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 † Breathe.

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Jacob
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MessageSujet: † Breathe.   Jeu 14 Aoû - 13:51



    † Breathe.


    La recherche du bonheur.

    N'était pas vraiment à l'ordre du jour pour Jacob, à moins qu'elle n'ait été celle du moindre malheur.
    Être drogué n'était pas chose enviable : c'était à vrai dire un combat de tous les instants, une éternelle bataille face à soi-même, quand elle n'était pas menée face au monde entier. Une guerre de la honte que l'on s'efforçait de cacher aux autres, comme on s'efforçait de cacher à peu près tout d'ailleurs, parce que quand on était toxico, on avait tout aussi peu envie de se dévoiler dans son ensemble que dans ses simples faiblesses. L'addiction était un bien triste secret.
    Être drogué et en manque était une chose terrible. Un malaise aussi physique que chimique tant la terreur de ne pouvoir prendre sa dose était grande. La présence des autres devenait une agression. Leur regard, un supplice. Chaque inspiration n'était que torture. Chaque minute comptait. Pour peu qu'elle rapproche du shoot.
    Être drogué, en manque, et savoir pertinemment qu'on ne pourrait jamais se procurer une dose, c'était bien ça le plus atroce. Ça ne pouvait certainement pas être décrit par de simples mots.

    Le monde tanguait, tout autour de Jacob. Et à vrai dire, Jacob tanguait lui aussi. Son esprit, son corps, et surtout son cerveau, valsaient sur les flots déchaînés d'une ultime crise de manque, due à un sevrage qui n'était en aucun cas volontaire. Parce que Jacob ne se sevrait pas. Il encaissait, et c'était tout. Ses mains moites ripaient sur des murs qui semblaient soudainement mus par d'étonnantes crises d'affection envers lui, à moins que ça n'ait été juste lui qui se soit écrasé contre eux à intervalles réguliers, extrêmement rapprochés, tellement rapprochés que ces foutus murs, il ne les quittait même plus, sauf lorsque, titubant difficilement, il oscillait sur la gauche, sur la droite, perdait l'équilibre, et manquait d'aller s'écraser dans l'allée de Holy Market avant de réussir à s'y rattraper miraculeusement. Jacob, blessé de guerre, vétéran brisé d'un affrontement connu de lui-seul, traînait la patte avec désespoir. Il rôdait dans l'ombre, esquivait quelques goules sans jamais savoir comment, il avait le teint blême, cadavérique, ses lèvres n'étaient plus qu'une mince fente couleur sang caillé et la sueur lui perlait sur le front, courrait le long de son visage, filait entre ses cheveux, se perdait dans sa nuque, et roulait plus loin, encore. Jacob avait de larges cernes qui lui bouffaient les pommettes et ses yeux rouges comme le mal qui le dévorait peinaient à y voir clair dans le tumulte de couleurs bien trop criardes de la galerie marchande. Sa respiration, saccadée, battait une mesure improbable. Son souffle était de braise et c'était comme si une main invisible s'était amusée à le trifouiller de l'intérieur genre, juste pour voir. Il avait des crampes et sans doute pas mal de passages à vide.
    Mais tout ceci n'était rien, absolument rien, en comparaison de cette souffrance qui lui vrillait le crâne.
    Jacob avait consommé ses deux derniers cachets de Propofan depuis trois jours déjà. Inutile de dire que la vie ne lui souriait pas vraiment depuis, dans le sens, encore moins que d'habitude.
    Il avait tout tenté.
    Retourné les étalages de la Réserve, fouillé encore et encore la pharmacie jusqu'à en frôler la mort à attirer tous les zombies du coin lorsque dans un geste brusque et incontrôlé, il renversait étagères et tiroirs, scruté dans l'ombre, il avait tout regardé. En vain.
    Il avait persévéré.
    Y était retourné. Y avait passé ses journées. Avait vu et revu ce qu'il avait déjà vu et revu la veille. Ce qu'il avait déjà vu et revu tant de fois depuis qu'il était ici. En vain.
    Il avait enduré.
    Avait tâché d'ignorer cette brûlure discrète dans sa tempe gauche, cette brûlure qui gagnait en puissance, se muait en braise, puis en un brasier ardent. Il avait fait fi des crampes qui lui compressaient l'encéphale, de cette sensation d'avoir le cerveau qui se contracte, et puis éclate, il était passé outre la nausée. En vain.
    Il n'avait jamais rien trouvé.

