interstellaire au lieu de tomber au milieu d'une apocalypse zombie.

Tavu j'fais d'l'humour pour détendre l'atmosphère azy tavu.

A ce moment là, Sam déboula comme une furie devant eux. Surexité, le chien commença à aboyer comme un possédé dans leur direction. Il avait visiblement un mal fou à retenir son enthousiasme. Icare crut un instant que c'était l'arrivée de Mythri qui le plongeait dans une telle agitation, avant de remarquer qu'il ne lui accordait aucune importance. Peut-être avait-il flairé quelque chose ? Quelque chose qui aurait suffisamment de valeur pour qu'on le revende au refuge...?

    - Hé Sam, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu as trouvé quelque chose ?



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Mythri
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 5 Juil - 12:37



    Il l'avait bien vécu, et l'avait sûrement prise pour une tarée, mais ça n'était pas vraiment un problème, il s’apercevrait bien assez tôt qu'elle ne l'était pas. Enfin elle arrivait toujours à faire un raisonnement cohérent et même intelligent par elle-même. Mythri se demanda vaguement si la folie était un facteur de mort plus précoce dans un monde comme celui-ci, monde qui n'était plus le leur, mais celui des morts.
    La réponse de Icare (puisque c'était bel et bien son nom, ouf), continua sur cette lancée, comme s'il avait un peu suivi le même chemin de pensée. Elle sourit machinalement, comme elle avait l'habitude de le faire. Ça ne l'amusait pas réellement, parce qu'en fait, c'était carrément sinistre. Un peu comme l'ambiance générale de ce centre commerciale. Pour le moment ils n'entendaient pas de râles bruyants, mais elle pouvait voir, au loin - assez loin, heureusement- des silhouettes de morts-vivants s'affairant à tourner en rond, n'ayant heureusement pas décelé leur présence. Peut-être parce qu'ils sentaient, eux aussi, la mort, à force de la côtoyer tous les jours, et ce malgré un décrassage à l'eau quasi-quotidien. Mais elle doutait de la solidité de cette théorie. Elle ne savait d'ailleurs même pas s'ils avaient un quelconque sens de l'odorat. Mais ils arrivaient toujours, c'était certain. Lentement, mais sûrement, comme le disait l'adage.

    Elle allait répondre un truc genre "mais la vie vaut encore la peine d'être vécue sinon on se serait déjà jeté du toit", chose qu'elle pensait effectivement, malgré la mort -et transformation- certaine de tous ceux qu'elle avait un jour aimé, malgré la solitude, que la compagnie des gens du Refuge qu'elle apprenait lentement à connaître ne remplaçait tout de même pas, quand Sam le Chien déboula comme un boulet de canon noir et blanc, la langue au vent -n'était-il pas gêné par ces effluves de charogne ?-, l’œil brillant, débordant de vie. Il faisait toujours plaisir à voir. Mythri se demandait s'il se rendait compte de ce qui se passait. Il avait en tout cas la chance de ne pas interesser les morts, et surtout, d'avoir été recueilli par Lorentz.

    Il se dandina, s'agita devant eux comme elle avait vu le faire le chien de ses parents quand il avait envie de sortir de leur 50m². Sauf que là, il avait eu tout le loisir de courir et de se soulager. Donc ça n'était pas ça. Et Mythri avait observé avec l'épisode Guernica que le chien était plus intelligent qu'on aurait pu le penser.

    Icare exprima ce qu'elle pensait ; il devait avoir trouvé quelque chose. Mais quel genre de chose...? Il était, certes, intelligent, mais ça restait un chien : peut-être avait-il trouvé un tronc de zombie rampant, avait trouvé ça rigolo, et voulait le montrer à ses compagnons. Grosse mauvaise idée. Mais ce pouvait également être autre chose...

    Mythri se leva, empoigna sa batte au cas où, et se tourna vers Icare, puis Sam.

    ─ Allons voir ! à pas méfiants.

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Sam le Chien
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 5 Juil - 13:55

    Ces humains étaient futés : ils semblaient avoir compris le message que Sam tentait de leur faire passer !!

    Encore plus excité face à ce constat, Sam ne perdit pas une seule seconde : à peine semblaient-ils prêts à le suivre qu'il partait à fond de train dans la direction d'où il venait, disparaissant comme à son habitude dans les buissons. Une vingtaine de mètres plus loin, il fit volte face, se remettant en position de jeu, avant de lancer plusieurs aboiements brefs pour leur signaler sa position.

    Mais les humains n'étaient pas les seuls à entendre l'appel de Sam. Déjà les têtes des goules, attirées par tout ce raffut, se tournaient dans sa direction.
    Mais Sam n'en démordait pas : son euphorie prenait le pas sur sa logique. Il était bien trop content de ce qu'il avait trouvé pour faire preuve de la discipline à laquelle on l'avait formé depuis qu'il était tout petit.
    Alors Sam ne faisait plus attention aux Non-Morts. Et Sam aboyait.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Dim 13 Juil - 23:07


Sa vanne était plutôt de mauvais goût, et Icare décela - ou n'était-ce que son imagination ? - un peu de tristesse cynique dans les prunelles claires - chose étrange, puisqu'elle était typée indienne - de la jeune fille. Bon, de toutes façon, ça ne changeait rien. Ils étaient comme deux rescapés seuls sur une île déserte, et par conséquent obligés de coopérer. Même s'il passait pour un être lourd et difficile à supporter, le musicien était parfaitement conscient que Mythri préfèrerait sa compagnie à celle des zombies.

    - Allons voir ! à pas méfiants.

Mythri avait à peine consenti à suivre la piste du chien que ce dernier se précipita dans la direction de sa potentielle incroyable découverte. Icare se jeta à sa poursuite, bondissant par dessus le buisson que Sam venait de traverser, sans gêne aucune. Leldit chien se tenait derrière le buisson, à l'arrêt, aboyant comme un crétin - stupide bestiole...- visiblement tout excité à l'idée de montrer ses talents de pisteurs au monde entier, que l'on pouvait résumer à l'heure et au lieu actuels à Icare et Mythri, et une pléthore de zombies.

En parlant de zombies, quelques goules que ni lui ni sa compagne d'infortune n'avaient remarqués levèrent la tête. Ou alors, attirés par les aboiements de ce SATANÉ CLEBARD, ils avaient décidé de se taper l'incruste dans le coin. Toujours était il qu'ils étaient présents et qu'ils se rapprochaient et de ce fait, devenaient de plus en plus dangereux. Icare n'avait pas peur des morts-vivants. Il savait qu'ils étaient lents et stupides, et incapables vde se défendre parce que tout simplement inconscient de la valeur de leur corps et de l'intérêt éventuel qu'ils pouvaient avoir à défendre leur carcasse. Mais plus ils étaient nombreux, plus ils étaient dangereux.

