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 L'Etat des Lieux.

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Lorentz.
Ex-Marine ronchon


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MessageSujet: L'Etat des Lieux.   Lun 18 Aoû - 18:37

    Dans la fraîcheur humide du matin, quelques aboiements joyeux.

    Sam avait toujours adoré les balades. Il les aimait d'autant plus à présent que son maître n'était plus là : elles étaient tout aussi bien pour lui un moyen de se changer les idées qu'une opportunité de flairer une piste susceptible de les réunir — parce que Sam gardait espoir, envers et contre tout.
    Sam aimait beaucoup quand les humains venaient le chercher pour le promener, généralement sur ordre du Grand Gris. Ca lui donnait l'occasion de voir du monde, de faire connaissance, de s'amuser, bref, d'être content — parce que Sam était toujours content, malgré la vague de pessimisme qui avait tendance à submerger le monde depuis quelques temps.
    Mais plus que tout, Sam aimait quand c'était le Grand Gris qui le sortait.
    Ca lui donnait le sentiment d'être mis en valeur. En plus de lui rappeler une époque, pas si lointaine que ça, où tout allait pour le mieux. Ca lui rappelait quand ils jouaient, Scottie et lui, dans le Grand Parc, pendant que son maître et le Grand Gris discutaient à l'ombre d'un arbre.
    Même s'il ne le montrait pas, ça lui manquait terriblement, à Sam.
    Son maître.
    Scottie.
    La petite nouvelle, Amy.
    Quand le Grand Gris avait l'air plus heureux.
    La routine, ici, à Sun City.
    Et il ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'un jour, un très, très beau jour, tout redeviendrait comme avant.
    Ca lui permettait de garder le moral, principalement.


    Lorentz était adossé contre un vieil arbre totalement détrempé, au beau milieu de Sun Plaza. Les mains dans les poches et l'air austère, il laissait son regard aller d'un point indistinct devant lui — quelque part un peu au-dessus du sol, visiblement – à Sam, lorsque ce dernier poussait un petit jappement jovial ou se contentait tout simplement de passer à côté de lui à vive allure, visiblement très affairé. Le passage de la tempête avait dû révéler nombre d'odeurs enfouies sous trois tonnes de poussière, en plus de foutre un sacré bordel dans le mall.
    Partie aussi vite qu'elle était venue, elle n'avait laissé derrière elle que débris, branches cassées, et flotte stagnante. Les petites baraques avaient été retournées, les poubelles éventrées, les goules balayées — par manque de chances, elles continuaient encore de se relever, même si elles étaient pour le moment bien moins nombreuses qu'auparavant ici, ce qui lui avait laissé l'occasion de sortir tranquille à peine l'aube levée – et de la terre humide dégueulassait littéralement le dallage qui avait jadis été si rutilant de l'esplanade. Si les dégâts étaient consternants — mais très largement réduits par la qualité de l'infrastructure du mall tout entier –, on ne pouvait cependant pas dire qu'ils étaient le souci numéro un du vieux Marine.
    Lorentz avait toujours été doté d'une sorte d'instinct capable de lui faire prédire la plupart des merdes qui allaient lui tomber dessus. Aujourd'hui encore, cet instinct avait vu juste.
    La tempête avait fait s'écrouler la Grande Barricade. Enfin, en partie.
    C'était la première chose qu'il était allé voir, après, bien sûr, avoir vérifié que tout le monde au Refuge était en vie, dormait bien, que personne n'avait dégueulé sur son sol, que les issues étaient bien verrouillées, bref, qu'il n'y avait aucun risque.
    Cette foutue barricade.
    Putain, Chester.
    Cette foutue barricade qui ne barricadait plus rien.