    Et à présent l'Enfer brûlait dans sa tête et pour être honnête l'Enfer brûlait dans son corps tout entier car il n'était plus qu'Enfer. Un tas de hurlements qu'on avait eu la bonne idée de mettre en sourdine, qui agonisait en silence et cherchait un endroit pour mourir. Animal blessé, Jacob n'était pas rentré au Refuge cette nuit. Cela faisait deux jours qu'il y avait laissé Ersatz et n'y repassait que pour le nourrir et lui accorder quelques sorties. Du reste, Jacob se cachait, il avait bien trop honte, il était bien trop mal.
    Lorsqu'un violent spasme lui agita tout le corps, il n'eut d'autre choix que de se plier en deux pour rendre les restes d'un repas qu'il n'avait de toute façon pas pris, parce que quand on était drogué, en manque, et à cours de dope, manger devenait un luxe qu'on ne pouvait décemment plus s'accorder. On avait d'autres priorités. Il resta immobile quelques instants, affalé contre le mur, à fixer un point indistinct situé face à lui, haletant, le visage tantôt inexpressif, tantôt crispé par la douleur. Tantôt inexpressif, tantôt crispé. Tantôt inexpressif, tantôt crispé. Tantôt...
    ... ce qu'il n'aurait pas donné pour un bon lit.
    Lors des crises de migraine les plus aiguës, la meilleure des solutions, et tous les gens de son espèce s'accordaient là-dessus, c'était de rester couché dans le noir, à attendre désespérément que ça passe, et à ne quitter sa tanière que pour aller dégueuler un bon coup, parce que la migraine, ce n'était pas juste un petit mal de tête, c'était un tout difficilement explicable, c'était une abomination, quelque chose d'affreux, un monstre terrible qui vous tuait à petit feu. Jacob aurait bien voulu s'allonger. Mais il était difficile de trouver un coin tranquille où se poser quand on vivait dans un centre commercial à l'américaine blindé de morts-vivants. Quand on dormait dans un Dortoir en compagnie d'autres survivants. Jacob ne voulait voir personne. Il voulait juste crever. Un bon coup, qu'on n'en parle plus. Jacob en avait marre de repousser l'échéance et de tirer sur la ficelle. Qu'il claque, et puis voilà.
    Un grognement non loin de lui le força à relever les yeux. Le cadavre ambulant d'un homme se rapprochait dangereusement, l’œil morne, la babine pendante, et un peu déchirée, si l'on y regardait bien. Il le contempla pendant quelques secondes qui lui parurent durer une éternité. Une échappatoire.
    Si facile de crever.
    Il papillonna des yeux et reprit sa route clopin-clopant.

    Lui qui désirait si ardemment la mort, lui qui la méritait tant, pourquoi s'évertuait-il ainsi à la fuir, alors ? Question qui lui taraudait l'esprit. Clopin. Clopant. Gargouillis qui proteste. Puis s'atténue. Il le sème, contre toute attente. Pourquoi tu ne crèves pas, hein ? Pourquoi tu ne t'y résignes pas ? Pourquoi tu ne te contentes pas de te jeter dans la gueule du loup, comme un bon connard désespéré, hein ? Elle est grande ouverte, regarde ! Ce foutu zombie était prêt à te boulotter tout cru et après ça, tous tes problèmes, envolés !
    Jacob bat des cils, encore. Il s'affaisse de nouveau. Des papillons noirs volent devant ses yeux. Sa gorge se serre, il ne respire plus.
    Ultime geste : il trébuche en avant, calcule savamment son coup, agrippe la poignée de la première porte venue, l'ouvre en lui tombant dessus, puis la referme, s'affale tout contre elle, la bloque de son corps. Dans ses narines, une odeur de bois vernis, quelque chose de propre et d'ancien, une senteur sereine et affable. Dans ses oreilles, rien, si ce n'est la pulsation destructrice du sang qui bat, et ça lui fait affreusement mal. Dans sa gorge un vieux goût de ferraille désagréablement acidulé, sous ses doigts, le verre glacial de la porte, et autour de lui, des instruments. Il était arrivé à Symphony, le magasin préféré des musiciens de Sun City.

    Fut un temps où Jacob était un musicien acharné. Violoncelliste de génie, il savait flirter avec les basses comme personne, titiller les aiguës avec audace, coupler tout ça élégamment. On dénotait dans sa façon de jouer une émotion indéniable. Jacob n'avait jamais su exprimer à voix haute ce qu'il pouvait ressentir, il était bien trop secret pour ça. Il avait su trouver d'autres moyens d'évacuer. Écouter Jacob jouer, c'était apprendre à le connaître, et découvrir qui il était. Malheureusement pour lui et sans doute heureusement pour les autres, peu s'en étaient jamais aperçus. Ça ne l'avait jamais dérangé, dans le fond. Il s'était contenté de jouer. Il le faisait pour lui et non pour les autres, c'était un besoin. On avait tous besoin de s'exprimer.
    L'harmonica, c'était autre chose. Quand bien même le petit instrument qu'il gardait toujours dans sa poche était à présent pour lui une alternative au violoncelle et une façon de briser la monotonie de ses tristes nuits d'insomniaque notoire, il était un instrument social. Utile pour briser la glace. Diablement efficace lorsqu'il se couplait à la basse de Luka.
    Jacob n'était jamais venu ici jusqu'à présent. Non pas que l'envie lui manquait : il avait juste, comme tout bon drogué perpétuellement en manque qui se respectait, d'autres priorités.
    C'était d'ailleurs toujours le cas. Le monstre-qui-tuait-à-petit-feu étaient en effet très en colère.