Icare courut vers le chien, à demi baissé, et lança, en chuchotant presque :

    - Couché, Sam ! Tais-toi !
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Mythri
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 15 Juil - 15:00



    Belle tentative, mais les statistiques étaient probablement contre eux. Genre, 80 // 20.

    Mythri avait peur des morts-vivants. Elle savait qu'ils étaient lents et stupides, et incapables de se défendre parce que tout simplement inconscient de la valeur de leur corps et de l'intérêt éventuel qu'ils pouvaient avoir à défendre leur carcasse. Mais plus ils étaient nombreux, plus ils étaient dangereux.
    Et ça la faisait flipper. Et ils étaient moches. Et ça la faisait flipper. Et ils puaient. Et c'était dérangeant. Et leurs râles lui glaçaient le sang. Et elle était plutôt empotée. Elle serra sa main contre sa batte de base-ball et rejoignit Icare et le Chien, qui avait cessé d'aboyer, se demandant pourquoi on l'embêtait en l'empêchant d'exprimer sa joie et fraîcheur de vivre.

    Les goules approchaient, lentement, mais sûrement. Pas toutes. Cependant, ces trucs, bien que dénués de tout instinct social - il leur aurait fallu un système affectif pour cela -, étaient des êtres grégaires à leur façon. Ils aimaient se suivre. Se déplacer en groupe. Ils ne savaient probablement pas pourquoi, peut-être parce qu'un mouvement attirait leur attention, et qu'en voyant d'autres aller à un endroit, ils allaient aussi, parce que, voilà, c'était fun. Une sorte de curiosité éteinte, peut-être.
    Ou la mouche qui, repérant la chair faisandée, désire s'en repaître.
    Sauf que pour eux, c'était la chair vivante. Des goules anthropo-necrophages, ç'aurait été trop beau. Comme un système d'auto-nettoyage.
    Mais pour l'heure, c'était eux les éboueurs.

    Qui avaient encore une chance de s'en tirer en fuyant. Ils étaient encore assez loin...

    Elle ramassa machinalement le panneau qui trainaît par terre, brisé, et en tendit une moitié à Icare tandis qu'elle prenait le bas, qui s'était brisé de façon plutôt approprié à la défense.
    Elle fit un signe de tête à Icare, n'osant pas parler.

    Prends ça, au cas où. Et barrons-nous.


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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 15 Juil - 15:00

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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Lun 21 Juil - 18:56

    Après un temps qui parut durer une éternité à Sam — ce que les humains étaient lents ! –, le mâle et la femelle émergèrent des buissons et vinrent dans sa direction.

    Sam, tout content, queue frétillante, courba l'échine et plaqua ses oreilles en arrière comme tout bon chien qui sent qu'on l'engueule lorsque le mâle fonça dans sa direction en lui parlant. Mais impossible pour lui de tenir en place.
    Presque immédiatement après, il fit brusquement volte-face et partit en slalomant à toute vitesse parmi les Non-Morts, regagnant rapidement le point d'où partait sa piste, et bifurquant sur la gauche en renversant quelques goules qui perdaient l'équilibre lorsqu'il les frôlait pour disparaître derrière un groupe de conteneurs qui semblaient alignés en un rempart assez précaire face à la menace zombie. Là, posté derrière des sacs poubelles à moitié éventrés, dans une zone presque vierge de goules, il se remit à aboyer de plus belle, ne dissimulant en rien son impatience.

    Mais si l'allée où se trouvait désormais Sam était visiblement plutôt sûre, de nombreuses goules se regroupaient désormais entre le chien et les deux humains. Il allait être difficile de se frayer un chemin pour les rejoindre.

    Pourtant, hé ! Il le faudrait bien.
    Lorentz n'aurait pas apprécié qu'Icare revienne sans son chien.
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 22 Juil - 12:50

Music
Sam coucha les oreilles et parut se recroqueviller un peu sous les cris du blond. Bon chien. Mais cela ne l’empêcha absolument pas de faire demi-tour et de foncer comme un dératé au milieu de la masse de zombies - car oui, à l'heure actuelle, le nombre des goules était suffisant pour qu'on qualifie leur jadis petit rassemblement de masse de chair faisandée putride - en faisant basculer certains d'entre eux au passage. Vilain Sam, très mauvais chien, tu vas morfler quand je vais te rattraper. Maintenant, le corniaud aboyait joyeusement derrière quatre conteneurs qui dissimulaient tant bien que mal une allée sombre.
A environ une cinquantaine de mètres.
De l'autre côté de la masse de chair faisandée et putride.

Icare étouffa un juron - garder son sang-froid, il fallait garder son sang froid. Il détestait ce chien, vraiment, il n'avait jamais autant haï un chient de toutes son existence.
Mais ce chien, il en était responsable, et Dieu seul, s'il existait encore quelque part, connaissait le sort que Lorentz lui réserverait s'il avait le malheur de revenir sans.

De l'autre côté, Mythri avait opéré un léger mouvement de recul. La jeune fille ne semblait pas rassurée, pour faire dans l'euphémisme. Tenant sa batte de base-ball dans une main, elle se baissa pour ramasser un panneau sur le sol. Elle tendit la moitié supérieure au musicien - génial, il possédait désormais une pancarte de zone piétonne en guise d'arme de guerre - tandis qu'elle se saisissait de la moitié inférieure. Le blond la saisit - ce serait certainement plus pratique contre la Horde que son lance-harpon.
Mythri commençait à reculer.
Merde.

Le musicien était pris entre deux feux. Soit il partait à la poursuite du chien, relevant ainsi le défi de la masse de chair faisandée et putride, soit il retrait au refuge avec Mythri, sauvant ainsi leur peau à coup - presque - sûr. Et il était inimaginable qu'il fasse le choix de traverser la horde de morts-vivants sans sa partenaire de circonstance, d'une part parce qu'il n'était pas spécialement courageux, et d'autre pat parce qu'il serait très difficile de vaincre les zombies tout seul.
Malgré sa couardise, il n'hésita pas longtemps.
Il préférait avoir à affronter la colère d'un millier de goules plutôt que celle de Lorentz.

    - On peut pas laisser le chien seul ici, Lorentz va nous tuer...

Techniquement, il n'y avait qu'Icare qui risquait quelque chose, la petite indienne n'étant absolument pas responsable de Sam. Mais il avait besoin d'elle.

Pour éviter de laisser le temps à la jeune fille de réfléchir à ses mots, le blond se précipita vers la masse de chair faisandée et putride, usant de son panneau pour se frayer un passage.
Si Dieu avait un coeur, Mythri le suivrait.

Tel Moïse fendant les flots, Icare fendait la foule des goules. Il ne réfléchissait plus, laissant son instinct de survie prendre le dessus. Chacun de ses gestes n'était plus qu'un réflexe alors qu'il distribuait coups de pieds, de poing, de panneau et d'épaule. Une douleur violente enflamma sa cuisse quand les ongles jaunes d'un zombies déchiraient son pantalon pour se planter dans la chair tendre de sa jambe. Il poussa un grognement et explosa la rotule du coupable, une vieille décomposée à qui il manquait un bras, un oeil et une partie du torse. Toutefois, il ne se déconcentra pas. S'il laissait son esprit vagabonder et réfléchir à la situation, il fléchirait. Et ça, c'était la mort assurée.
Ne pas penser.
Il planta le pied du panneau dans le crâne d'une petite fille.
Ne pas raisonner.
Il explosa la cage thoracique d'un vieillard.
Agir.
Il asséna un grand coup de panneau sur le crâne d'une jeune femme.

Plus il avançait, plus il se rendait compte que la masse faisandée et putride se clairsemait, que ses gestes et déplacements devenait de plus en plus aisée. Les éboueurs ne réagissaient pas encore à la fuite de leurs proies et ils se devaient de profiter de cet effet de surprise. Icare traça vers les conteneurs derrière lesquels Sam continuait d'aboyer, et bondit par dessus, trébuchant, et s'affalant comme un déchet qu'il était dans les sacs poubelles éventrés dissimulés par la masse des énormes caisses en plastique. Il se redressa tant bien que mal. D'un coup d'oeil, il jugea le lieu sécure - au moins pour quelques minutes - et repris un son souffle. En plus d'une griffure à la cuisse, le jeune homme arborait une énorme bosse due à sa chute dans les déchets, et une coupure assez profonde au bras droit.
Rien de bien grave, mais qu'il devrait impérativement soigner.

Il ramassa, au sol, un portefeuille d'où dépassaient des billets de banque.
30$.
A peine moins que ce que lui avait promis Lorentz.
Le blond lança un regard meurtrier au chien.


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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 22 Juil - 12:50

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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Lun 28 Juil - 11:26



    Con de chien. Il s'était de nouveau barré, comme un esprit malfaisant faisant tout pour les emmerder au maximum, et les mettre dans la merde la plus noire. Il était parti comme un boulet de canon, slalomant entre les jambes décomposées des goules qui se rapprochaient dangereusement (le terme semblait pour le moins approprié) d'eux. Il y en avait une grosse vingtaine, à vue de nez. De sa vie, Mythri n'avait butté que trois zombies, et n'était pas vraiment douée à ça. Elle était plus douée pour la fuite. Quand Icare se lança à la poursuite du chien, sa conscience et son instinct de conservation se battirent un moment. L'un lui disait que sans elle pour "assurer ses arrières" (et elle, qui assurerait les siennes ?), il allait sûrement se faire gnapper par une main griffue, ou pire, une mâchoire trouée, mais encore vigoureuse. Ce qui était un mauvais plan, et qui risquait de ruiner sa conscience. Les vivants étaient une denrée rare, et elle avouait aussi qu'elle aurait eu plus de scrupule à laisser un gringalet comme Icare face aux goules qu'elle ne l'aurait été avec Morgan, ou Jacob, par exemple. Pas question d'affinité, mais plus de confiance. Les deux étaient capables de s'en sortir seuls, elle le savait, mais Icare avait clairement besoin d'elle. Et puis le chien, merde. Il avait assez adouci la vie au refuge pour qu'il mérite d'être récupéré. La petite ordure.

    C'est ainsi que, en l'espace d'une seconde, Mythri prit la décision la plus stupide de sa vie, c'est à dire suivre le chien et Icare à travers une vingtaine de goules hostiles. Forcément, qu'elles étaient hostiles, débile. Elle avait l'avantage d'être petite, ce qui laissait moins de prise, d'être agile, ce qui lui permettait d'éviter les mains les plus distantes, et surtout, de passer après Icare, qui avait fait le ménage - à peu près. Il en mit hors de combat quatre ou cinq. Elle passa à sa suite, jouant de la batte comme elle le pouvait, sentant son bras fatiguer à force de la balancer de droite à gauche devant elle, brisant mâchoires et nuques -elle avait assez de puissance pour cela, surtout avec l'élan. Elle en mit ainsi hors d'état de nuire à peu près le même nombre que Icare, et passa. Si elle avait été en état d'y faire attention, elle saurait qu'elle avait envoyé là-haut (où?) un éboueur en tenue jaune, un senior bedonnant aux entrailles saillantes -c'était probablement comme ça qu'il était mort-, un ado' dégingandé en maillot de bain, qui devait bronzer au moment de sa mort, une jeune femme obèse et décomposée, et un homme d'une trentaine d'année, dans un costume anciennement fringuant, maintenant maculé de sang séché et de boue, qui était probablement venu ici pour sa pause déjeuner. À quoi tient la vie ? Mais elle était passé.

    Une main ─ en était-ce vraiment encore une ? ─ lui griffa le dos, déchirant par le même coup celui de son t-shirt, et sa peau. La brûlure déferla sur son cerveau, et les larmes de douleur dans ses yeux. Mythri n'avait jamais été vraiment douillette, mais là, elle sentit clairement les tissus -enfin, n'exagérons pas, les deux premières couches de son épiderme plutôt- se déchirer, dévoilant quatre fin traits de chair à vif. Ça n'était pas vraiment profond. Mais c'était douloureux. Elle fit volte-face, sollicitant son dos, ce qui lui donna l'impression que sa peau se déchirait encore plus, et envoya le panneau dans la gorge de la responsable -qui devait être une vendeuse. Aux ongles longs, et au vernis rouge écaillé, ravivé par les gouttes de sang qu'elle lui avait volé. Elle retira la pointe de bois de la gorge de la goule, et la replanta dans son oeil, le hasard se rendant complice du succès de son approximation.

    Dix. Restaient douze, dont sept enfants - entre 5 et 7 ans, moins d'un mètre trente, probablement un centre aéré venu pique-niquer. Et leurs trois accompagnateurs, une vingtaine d'année à tout casser, étudiants désirant gagner un peu d'argent par un petit boulot sans danger qui leur avait finalement coûté la vie. Et deux autres, un homme et une femme qui devaient avoir une cinquantaine d'année, probablement un couple, l'homme un bras en moins, la femme la mâchoire heureusement brisée. Ils étaient ceux qui étaient à l'extérieur du noyau qu'ils venaient de traverser.