    Au final, quoi ? Tout était indéniablement de sa faute. Il était tombé dans l'addiction depuis qu'il était gosse. Il avait accepté les médicaments qu'on lui avait proposé et n'avait jamais su faire sans. La responsabilité de cette douleur lui incombait totalement. Comme bien d'autres, il était juste devenu accro aux médocs, parce que rien n'est pire que la peur d'avoir mal. Jacob n'avait jamais compris ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ça. Au même titre qu'il n'avait jamais compris comment il pouvait exister des gens sur Terre qui n'avaient jamais mal. Le mal, c'était après tout son quotidien.
    Maintenant il se mangeait tout dans la gueule et jamais il n'aurait jamais pu imaginer que cela puisse être aussi affreux que ça.
    Une violente crampe d'estomac le plia en deux. Il eut l'impression que quelqu'un lui enfonçait une lame brûlante dans le crâne, comme une langue de feu qui serait venue lui lécher le lobe gauche. Jacob, serrant les dents, porta les mains à sa tête, agrippant de toutes ses forces d'épaisses poignées de cheveux, tirant dessus ; il suffoquait. Ses doigts glissèrent vers ses tempes qu'il pressa avec hargne mais cela ne fit rien, il appuya sur ses yeux, tentant de les enfoncer dans leurs orbites, il aurait tellement voulu les arracher, avec n'importe quoi, il aurait tellement voulu qu'ils éclatent pour de bon, ces putains d'yeux, il aurait tellement, tellement voulu que ces décharges électriques cessent, que l'engourdissement disparaisse, et sa mâchoire lui faisait si mal, ça descendait jusque dans les dents, ça lui sciait les molaires, lui broyait la nuque, les cervicales, ça le congestionnait tout entier, il avait l'impression que son cerveau s'effondrait sur lui-même, tout s'effondrait, le monde, lui, implosait, et les papillons noirs qui n'avaient de cesse de voler, un torrent de noir, des points qui mouchètent sa vue, et ce vrombissement qui gagne et qui gagne en puissance, et un haut-le-cœur, encore, mais il ne le sent même pas, il ne le sent même plus.
    Étouffant un grognement désespéré, Jacob voulut faire un pas en avant. C'était de toute évidence le pas de trop.
    Le temps, soudain, se figea. Tout cessa de fonctionner, la Terre ne tournait plus. Il crut se sentir voler mais ne fit que chuter.
    Jacob bascula en avant. Lorsqu'il heurta violemment le sol, sa conscience n'était quasiment plus.

    Là, gisant lamentablement sur le parquet poussiéreux de Symphony, Jacob voulut se recroqueviller, un peu.
    Il y parvint, un peu. Mais pas trop. A peine.
    Il chercha fébrilement à se relever pendant une fraction de seconde au cours de laquelle il reprit connaissance de ce qui l'entourait, de sa situation, un dernier soubresaut.
    En vain.
    L'épave qui lui servait de corps ne répondait plus.
    Le regard vague, l'air hagard, Jacob respirait avec peine. Il ne sentait presque pas la texture rugueuse du plancher contre sa joue, son front, sa peau. Il ne sentait que la douleur, qui déferlait en lui.
    Et il voyait, aussi.
    Ces foutus papillons noirs.
    Qui n'en finissaient plus de voler.

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Lun 20 Avr - 21:59


    Il n’avait pas la moindre raison d’entrer au Symphony aujourd’hui, alors que les stocks de nourriture étaient plus que limités et qu’il avait déjà trouvé quelques instruments à fournir au refuge. Il avait mieux à trouver que des partitions. Oui, il devait mieux chercher des produits de toilette ou d’entretien. Pourtant, il se sentait guider en ce lieu, où il n’avait pourtant rien à faire.
    Là était peut-être son sixième sens. Ce sens qui le prévenait de la détresse d’autrui, du danger imminent qui planait sur une autre personne que la sienne. Il ne s’inquiétait jamais pour lui-même après tout, il s’en sortirait toujours. Du moins, il s’en était toujours sorti jusqu’à présent, alors pourquoi pas maintenant ?
    Alors le survivant entra dans le magasin, la lumière faible des néons venant glisser sur le métal de la crosse de hockey accroché dans son dos, sanglée sur son sac à dos et accessible rapidement en cas de danger. Il tachait de ce faire le plus discret possible, posant ses semelles là où il y avait le moins de bris de verre, marchant dans l’ombre des étagères. Ses yeux sondaient l’obscurité, tachant de discerner les silhouettes qui se dessinaient autour de lui, évitant les goules. S’il en abattait une, le bruit attirerait les autres vers sa position, l’obligeant à un nouveau massacre pour finir dans un cercle vicieux. L’on se retrouvait alors encerclé, incapable d’en ressortir, à moins de trouver une épaule contre qui s’appuyer et travailler en équipe. Le travail d’équipe. Une chose qu’il avait rapidement apprit et mit en pratique, presque quotidiennement. Rare était les fois où il avait dû faire face au danger seul.
    Progressant dans le magasin, la vue d’une massive silhouette s’effondrant brutalement le stoppa net, le laissant pantois.
    Morgan n’avait jamais trop prit la peine de réfléchir. Il n’avait jamais été fin stratège ni grand manipulateur. Il ne réagissait qu’à l’instinct qui pulsait dans ses veines et dominait sa pensée, cet instinct qui le faisait réagir au quart de tour sans se soucier des conséquences qui découleraient de ses actes. Ce même instinct qui lui dictait de réagir rapidement face à ce corps presque inanimé, malgré le fait qu’il était loin d’être toubib. Le pantin désarticulé sembla se recroqueviller sur lui-même, dans une position quasi-fœtale. En tendant l’oreille, il percevait sa respiration courte et sifflante, marquant le manque d’oxygène.
    Il fit un pas en avant, s’arrêta.
    Mais quel pouvait-être la cause d’un tel malaise ? L’on ne tombait pas ainsi dans les pommes, secoué par des spasmes et au bord de l’arrêt respiratoire. A moins d’avoir un sérieux problème.
    Comme celui de s’être fait mordre.
    Son cœur manqua un battement, il retint sa respiration, manquant de reculer pour partir. Il n’avait fait face qu’une fois à la métamorphose d’un être-vivant en mort-vivant, et il craignait de réitéré l’opération de peur de réveiller ses souvenirs qu’il tenait enfermé dans une case de son cerveau, tenu à l’écart à la façon d’une bête malade loin du troupeau. Parce qu’il avait peur de revoir son visage si serein revêtir les traits déformés d’une créature méconnaissable, parce qu’il avait peur de se revoir saisir le colt et tirer entre ses deux grands yeux d’un bleu si clair.
    Alors il attendit un bref instant. Le même laps de temps qui s’était écoulé entre la morsure de sa compagne et sa transformation. Et lorsque la dernière seconde s’écoula, et que rien ne se passa, ses épaules se haussèrent comme par soulagement.
    Mais il avait perdu du temps, à attendre ainsi. Peut-être que l’individu était déjà mort. Il se risqua enfin à franchir les derniers mètres, pour découvrir alors un visage crispé et fort connu.
    Jacob.
    Il s’en voulu alors d’avoir attendu inutilement pendant quelques minutes. Mais quel con. Il se jeta à genoux à ses côtés, sans trop savoir quoi faire. Ses cours de secourisme remontaient à bien trop longtemps pour qu’il s’en souvienne parfaitement. Il ne perdit pas plus de temps, entreprenant maladroitement de vérifier qu’un pouls était encore présent, avant de le faire basculer en position latérale de sécurité.
    Et maintenant ?
    Maintenant il aurait pu l’assaillir de divers questions, tel que Es-ce que ça va ? Tu m’entends ? Ça t’arrives souvent de t’évanouir dans un magasin infesté de goules ?, mais il s’abstint, préférant le silence à la parole pour la simple et bonne raison qu’il ne pouvait se risquer à avertir les goules environnants. Il ne savait pas pour autant quoi faire, ne sachant pas quelle était la nature de ce malaise. Il ne possédait pas d’eau dans son sac, seulement une boite de dérivées morphiniques, dont il ne trouvait pas vraiment l’utilité face à cette situation.
    Il fallait qu’il le ramène au refuge, il ne voyait pas d’autres solutions. Il entreprit alors de glisser un bras sous ses aisselles, multipliant les efforts pour le relever.
    Il avait déjà effectué de tel sauvetage, mais avec des personnes aux gabarits bien plus léger que le sien. Avec Jacob, qui comptait cinq centimètres de plus que lui et tout autant musclé, c’était une toute autre histoire. Il se retrouvait le dos voûté, incapable de faire un pas en avant.
    Mauvaise idée.
    Il le reposa sur le sol dans la même position, et se risqua à prendre la parole, espérant le faire ainsi sortir de sa torpeur.

    « Hé, Jacob… »


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MessageSujet: Re: † Breathe.   Jeu 23 Avr - 21:30

    — Hé, Jacob...

    Flash.

    Au son de sa voix, il tressaillit.
    Lorsqu'il relève les yeux, ce n'est que pour voir son propre reflet, ou son propre fantôme, impossible de savoir.
    Il faut reconnaître qu'il n'a pas bonne mine. Des cernes menacent de se creuser sous ses yeux, rougis par la fatigue, et il semble bien trop pâle pour être vivant. Bien trop mort, aussi. Il a l'impression que c'est un cadavre qui le dévisage. Un cadavre qui lui ressemble pourtant drôlement.
    Il tourne la tête, plissant les yeux — la lumière de la salle de bain l'éblouit – et regarde sur la gauche.
    Alice se tient dans l'encadrement de la porte. Adossée contre la chambranle de cette dernière, elle l'observe d'un air soucieux.
    La première chose à laquelle il songe en la voyant, c'est qu'elle a l'air d'avoir froid. Les bras croisés, elle semble légèrement crispée. Il devine qu'elle essaye d'empêcher la chaleur de s'enfuir, mais ses bras sont bien trop fins pour ça.
    La deuxième chose qui lui vient à l'esprit, de manière bien plus brutale cette fois, c'est qu'il n'a vraiment pas envie qu'elle le voit comme ça.
    La troisième chose, elle, ne lui vient pas à l'esprit. Elle est déjà là depuis plusieurs heures et il la sent qui monte. C'est la pulsation dans sa tempe. Et la contraction de son crâne, qui s'éparpille autour et s'étend peu à peu.
    Il tente de l'ignorer. A vrai dire, il tente d'avoir l'air aussi normal que possible. Machinalement, il s'essuie le visage d'un revers de main — il vient de se l'asperger d'eau pendant une bonne minute, et les mèches se collent à son front, alors il les écarte.
    Alice le fixe toujours.