    Mythri courut pour rejoindre Icare et Sam, espérant leur échapper -ils étaient lents, comme toutes les goules. La douleur augmenta. Peut-être était-ce plus profond qu'elle ne le pensait. Elle repensa à la jeune femme qu'elle venait de transpercer. Elle s'arrêta. Vomit ses tripes. Arriva au niveau de Icare et Sam, tandis que le reste de la troupe mort-vivante traînait des pieds jusqu'à eux. Lentement. Mais sûrement. Ils n'avaient pas intérêt à traîner, et elle n'avait pas intérêt à s’évanouir.

    Mythri n'avait jamais été vraiment une battante. Enfin, si. Mais pas physiquement. Son petit corps amaigri supportait mal les mauvais traitements.
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mer 30 Juil - 19:26

    Voilà que finalement les humains le rejoignaient !

    Sam trépignait sur place, dardant son regard vif sur les bennes à ordure et les quelques têtes de goules qui parfois dépassaient derrière elles. Il sentait l'électricité qui semblait courir dans tous ses membres ; il était, littéralement, une boule de nerfs surexcitée.
    Le mâle réapparut en sautant maladroitement dans un premier conteneur. Sam se demanda vaguement si c'était là un jeu pour lui — ce n'était pourtant vraiment pas le moment ! Sam aimait jouer, oh oui, Sam adorait ça, mais non, ce n'était pas le moment de jouer !
    Il pencha légèrement la tête sur le côté, jetant un regard perplexe à l'humain qui sortait du conteneur, lorsque la femelle apparut à son tour. Sam poussa un jappement et en un clin d'oeil fit demi-tour et détala dans l'allée qui s'offrait désormais à eux, pour le moment vierge de toute menace. Il disparut à l'angle, entre deux bouts de bâtiment, tout au bout, tournant à droite. Au-dessus de sa tête, incrustés dans le mur qu'il longeait, de larges conduits d'aération geignaient sous la morsure du soleil. Sam n'aimait pas le bruit qu'ils faisaient. Il ne les avait jamais aimés.

    Mais cette odeur, celle-là, celle qu'il suivait, oh, qu'est-ce qu'il l'aimait.
    Il accéléra l'allure. Ses coussinets lui faisaient mal mais il n'y pensait même pas. Il regardait droit devant lui et filait en ligne droite.

    Et puis soudain, peut être deux-cent mètres plus loin, l'espace se dégagea. Le mur de gauche fit place à un grillage et le grillage fit place à un espace vide. L'allée s'élargissait soudainement pour laisser apercevoir un tout petit parking de service qui devait très certainement servir aux camions d'éboueurs et à certaines livraisons.
    Sam tourna à gauche. Et s'arrêta finalement lorsqu'il ne put aller plus loin.
    Là, comme un piquet. Sam était bloqué.
    Ce que c'était frustrant.

    Levant les yeux, il se lécha les babines, les oreilles plaquées contre l'arrière de son crâne. L'air un peu intimidé, il regardait aussi haut qu'il le pouvait.

    Et elle se tenait là.
    Imposante, fière, quoi qu'effrayante et chaotique. Elle, une gigantesque barricade. Un amas d'objets en tout genre, plus ou moins contondants, tous imbriqués les uns dans les autres ; un immense mur fait de pics, de palettes, de sacs de ciment parfois, de pierres et de briques, de conteneurs à ordures, de barbelés, de bouts de verre brisés, de fourches et de pioches, de tôle et de bois. Une véritable muraille infranchissable qui s'érigeait de part et d'autre du point central où se trouvait désormais Sam. A gauche, la muraille. A droite, la muraille. En haut, la muraille.
    Soyons honnêtes. Elle n'était pas si haute que ça. Cinq mètres tout au plus. Mais ses remparts étaient si acérés, si bourrés de pièges en tous genres qu'il aurait été absolument impossible de la gravir.
    Dans un coin, une goule, une femme devenue rachitique avec le temps et la faim, empalée sur l'un des énormes pieux qui dépassent de la base du "mur", tente vainement de s'extirper de là.
    Là-bas, des cendres, des traces d'explosions, comme de l'essence qui aurait été déversée depuis un seau ou des coktails molotov qui seraient tombés, et des restes de corps qui gisaient au milieu.
    Un autre zombie écrasé sous un énorme pavé de béton et qui bouge désespérément les bras en bouffant le sol.

    Depuis votre position, vous ne parvenez pas à voir ce qui peut bien se trouver derrière cette muraille. Impossible de vous reculer car l'un des bâtiments de Sun City se trouve juste derrière vous. Peut-être qu'en prenant un peu de hauteur, vous distingueriez quelque chose.

    Mais en attendant, une chose est sûre : c'est là une construction humaine. Qui date d'après le début de l'invasion.
    Et ce n'est de toute évidence pas vous qui l'avez construite.
    Sinon, Lorentz l'aurait mentionnée.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Ven 1 Aoû - 18:48

[Mais... Mais c'est tellement génial i_i]

Icare jeta un oeil par dessus le mur de conteneurs qui le séparait de la masse grouillante et dégoûtante des goules, juste à temps pour voir Mythri, penchée en avant, occupée à vomir ses tripes au pied des poubelles. Pour la première fois depuis bien longtemps, le musicien sentit monter en lui un léger sentiment de culpabilité. La jeune fille n'était pas responsable du fait qu'il ait pris la liberté de détacher Sam au lieu de le promener en laisse, alors que c'était justement ce que lui avait demandé Lorentz, ni du fait qu'il ait décidé de rattraper le chien à travers la masse des zombies, et encore moins du fait qu'il l'ait, de ce fait, obligée à le suivre. Elle n'était pas grande, pas épaisse, pas vraiment de taille à se battre, et Icare l'avait forcée à le faire.

Pour la première fois depuis son adolescence, Icare pris conscience que son comportement était passablement dégueulasse.
Et il eut des remords.
Décidémment, l'apocalypse changeait les gens.

Quand la petite brune l'eût rejoint, Icare se tourna vers elle et entrouvrit la bouche, comme pour parler. Ses mots n'eurent toutefois pas le temps de franchir la barrière de ses lèvres : le border, visiblement très heureux que ses poursuivants l'aient enfin rejoint, décida de reprendre sa course folle et s'élança dans l'allée. Les excuses attendraient : le sens de l'orientation du Blond était tout bonnement affreux, et s'il perdait une fois de plus le roquet - j'ai tellement pas de synonymes pour le mot "chien", c'est atroce - il y avait assez peu de chances qu'il parvienne à le récupérer. Laissant une fois de plus sa comparse en plan, le blond se remit à courir - il commençait sérieusement à être essoufflé - après le clébard. Il se jura d'exiger au moins une bonne centaine de dollars de Lorentz dans l'hypothèse où il parviendrait à ramener Sam vivant au refuge, parce que là, il était promené pour les quinze prochaines décennies. Vivant, parce que l'envie d'exploser la caboche du chien à coups de harpons devenait de plus en plus séduisante.