    — Je ne voulais pas te réveiller, dit-il d'une voix bien plus étouffée qu'il ne l'aurait voulu. Excuse-moi.

    Elle ne cille pas.

    — Tu peux retourner te coucher...
    — Est-ce que ça va ?

    Et les deux grands yeux azur lui paraissent tout à coup extrêmement intimidants.
    Il inspire. Effort. Sa gorge, nouée, ne lui facilite pas la tâche.

    — J'arrive dans une minute, se contente-t-il de répondre, allant même jusqu'à agrémenter ses paroles d'un hochement de tête.

    Ca n'a pas l'air d'être ce qu'elle espérait. Néanmoins, elle finit par hocher la tête, et sans un mot de plus, fait volte-face et disparaît dans l'obscurité de la chambre.
    Jacob observe les ténèbres pendant un long moment. Pourtant, dans sa tête, ce même moment paraît comme une seule seconde.
    Il finit par relever la tête vers le miroir. Quelle allure lamentable.
    Puis, rouvrant le robinet, il laisse couler un peu d'eau dans ses deux paumes jointes, et se les passe de nouveau sur le visage.
    Sa tempe palpite toujours.

    Flash.


    — Hé, Jacob...

    Ses paupières s'entrouvrent, puis se referment aussitôt sous l'assaut cruel de la lumière. Les sons qui lui parviennent sont étouffés : il a l'impression d'être immergé dans une piscine, et d'écouter, spectateur bien à l'abri dans son cocon aqueux, les bruits du monde ambiant. Mais cela ne dure qu'un instant, car d'un coup, la douleur le frappe de nouveau de plein fouet, et il se recroqueville légèrement.
    Sauf qu'on ne lui laisse pas le temps de se rouler en boule, comme il en a pourtant tant envie. Il sent quelque chose qui l'attrape sous l'aisselle et le hisse tant bien que mal sur ses pieds.
    Ce n'est certainement pas Alice.
    Jacob retente d'ouvrir les yeux mais une nouvelle nausée lui parvient.
    Et puis il se retrouve de nouveau en contact avec le parquet froid et moite sur lequel il gisait encore quelques instants auparavant.

    — Hé, Jacob...

    Il ouvre cette fois-ci les yeux pour de bon. Après quelques secondes à tanguer en tous sens, les tâches disparates prennent des contours. Et le capharnaüm ambiant s'atténue.

    Il est par terre.
    Le gros plan sur le sol dont il jouit en est la preuve même. Le sol n'est d'ailleurs pas très propre. Il a l'impression que le sol colle à sa joue.

    Sa joue est sur le sol.
    Il est de toute évidence allongé. Ce qui est compréhensible : il a foutrement mal. Il se demande si il a chaud ou froid mais impossible de le savoir : ça oscille trop, il n'arrive pas à se concentrer.

    Il n'est pas seul.
    Impression ou hallucination supplémentaire ? Au prix d'un effort surhumain, il parvient à bouger légèrement la tête : une ombre le surplombe. Il sent une sueur froide parcourir tout son corps — ça n'a beau qu'être une parmi des milliers, celle-là, il la sent particulièrement bien –, la réalité lui revient à la gueule avec tout ce qui vient avec.
    Bien sûr que non, ce n'est pas Alice. Alice est très certainement morte. Tout comme Lise. Tout comme Luka.
    Il a un mouvement de recul, assez similaire à un spasme, de ceux que nous envoie notre corps lorsque l'on sombre dans le sommeil, parfois. S'il s'agit d'un zombie ? Il est en danger.

    Ce n'est pas non plus un zombie.
    Sinon, il aurait senti une paire de mâchoires déchirer sa peau depuis très longtemps. En plissant les yeux, Jacob parvient à y voir plus clair. Quelques battements de sourcils plus tard, il reconnaît

    — Morgan.

    Il n'est pas sûr d'avoir parlé, à vrai dire. Le son en provenance de sa bouche ressemblait bien plus à un croassement rauque qu'à une véritable voix humaine. Par exemple la sienne.

    Commençant finalement à réaliser quelle était la situation, et amorça de se redresser — ce qui était loin d'être facile, mais un vent de panique soufflait actuellement avec hargne dans la voilure de la vieille épave Jacob, et une soudaine montée d'adrénaline semblait lui donner des ailes, ou en tout cas, lui permis de se redresser sans tomber lamentablement dans les pommes. Observant rapidement son environnement direct, il estima qu'il devait se trouver dans l'une des boutiques de Sun City. Du genre, celle qui vendait des instruments de musique. Son regard revint vers Morgan.

    — Désolé... marmonna-t-il en se reculant légèrement.

    C'est effectivement tout ce qu'il trouva à dire. Et c'était déjà beaucoup.

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Mer 20 Mai - 22:33


    Trouver une solution.
    Morgan exécutait quelques pas autour de Jacob, sa crosse de hockey serrée dans ses mains à en faire blanchir les jointures de ses doigts. Il se triturait les méninges, assurant en même temps la quasi totale protection du survivant.
    Ne pas laisser les zombies s'approcher de trop près.
    Ne pas le laisser se faire mordre.
    Il serra les dents, fouillant l'obscurité de ses yeux verts. Aucun chariot pour faciliter le transport. Serra les dents un peu plus fort.
    Il décida de prendre une boite, contenant il ne savait trop quel instrument, et l'envoya valser de l'autre côté de la boutique après un bel élan. La plupart des zombies qui marchaient dans leur direction changèrent de cap, avançant vers le fracas causé par la mallette s'écroulant sur une étagère de CDs.
    Mais maintenant, que faire de plus ? Il aurait aimé être plus fort, mieux battit. Suffisamment pour être capable de le transporter loin d'ici. Au lieu de ça, il était là, à éloigner les zombies jusqu'à ce que toutes ses forces le quittent. Il se refusait pourtant à le laisser là.
    Cette fois-ci, il ne laisserait personne mourir.
    Il ne ferait plus la même erreur. Ne manquerait plus d'attention, ne serait plus aussi inconscient, tel qu'il avait pu l'être jadis. Jamais plus il ne voulait braquer un révolver entre les deux yeux d'un être aimé. Jamais plus il ne voulait presser la détente, entendre la détonation et le bruit sourd d'un corps qui choit sur le sol, mort pour de bon.

    « Morgan. »

    A l'entente de ce qui semblait être son nom, il se retourna à moitié, pour ne pas perdre de vue les goules.
    Réveillé. Il était réveillé.
    Il aurait presque pu paraitre soulagé, si l'inquiétude qui creusait ses trains cessait de le tourmenter. Le rescapé aux cheveux noirs parvint à se redresser, à se mettre un tant soit peu en mouvement. Peut-être arriverait-il à marcher suffisamment longtemps pour permettre le retour au refuge.

    « Désolé... »

    Jacob se recula légèrement. Le blond ne retint pas le mot, juste ce nouveau mouvement. Oui, il pourrait sans doute marcher. Avec un peu d'aide. Mais au moins il ne serait plus un poids totalement mort, il avait déjà plus de chance de pouvoir le transporter.
    Il vint se placer à son niveau, les genoux fléchis, la crosse raclant le sol.

    « Tu crois pouvoir marcher ? »

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Ven 16 Oct - 20:58

    — Tu crois pouvoir marcher ?
    — ...


    Pour être honnête, la seule idée de se hisser sur ses pieds semblait susceptible de lui retourner l'estomac.
    Il prit une profonde inspiration, tentant de maîtriser le martèlement de son coeur qui, s'il battait de toute évidence trop peu quelques minutes avant — preuve était qu'il avait fini par perdre connaissance –, semblait maintenant tenter de rattraper son retard en tapant un sprint inutile.
    Il fallait reconnaître que Jacob, intérieurement, paniquait. Ses idées étaient confuses et il peinait même à trouver les mots justes pour formuler ses pensées, ce qui était signe qu'il y avait très clairement un problème. Ou juste qu'il avait de la fièvre.
    Son esprit voulut qu'il portât sa main à son front juste pour voir, mais son corps refusa, jugeant que c'était trop en demander dans un moment pareil. En tout cas les sueurs froides auraient pu justifier...
    ... mais il n'était pas malade...
    ... enfin si...
    ... mais c'était à cause des médicaments...
    ... manque...
    ... putain.

    Il serra les dents, il serra les poings.
    Difficile, pour un être comme Jacob, de constater ainsi sa propre faiblesse. Certes, sa faiblesse, il la voyait au quotidien, et même si ça restait difficile, il avait fini par s'y habituer. Mais en l'instant présent, c'était de faiblesse intellectuelle dont il était question : celle-là n'avait en temps normal pas lieu d'être. Son intellect avait jamais été la seule chose à laquelle il ait pu se fier. Avec ses amis, mais c'était là une toute autre histoire.
    Les médicaments aussi, il avait pu s'y fier. A l'époque où il en restait encore.
    Cette seule pensée le fit tressaillir, et il sentit sa bouche se faire plus pâteuse encore lorsque son esprit eut la bonne idée de lui envoyer l'image de ces petits cachets blancs qui avaient su lui offrir un ersatz de réconfort et de stabilité.
    Ersatz.
    Son regard fouilla difficilement les alentours avant qu'il ne se rappelle que son chien était resté au Refuge. Là où il l'avait abandonné. Encore.
    A la place de la silhouette blanche et familière, il ne vit que l'esquisse rendue floue par la distance et la fatigue de jambes décharnés, et le gargouillement sonore qui s'élevait tout autour de lui eut le mérite de le faire revenir à la réalité. Ou en tout cas, arrêter de divaguer.
    Il leva cette fois-ci les yeux vers Morgan, qui attendait à côté de lui. Un sentiment de honte ne tarda pas à l'envahir : non seulement il se dévoilait comme la misérable merde qu'il était aux yeux de cet homme qu'il avait appris à apprécier et aux côtés duquel il avait vécu de nombreuses péripéties, mais en plus il le mettait en danger. C'était hors de question, même pour lui.