Lorsque le chien s'arrêta enfin, après avoir dépassé allées sombres et vide-ordures en pagaille sur des kilomètres - c'était du moins l'impression qu'en avait le blond- ce dernier eût du mal à croire à ce qu'il voyait. Une muraille - car c'était réellement le mot le plus adapté à la construction qui lui faisait face - se dressait devant lui. Une véritable barricade de guerre, composée d'un éventail d'objets aussi variés que dangereux, et protégée à sa base par des pieux acérés - une goule qui remuait faiblement en avait fait les frais - avait été érigée ici, à dix mètres à peine du centre commercial. Hormis des cendres - débris de cocktails molotov ? - plus loin, aucune manifestation humaine de ce côté de la barrière. C'était, évidemment, une construction humaine - parce que si les zombies parvenaient à construire ce genre de choses, ça allait commencer à devenir rudement compliqué de survivre - et il semblait peu probable qu'elle ait été conçue par des réfugiés, parce qu'il aurait été tout de même sacrément con de mettre les pieux de ce côté-ci du rempart, et en plus, ça ne protégeait décidément que dalle, à part un mur du centre commercial.

Et en plus, ça sentait la bouffe à plein nez.
Ce qui expliquait l'enthousiasme du chien, le nez levé au ciel, museau braqué vers la barricade.

Icare jura. Il aurait tellement, mais tellement aimé que cette promenade ne soit qu'une simple promenade, qu'il quitte le refuge une heure et qu'il récupère ses quarante putains de dollars sans que cela n'aille plus loin. Là, il était crevé, il avait faim, sa jambe lui faisait un mal de chien et il avait sacrément peur qu'elle ne s'infecte, puisque les notions d'hygiène chez les zombies étaient particulièrement abstraites. En plus, il avait peur que le sang attire les morts-vivants. Et voilà qu'ils faisaient certainement la découverte du siècle. Cela signifiait, en clair, qu'il ne pouvait pas en rester là. Ils avaient fait tout ce chemin - pour un steak en train de cuire - et leur découverte était forcément importante.
Il leur fallait découvrir qu'est-ce qui se cachait derrière la muraille.
Ou plutôt, qui.

    - Lorentz, je te jure, tu me dois au moins deux cent dollars.

Icare tourna le dos au mur infranchissable. Un épais tuyau, devant faire office de gouttière, habillait seul le mur nu et froid du mall. Une dizaine de mètres plus haut, la surface verticale s'interrompait en une sorte de terrasse, de laquelle on devait voir un joli panorama.
Dont l'autre côté de la barricade.

Il jeta un regard désolé à Mythri, qui l'avait finalement rejoint. Sincèrement, il s'en voulait de l'avoir traînée ici, c'était peu probable qu'à sa place, il ait traversé le groupe de zombies. Et jusque là, elle n'avait pas bronché.

Sans un mot, il entama l'ascension du mur de Sun City, ménageant comme il pouvait sa cuisse blessée alors qu'il se hissait le long de la gouttière, prenant appui sur les énormes rivets qui fixaient le tuyau de plastique au mur. Il était plutôt doué en escalade, ayant passé son enfance à grimper aux arbres dans la propriété de son père, et les rivets de la gouttière lui facilitaient également grandement la tâche. Il parvint donc, bien qu'assez handicapé par sa coupure, assez rapidement sur la terrasse.

Et se retourna.

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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 2 Aoû - 13:46



    Mythri, quant à elle, était elle aussi un véritable petit singe. Mais un petit singe qui pour l'heure avait plus besoin d'un lit, d'un bandage, de désinfectant et de paracétamol, voire de somnifères, que de se payer une petite grimpette-party.
    Elle était encore un peu dans les vapes, la tête tournant n'aidant pas à se concentrer, mais elle avait bien compris ce qu'elle voyait. C'était une putain de barricade. Il y avait donc un petit noyau d'intrus - ou du moins des survivants ne faisant pas partie du refuge - qui se terrait derrière cette montagne d’immondices consciemment, méthodiquement empilées. Tandis qu'Icare, après un regard désolé, auquel elle ne répondit que par un signe de tête qui pouvait traduire agacement, épuisement ou encore un "j'en suis plus à ça près, arrange toi juste pour bouger ton joli petit cul" (non pas qu'elle ai regardé, d'ailleurs). En attendant, elle s'assit près de Sam, qui semblait calmé. Ou plutôt, se laissa tomber telle une bouse puante sur le sol meuble, surveillant l'horizon au cas où leurs amis en cours de pourriture trouvent un moyen de passer pour les rejoindre. Elle caressa machinalement le chien, qui était tout de même à la base de tout ce bordel, mais qui n'y pouvait finalement pas grand chose - c'était un chien, après tout. Il avait sans doute voulu leur montrer sa superbe découverte, ou alors voulait juste qu'ils lui choppent le contenu de ce qui semblait être en train de cuire au barbeuc' de l'autre côté de la muraille, d'après la fumée - et l'odeur.
    Mythri resta ainsi moins de trente secondes, avant de se dire que ça n'était quand même pas très sûr, pour elle. Elle ne pouvait pas vraiment compter sur son agilité compte tenu de la blessure qui décorait maintenant son dos, mais elle pouvait trouver un moyen de se mettre un peu plus à l'abri. Grimper jusqu'à la terrasse était exclu, déjà parce qu'elle n'était pas vraiment en état, et ensuite parce qu'elle n'allait pas laisser Sam seul, surtout après tout ce bordel pour le récupérer. Elle examina le mur, et décida de monter sur un conteneur un peu saillant, qui, sans être trop haut, la mettrait sans doute à l'abri d'attaques immédiates, avant de la coincer si elle n'était pas assez rapide à déguerpir en contournant la muraille, risquant probablement de perdre une jambe dans un piège -elle avait bien vu les explosions et morceaux de membres de goules-, ou bien continuer son ascension quelques centimètres de plus, pour se trouver à un peu plus de deux mètres, hors de portée des mains les plus avides et assez près pour passer son morceau de panneau à travers les orbites des plus impétueux. Oui, ça paraissait bien. De toute façon, elle ne pouvait guère grimper plus haut, même dans son état normal. Un conteneur, puis un vieux frigo -la présence de cette muraille expliquait aussi le fait que la plupart des magasins du mall aient été pillés, y compris ceux de mobilier- et elle serait dans une sécurité relative. Et Sam pouvait sauter assez haut pour la rejoindre, s'il comprenait. Mais il avait été bien dressé, et devrait comprendre si elle tapait à côté d'elle comme une imbécile en le regardant et faisant des gestes d'autiste, comme toute personne essayant de se faire comprendre d'un animal. Qui s'ils étaient plus intelligents qu'ils ne le supposaient, devaient bien se marrer.

    Elle se percha donc, d'abord à un mètre, après avoir vérifié qu'elle n'allait pas mettre le pied sur un piège. Ses spartiates n'auraient pas apprécié. Elle fit signe à Sam de sauter pour la rejoindre. Et ils allaient tout les deux attendre le retour, soit des goules, soit de Icare. Icare étant bien sûr l'option préférable.

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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Sam 2 Aoû - 14:42

    Sam, queue battante, observa le mâle tandis que ce dernier, après l'avoir rejoint, se mettait visiblement en tête d'escalader le bâtiment qui faisait face au Mur.

    Sam ne savait trop quoi penser de ce mâle. Etait-ce là du pur génie ou juste de la bêtise extrême ? S'il y avait bien un mur à franchir, c'était le Mur, il aurait été inutile d'essayer d'entrer dans le bâtiment que le mâle tentait d'entrer pour la simple et bonne raison qu'on pouvait déjà y entrer, c'était la Maison. L'air un peu pantois, il pencha légèrement la tête sur le côté, observant le mâle qui se débattait pour se hisser en hauteur, sans trop savoir quoi faire. Sans doute qu'en sa qualité de fier descendant du singe, le mâle avait parfois un peu envie de grimper au arbres et à tout ce qui se présentait.
    Mais ce n'était pas gentil !
    Parce que Sam, lui, ne pouvait pas grimper !
    Et maintenant il était tout seul en bas !

    La petite femelle arriva finalement à son niveau et s'échoua littéralement à ses côtés. Sam, tête et oreilles basses, émit un petit son aigu en se léchant la truffe, tendant le nez vers elle. Peut-être qu'elle aussi elle ne pouvait pas grimper aux arbres. Elle ne descendait pas assez du singe. En tout cas elle était seule avec lui.
    Mais Sam releva bien vite la tête et se tourna vers le Mur. Il fallait vraiment vraiment beaucoup qu'il aille de l'autre côté. Parce que ce qui l'intéressait, lui, ce n'était pas le Mur, c'était ce qu'il y avait derrière.
    La femelle s'éloigna de lui et il s'approcha un peu plus des pieux qui s'extirpaient du sol et pointaient droit vers le ciel. Méfiant, il se tapit à terre, mais n'osa trop s'avancer. Ces choses, même s'il avait très envie de les renifler, ne lui disaient rien de bon. Mais il devait passer !
    Frustré, Sam poussa un aboiement un peu aigu, signe manifeste de sa frustration. Il piaffa sur place avec énervement.
    Derrière lui, soudain, un concert de grognements.

    De son point de vue, Icare ne pouvait malheureusement pas voir grand chose : la muraille était haute. Il ne pouvait distinguer que les vieux murs de brique rouge de ce qui semblait être un bien vieux bâtiment.
    Un bâtiment plutôt grand lui aussi, bien moins moderne que l'infrastructure du mall tel que les Survivants le connaissaient, mais pourtant. S'il prenait la peine de plisser un peu les yeux, de regarder avec attention, Icare aurait pu voir, quelque part sur sa droite, quelques restes de peinture couleur crème, à moitié écaillée, lorsqu'elle n'était pas recouverte par la crasse et la poussière.
    Sun City.

    Mais pas le temps de pousser les recherches plus loin. Les zombies avaient beau ne pas être des créatures dotées d'un intellect transcendant de génie, ils avaient souvent de la suite dans les idées.
    Un crissement suivi d'un fracas brusque, en provenance des conteneurs.
    A force de s'amasser contre les poubelles, les goules avaient visiblement réussi à se frayer un chemin dans l'allée, et avaient même renversé un conteneur tout entier.
    Voilà qu'une armée de morts s'amassait dans l'allée empruntée par Icare, Mythri et Sam et se traînait joyeusement vers eux. Le passage était totalement bouché, les cadavres étant incroyablement nombreux. Certains faisaient même une taille colossale.
    Il fallait trouver une issue de secours, et vite. Déjà les premières goules pointaient le bout de leur nez — lorsqu'il existait encore – derrière la portion de grillage qui longeait la petite esplanade. Elles seraient bientôt sur eux.

    Sam, se retournant, poussa un profond grognement.
    Stupides Non-Morts, ce n'était décidément pas le moment !
    Il leva le nez vers la femelle, qui était perchée non loin de lui. Il aboya à son adresse. Ils étaient en danger et ce n'était pas depuis son perchoir qu'elle parviendrait à leur échapper : la preuve, lui-même, Sam, qui ne descendait en aucun cas du singe, était capable de la rejoindre !
    Le Border Collie leva ensuite le nez vers le mâle. Il aboya derechef. Fini de jouer, bon sang, humain !
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Icare
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Lun 4 Aoû - 13:19

Il ne voyait rien.
Icare eut envie de jurer, mais dans la mesure où cela représentait la quasi-totalité du contenu des conversations diverses et variées - lol - avec les interlocuteurs tout aussi divers et variés - lol² - qu'il avait eues depuis le début de ce topic, et que cela n'avait, pour l'instant, pas servi à grand-chose, le blond se contenta d'un soupir blasé. Décidément, il était las. Le bâtiment annexe, dont il avait estimé la hauteur à une dizaine de mètres, ne devait guère s'élever qu'à cinq ou six mètres au maximum, et il ne pouvait voir, de l'autre côté, qu'un bâtiment de briques rouges, avec des inscriptions peintes et passées que le Musicien tenta de déchiffrer, sans succès.
Et c'était tout.
S'il y avait des vivantes de l'autre côté, ils n'étaient décidément pas désireux de montrer le bout de leur nez.

Un aboiement tira le musicien de sa réflexion. En bas, Sam, les yeux rivés sur lui, aboyait comme un possédé dans sa direction. Spontanément, Icare chercha Mythri des yeux. Elle n'était pas sur le sol à côté du chien. Il la repéra, après quelques instants de stress intense, réfugiée sur un conteneur. Mais pourquoi aboyait-il, le clébard ?

Une odeur désagréablement familière vint chatouiller les narines du jeune homme. Une odeur de chair moisie, de carne en putréfaction et de mort.
Les zombards.

Ayant visiblement réussi à passer la maigre protection que représentait les conteneur,les goules déferlaient dans l'allée. Fin déferlaient, en se traînant, en boitillant, en rampant presque, mais avançaient tout de même. Et étaient bien plus nombreuses que le petit groupe qu'ils avaient traversé finalement sans trop de dommages sur Sun Plaza. Apparemment, la petite vingtaine d'individus qui constituait la joyeuse troupe quelques dizaines de minutes plus tôt avait trouvé des copains, et ils étaient désormais trente, ou peut-être quarante, à se masser dans l'allée. Ils n'avaient pas encore atteint la placette où devaient passer les éboueurs, et comme la terrasse sur laquelle se trouvait Icare faisait le coin, il pouvait déjà les voir. Certains avaient une taille purement démentielle, dépassant les deux mètres de haut.
Bordel, les mecs, on est que deux à être comestibles...