    Pouvait-il se lever ?
    Bien sûr que non. En tout cas il n'en avait pas envie. Mais quel homme était-il pour laisser ses envies primer dans un moment pareil ?
    Il hocha lentement la tête, en signe d'acquiescement. Puis prit lentement appui sur ses deux mains avant de se redresser lentement. Et de tanguer dangereusement puis d'aller tituber quelques pas plus loin pour se rattraper à une étagère, d'où il fit tomber quelques disques. Dans un bruit qui sembla attirer l'attention des goules environnantes vers lui.

    — Laisse-moi deux minutes, croassa-t-il en déglutissant, toujours adossé à son étagère, dans l'espoir que ce serait suffisant pour que le monde tourne un peu moins tout autour de lui.

    On se serait cru dans The Evil Within tant la qualité et le naturel de ses répliques étaient époustouflants.
    En tout cas son sens de l'ironie, ou en tout cas le mien, était toujours fonctionnel.
    C'était décidément une sacrée journée de merde pour Jacob.

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Jeu 22 Oct - 2:16


    Après réflexion, il se trouva profondément stupide, d'avoir pausé une telle question.
    Bien entendu que non, il ne pouvait pas marcher normalement. L'état de Jacob était quelque peu déplorable, jonglant entre vertige et chute de tension. Mais maintenant qu'il lui avait soumit cette interrogation, celui-ci allait multiplier les efforts pour pouvoir se hisser droit sur ses deux jambes et aligna pas après pas, quitte à dégringoler de nouveau et à se fracasser la tête contre le carrelage, s'ouvrant la tête, mêlant son sang à celui des goules et terminant ainsi contaminé. Fin de l'histoire
    Quel scénario catastrophe putain.
    Il n'aurait absolument pas l'air con, en racontant une telle mort au refuge, partiellement de sa faute.
    Mais pour l'instant, Jacob n'était pas mort. Pas encore. Non, on oubliait le pas encore, il ne préférait pas envisager une opportunité de ce genre, même si le seul fait de sortir du refuge était déjà une pré-signature d'un contrat de mort en perpétuel renouvellement.
    L'hirsute releva les yeux vers lui, il croisa brièvement son regard.

    « Laisse-moi deux minutes »
    « Non, attends. ...désolé. »

    Morgan était quelque peu paumé, en de telles situations. Il n'était pas fait pour sauver la vie d'autrui, trouvant sa spécialité dans la castagne, et uniquement non. Aussi, il était évident que Jacob ne pouvait se sentir d'attaque après un tel malaise. Parce que non, leur vie n'était malheureusement pas la même que celles des jeux vidéos, ils ne pouvaient se soigner des balles en soufflant un peu caché derrière un élément du décor. Haussant les épaules, se tenant brièvement la tête des mains en recherchant quelque chose d'un brin plus censé que celle d'attendre à tout prix la sortie. Car parvenir à l'amener en dehors du magasin de musique serait déjà un exploit, mais que le début de la route retour : après, il y avait les escaliers, les couloirs, bref, deux étages à monter.
    Morgan releva alors la tête, gagnant un brin de détermination. Pour une fois, il espéra que Lorentz zieute les caméras du Symphony, ne serait-ce qu'un bref moment. Parce qu'il ne savait absolument plus quoi faire, qu'il ne disposait pas d'assez de force pour maintenir plus de deux mètres tout le poids de Jacob et qu'il avait un brin atteint ses limites.
    D'un mouvement de la main, il lui intima de rester là, de ne pas bouger. Ce qui de toute façon aurait été difficile. Les yeux rivés sur les caméras, il décida de prendre une initiative un peu plus intelligente. Et parce qu'il était un tant soit peu désireux de ramener Jacob en vie au Refuge, il décida d'oublier le fait qu'il ne voulait rien valoir à leur chef.
    Il ramassa une feuille jaunit sur le feuille, partition chiffonnée d'une suite de Bach. C'est en fouillant le comptoir de la caisse qu'il dénicha un vieux crayon de papier mâchonné, écrivant rapidement en prenant appui sur une étagère deux mots.
    Help plz ?
    Il fit maintenir tant bien que mal l'inscription sur la caméra, pliant le dessus de la feuille. Mmh, ça ferait l'affaire. Sa fierté quelque peu entachée, sa crosse de hockey vint cueillir la tête d'un zombie qui trainait par là, plus par mécontentement que par réel danger. Il jetait parfois de bref regard en biais à Jacob, s'assurant qu'aucun zombies ne s'approchaient trop prêt de lui et qu'il était encore conscient.

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Jeu 29 Oct - 13:25

    — Non, attends... désolé.

    Interpelé, Jacob leva les yeux vers Morgan, sans réellement comprendre.

    Toujours adossé à son étagère, il observa l'homme tandis qu'il déchirait une feuille de partition — une petite partie du coeur atrophié de Jacob saigna à la vue de cet acte sacrilège – pour y inscrire quelque chose, avant de tendre le bout de papier vers l'une des caméras de sécurité de la boutique.
    Habile, souffla la conscience du grand brun à son oreille. Quoi que difficile de dire si la personne à laquelle ce message était destiné comptait effectivement leur venir en aide. Il l'avait déjà fait avec Icare et Mythri lorsqu'ils avaient découvert le Mur en promenant Sam, mais les circonstances étaient bien différentes. Aujourd'hui, Jacob s'était mis en danger lui-même, tout seul comme un grand, et malheureusement il risquait d'entraîner Morgan dans sa chute, en bon dégourdi qu'il était.
    Il serra les mâchoires, peinant à garder un fil de pensée cohérent alors que l'absolue totalité de ses sens était en proie à des signaux chaotiques et contradictoire, et que sa boîte crânienne semblait plus proche de l'explosion que jamais.

    Alors qu'il tentait de se redresser, toujours appuyé contre cette étagère qui tressaillait sous son poids, son pied entra en contact avec quelque chose : il y avait à côté de lui un saxophone, posé sur un présentoir. Il observa l'objet quelques secondes avant de tendre une main tremblante dans sa direction pour s'en emparer.
    Le cuivre était lourd et si l'instrument était magnifique, il n'était pas saxophoniste et n'aurait dans tous les cas même pas été en état de souffler assez fort pour en extraire le moindre son. Et le moment était mal choisi.
    Néanmoins, et malgré le nouveau blasphème que cela pouvait représenter, il pouvait s'avérer être une bonne arme au besoin. Et un outil efficace pour attirer les zombies, au vu du bruit qu'il était capable d'émettre.
    Le problème restait le même : il n'était pas en état de manier un objet aussi lourd. Déjà qu'il n'arrivait même pas à tenir debout sans support.

    — Ca peut... faire mal, articula-t-il de manière légèrement confuse à l'adresse de Morgan.

    Il fit mine de lui tendre l'instrument. Certes, le blond avait déjà une arme avec lui. Mais dans l'optique où il en aurait voulu une autre au cas où, même si elle était bien plus encombrante...

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Jeu 29 Oct - 13:25

Le membre 'Jacob' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: † Breathe.   Jeu 29 Oct - 22:41


    En attendant la venue de l'aide potentielle, Morgan avait reprit ses cents pas, exécutant une ronde autour de Jacob pour éloigner les goules environnantes. Le problème était qu'à force de rester planter là, à discuter sans vraiment agir, les morts vivants avaient finit par s'accumuler autour d'eux. Il en chassait parfois d'un coup de crosse, économisant au possible ses forces.
    Car s'il tentait de tous les tuer, il ne pourrait plus luter face aux suivantes qui s'ameutaient au fur et à mesure. Aussi espérait-il que Lorentz avait vu son petit mot, et qu'il n'ait pas été pissé pile au moment où il l'avait affiché contre la caméra. Ça aurait été putain de trop ballot quand même.

    « Ça peut... faire mal.»

    A l'entente de la voix de Jacob, il se retourna vers lui, dardant d'abord un regard sur lui avant de descendre vers ce qu'il tenait entre ses mains tendues dans sa direction.
    Un saxophone.
    Ses sourcils tressaillirent. Même si l'idée de gâcher ainsi un instrument lui faisait quelque peu mal au cœur, il n'avait pas particulièrement le choix s'il voulait éloigner les zombies de leur duo sans s'éloigner de Jacob. Aussi se saisit-il de l'instrument, l'accompagnant d'un bref hochement de la tête en guise de remerciement.
    Le saisissant à deux mains, il le rejeta du mieux qu'il put derrière lui, afin de prendre un minimum d'élan et le lancer le plus loin possible. Les zombies qui zonaient autour d'eux sans vraiment leur prêter encore attention partirent donc vers la direction prise par l'instrument, ne laissant qu'une horde amoindrie face à eux. Il y avait bien entendu le risque d'en attirer des nouveaux, ceux notamment qui trainaient dans le couloir, mais c'était ça ou augmenter les risques de se faire mordre immédiatement et non pas tout à l'heure.
    Mais dans tous les cas, il restait quand même une horde face à eux. Voir face à lui, vu que Jacob n'était pour l'instant pas vraiment en état de se battre.
    Néanmoins, à force de repousser les goules, voir d'abattre violemment les plus agressives, Morgan commençait à s'épuiser. Il avait beau être endurant, il possédait tout de même des limites qu'il tâchait de repousser au maximum mais non indéfiniment.
    Aussi, ses yeux passait des zombies, à la porte, aux zombies, à la porte, à Jacob, aux zombies à toute vitesse, tachant de surveiller du mieux possibles ces trois choses pour trois raisons différents. Rester en vie, protéger et recevoir de l'aide.
    Mais en attendant, seules les goules semblaient vraiment actives.
    Putain, Lorentz, tu branles quoi ?!

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