Maintenant, plus question d'explorer quoi que ce soit.
Maintenant, on tentait de rentrer.
Entiers.
Avec le chien.

Ça chauffait.
Là où il était, le Blond était à l'abri, et il pouvait à la limite essayer de hisser Mythri avec lui. Mais il y avait le chien. Et puis, de toute façon, les goules allaient s'amasser en bas et ils finiraient par crever de faim sur leur perchoir. Il valait donc mieux redescendre.

Icare se laissa donc glisser le long du tuyau avec plus de maladresse et d'audace que d'agilité, et parvint tant bien que mal au bas de la terrasse. D'ici, il pouvait parfaitement constater que le lieu où ils se trouvaient était un cul-de-sac.

A moins que.
Plus loin, sur la droite, se trouvait une porte, dans le mur du mall. Une minuscule porte, probablement ouverte sur l'escalier de service opposé à celui qui menait au refuge. Elle se trouvait au fond d'un renfoncement dans la paroi du centre commercial. Si il y avait de très fortes chances qu'elle soit fermée, cela représentait pour l'heure leur seule issue. Et c'était carrément étrange que personne n'ait remarqué cette barricade avant avec une entrée du mall aussi proche, quoi que si elle avait été construite récemment, c'était probable qu'une personne y soit passée sans que la barricade existe encore. Et peut-être même que cette personne se souvenait de ce qu'il y avait derrière. Et cette apparition soudaine de porte pile au moment ou les deux personnages en ont besoin fait carrément deus ex machina complètement injustifié mais je vois pas comment sauver lesdits persos, c'est de l'impro totale et je suis vraiment en panne d'inspi. Quoi qu'il en soit, Icare appela Mythri, lui indiquant la porte d'un mouvement de bras. Il en profita également pour siffler Sam, et commença à courir vers la porte.

Les premières goules commençaient déjà à apparaître au bout de la ruelle.
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Mythri
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Lun 4 Aoû - 13:41



    En voyant, grâce aux avertissements de Sam, le nombre de goules qui arrivait, bien loin de la petite dizaine qu'elle avait laissé, Mythri pâlit. Et se hâta de descendre, tandis qu'Icare touchait le sol. Sinon, elle allait être coincée. Elle atterrit sans grâce, grinçant des dents à cause du choc qui se répercutait dans son dos, n'améliorant pas son confort présent. Qui était tout de même moins important que sa vie. Le blond la héla, montrant une porte, tandis que les premières goules renversaient les conteneurs, tandis qu'une ou deux passaient par l'étroit chemin qu'il y avait entre les obstacles. Et si les goules avaient pu renverser les conteneurs, c'est qu'il s'agissait là d'une vraie horde. Une horde commençant, pour Mythri, à une cinquantaine de têtes. Elle déglutit difficilement en voyant le prototype de l'armoire à glace, la gueule arrachée en bonus, qui se traînait vers elle. Elle n'hésita pas, et bondit comme un boulet de canon -blessé, mais tout de même rapide- jusqu'à la porte.

    Il s'agissait d'une des nombreuses portes de service du centre, que Mythri avait l'habitude d'utiliser quand elle devait déguerpir vite fait d'un endroit devenu dangereux. Elle n'avait jamais emprunté celle-là, mais elle était à peu près sûre qu'ils y seraient en sécurité - du moins s'ils fermaient la porte et que les goules ne décidaient pas de la faire tomber, mais ne poussons pas l'imagination pessimiste trop loin. Sam était un malheureusement gros chien, et si elle l'avait pu, elle l'aurait prit sous le bras, pour être sûr que cette fois il ne ferait pas le con. Mais elle ne pouvait pas.

    Les goules se poussaient dans une démarche lente et désarticulée vers eux. Les plus proches étaient à à peine quelques mètres. Ils avaient tous les trois passé la porte. Mythri, Icare, et le chien. Elle la claqua donc, et s'engagea en courant dans le couloir sombre, mal éclairé par les panneaux "sortie de secours" (tu ne crois pas si bien dire Charles), qui mènerait Dieu sait où, mais qui au moins les éloignait des goules, qui grattaient à la porte. À mesure qu'elle s'éloignait, elle entendait moins leurs râles. Elle avait en même temps un peu l'impression d'être en transe. Elle ne s'arrêta que quand, après quelques minutes de courses sans, clairement, se soucier du tout de ses compagnons d'infortunes, ils se retrouvèrent au pied d'un escalier étroit. Logiquement, s'ils montaient, ils arriveraient sur le toit. En sécurité. Elle commença donc à le gravir, malgré ses jambes tremblantes et son souffle court. Ils s'arrêteraient quand ils seraient au Refuge.


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Lorentz.
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Mar 5 Aoû - 14:49

    Malheureusement pour Icare et Mythri, l'escalier qu'ils empruntaient à présent menait sur un cul-se-sac, ou plutôt, une porte verrouillée depuis bien longtemps, par mesure de sécurité.

    Leur folle cavalcade ne pouvait donc s'achever que sur un échec tonitruant et une mort certaine. Vos persos sont morts. Leurs fiches ont été envoyées aux archives, merci d'en créer de nouveaux lol.
    Ils trouvèrent donc porte close. Et malheureusement pour les deux survivants, les zombies, eux, avaient bel et bien réussi à les suivre dans le couloir, malgré l'obstacle éventuel que pouvait représenter la porte qui donnait sur la petite esplanade, et qui au final avait eu la bonne idée de ne pas se refermer totalement — cette porte-là avait toujours été capricieuse, au grand damn de Lorentz –, offrant ainsi aux goules une chance de poursuivre leurs proies.
    Pourtant, et au dernier moment c'est à dire lorsque les goules étaient à deux doigts de les bouffer parce que c'était plus sympa de faire ça dans un cadre vraiment critique, il y eut un cliquetis, un bruit de serrure qu'on déverrouille. La poignée s'abaissa et la porte s'ouvrit avec violence sur une silhouette familière.

    — Bougez de là immédiatement ! aboya férocement Lorentz en s'écartant pour les laisser passer.

    Lorentz, qui semblait à vrai dire encore plus de mauvais poil que d'ordinaire, et ce n'était franchement pas une bonne chose, chercha du regard quelque chose qui devait se situer au niveau des jambes des deux survivants ou un peu en dessous. Il cilla légèrement lorsqu'il trouva ce qu'il voulait.

    — Au pied, Sam !

    Le Border, qui ne savait pas trop s'il devait faire la fête au Grand Gris parce qu'il était très content de le voir ou s'il devait se coucher par terre parce que de toute évidence le Grand Gris n'était pas content et il lui faisait très peur dans ces moments-là, s'exécuta rapidement, queue et oreilles basses. Il slaloma entre les jambes des deux humains, franchit rapidement l'encadrement de la porte et alla vite s'allonger aux pieds du Grand Gris, dardant sur lui de grands yeux larmoyants qui se voulaient aussi purs et innocents que possible. Sam ne jouait jamais au con avec le Grand Gris. Sam voyait le Grand Gris comme un Alpha particulièrement irascible, quoi que gentil dans le fond, dans le fond tout au fond du fond fu fond.
    Le chien en place, Lorentz reporta son attention sur les deux gosses, et les fusilla du regard, les muscles de ses mâchoires particulièrement saillants, signe que sous son épaisse barbe grise, il serrait vraiment, vraiment beaucoup les dents, et était très certainement à deux doigts de leur aboyer à nouveau après, quitte à rameuter tous les zombies du quartier par la même occasion, parce que dans ces moments-là, Dieu sait si sa voix portait.
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MessageSujet: Re: Ballade # Libre.   Jeu 7 Aoû - 1:02

Mythri claqua la porte.
Icare souffla un bon coup. La porte n'était absolument pas verrouillée et ils étaient bien loin d'être hors de danger, mais c'était la première fois depuis le début de l'après-midi qu'ils avaient un peu de répit. Devant eux s'ouvrait un couloir sombre, qui donnait sur un escalier encore plus sombre. Ce qui était inquiétant, uno parce que ce genre d'endroit rappelait méchamment un décor de film d'horreur où de jeunes vierges se faisaient taillader le minois à la hache, secundo parce que c'était parfaitement possible qu'une - ou plusieurs - goules se terre dans l'obscurité et soit parfaitement indécelable avec le bordel que faisaient les zombies contre la porte, et tertio parce que l'absence de lumière suggérait l'absence d'issue, et ça, c'était certainement le plus flippant. En tout cas, ce couloir représentait leur seul espoir de survie, si mince et peu avenant soit-il. Ce que Mythri avait compris, car elle s'avançait vaillamment dans le noir. Icare soupira - il n'aurait jamais dû n s'arrêter ni réfléchir, la preuve, il flippait - et la suivit. Sam, apeuré, se ratatinait à vue d'oeil et Icare saisit le chien tremblant et commença à le tirer par le collier. L'animal consenti alors à contrecœur à suivre les deux humains, la tête basse et la queue entre les jambes - ah ben on fait moins le malin, d'un coup - alors que les bipèdes gravissaient les escaliers.

Mythri abaissa la poignée.
La porte s’entrebâilla. Le problème, c'était que ces deux évènements n'étaient liés par aucun rapport de cause à effet. La porte qui s'ouvrit, c'était celle qui était au bas des marches et au bout du petit corridor, pas celle que la jeune fille avait tenté sans succès de déverrouiller. Les mort vivants faisant l'effet d'un bélier contre le panneau de plastique et de métal, ce dernier ne tarda pas à s'ouvrir complètement et une masse de chair en putréfaction déferla dans le couloir. Pas que les goules avancent bien vite ; les derniers poussant les premiers, la horde se trouva bientôt au pied de l'escalier, puis à mi-hauteur, puis juste derrière eux. Icare ne se rendit pas compte qu'il lâchait le chien. La seule chose qui le touchait là, maintenant, c'était qu'il allait se faire bouffer comme une merde dans un escalier de service miteux et glauque qui s'ouvrait sur des poubelles, et que comme fin, on avait fait plus glamour. Dans ses derniers instants de lucidité, Icare se dit qu'en fait, il n'aurait jamais dû poursuivre le chien, il ne risquait rien, il aurait certainement pu revenir tout seul au refuge, ça a du flair un chien, même si celui-ci était stupide il avait du flair et il aurait pu...

    - Bougez de là immédiatement !

La porte s'ouvrit, et la bonne, cette fois. Lorentz n'eut pas à se faire prier d'avantage : l'instinct de survie prenait le dessus. Il appela Sam qui alla se coucher sans se faire prier aux pieds de son maître - traître - et verrouilla aussitôt la porte. Ce que foutait le chef de la sécurité derrière le battant pile à ce moment là, le blond ne se l'expliquait pas, et cela resterait probablement toute sa vie un mystère. Ce qui était sûr, c'était que cette apparition providentielle leur avait sauvé la vie.

Icare reprit son souffle. Étrangement, toute la verve qu'il avait manifesté plus tôt dans l'après-midi à l'attention du militaire s'évapora en un instant. Pire, il se sentait coupable, comme un gamin que l'on a pris la main dans le sac à voler des bonbons chez la boulangère. Coupable de quoi, il aurait été bien en peine de le définir : il avait promené le chien, il l'avait, avec l'aide de Mythri, ramené entier - des trois protagonistes, c'était même celui qui était en meilleur état - et il avait découvert un truc intéressant. Pourquoi Lorentz lé fusillait-il ainsi du regard, à leur donner envie d'ouvrir la porte et de se jeter tête la première dans la masse de goules ? Peut-être parce qu'ils avaient failli perdre le chien et qu'ils avaient fait rentrer des zombies dans le mall ? Beaucoup de zombies ? Ah oui...

    - Merci.

Tout de même.
Bien qu'au fond, Icare se disait que c'était peut-être juste pour faire rentrer le chien que Lorentz avait ouvert la porte, et que lui et son acolyte n'étaient peut-être juste que des dommages collatéraux. Le jeune homme repoussa cette idée ; un peu parce qu'il espérait qu'il restait au militaire, aux tréfonds de son âme, un peu de foi en l'humanité, et beaucoup parce qu'il détestait l'idée que, d'une certaine manière, ce crétin de Sam les ait sauvés.

Néanmoins, le musicien rassembla le peu de contenance qui lui restait pour tenter de construire une phrase à peu près grammaticalement correcte pour décrire ce que lui et la jeune fille avaient vu dehors.

    - Il y a... Une barricade. De l'autre côté de la porte, certainement piégée. Humaine, c'est sûr. Protégée par des pieux. J'ai pas pu voir ce qu'il y avait derrière. J'ai essayé. Trop haute. Ça veut dire que... Qu'il y a d'autres survivants. Peut-être hostiles, y'avait des... Des traces de trucs cramés au sol, genre des cocktails molotov.


...Et maintenant, on ne pouvait plus y aller.
Bon, pour la construction, on repasserait. Pour la cohérence, aussi.


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