    Une large brèche dans le Mur. L'accès était désormais libre et quiconque aurait l'idée de s'aventurer du côté du Vieux Bâtiment aurait le loisir de franchir la désormais ex-Grande Muraille de Sun City pour aller taper une petite randonnée chez les voisins. Et les voisins pourraient taper une randonnée chez eux, aussi, pourquoi pas.
    Lorentz, comme à son habitude lorsqu'il sentait un poids un peu plus lourd que d'ordinaire peser sur ses épaules et que tout ça le fatiguait énormément d'avance, poussa un profond soupir et se massa lentement la nuque. Il lui fallait trouver rapidement une solution à ce problème. Il regrettait presque que ce satané Guernica n'ait plus été là. Il leur aurait bien lâché dessus avant de refermer la brèche, histoire de.
    Un son aigu, un son de chien, juste à ses pieds. Lorentz baissa les yeux vers Sam qui se tenait juste à côté de lui et le dévisageait d'un air presque grave.
    Ce foutu Border avait un don pour faire culpabiliser les gens. On aurait cru qu'il était capable de vous sonder l'âme. C'était insupportable.

    — OK, OK, pas de Guernica, c'est bon... soupira-t-il avec un maigre sourire amusé.

    Sam arqua un peu la tête, sur le côté. Parfaitement à l'écoute. Lorentz fronça les sourcils. Voilà qu'il en était réduit à parler à un chien qui n'était même pas le sien.

    — Me regarde pas comme ça. Va jouer ailleurs.

    Sam pencha un peu plus la tête, mais ne bougea pas d'un poil.

    — Putain de chien, maugréa Lorentz en laissant retomber sa tête contre le tronc qui lui servait de dossier, avant de lever les yeux au ciel, ou plutôt de les lever en direction du feuillage qui gazouillait au-dessus de sa tête, sous le souffle d'une légère brise senteur de pluie.

    La rosée finissait de perler sur l'herbe et quelques rayons de soleil commençaient à franchir le rempart que constituaient les murs du mall. Il devait être sept heures trente à tout casser.
    Et la journée s'annonçait terriblement éprouvante.
    Ca l'usait.
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Darky
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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Jeu 23 Avr - 18:38


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    Diantre, tu souris.

Cela faisait quelques minutes qu'elle l'observait, à vrai dire.

Ce matin, sa jambe, à peine remise de son incident avec ce connard d'Axe, l'a réveillée presque en sursaut. La douleur est revenue au grand galop après quelques jours de tranquillité. Par chance, Axe n'a pas atteint la rotule. Elle n'aurait plus été capable de marcher ni même d'utiliser sa jambe si tel avait été le cas. La balle avait été tirée un peu plus en haut du genou, fracturant l'articulation. Elle va probablement boiter le reste de sa vie, mais, oh, après tout, du moment qu'elle peut foutre des coups de lattes à ceux qui la font chier, ça lui va.
Féline a été incapable de se rendormir. Elle a réveillé Engel pour que la gamine lui donne quelque chose pour calmer la douleur, puis sans bruit, est sortie. Elle ne voulait pas se faire repérer par les réfugiés avec qui elle cohabitait depuis peu. Bon, avec ces béquilles de merde, elle a du au moins alerter ces putains de clébards, mais au moins, personne ne l'a suivie. Et c'est franchement tant mieux.

Elle s'est traînée jusqu'à Sun Plaza, évitant la plupart des goules autour d'elle. Elle y est parvenue -contre toute attente- sans difficulté. La grosse tempête a balayé beaucoup de ces corps putréfiés et a éliminé un bon morceau de la menace... Mais aussi du décor. Sun Plaza n'a de sa forme initiale que le nom, à présent. Entre les débris, les cadavres qui continuent de se relever bordel de merde, l'espace de ressemble plus à ce qu'il était autrefois. Quand c'était vert, quand c'était beau, qu'il y avait du monde, et tout. Féline se surprend à lever un fin sourire presque moqueur en y pensant.

Au moins, l'avantage des bancs reversés et des distributeurs pliés en quinze, c'est qu'on peut se cacher derrière. Elle s'est adossée à l'un d'entre eux, d'ailleurs, posant ses béquilles à côté d'elle. Il est tôt, très tôt. On y voit pas grand-chose à l'intérieur du mall, mais au moins il fait un tant soit peu frais; sur Sun Plaza, la lumière y est plus forte. Logique, quand on y pense, avec ces grandes vitres. M'enfin.
Elle a allumé une cigarette, l'une des rares qu'elle avait encore.

Lorentz et son clébard ont pas tardé à débarquer. Elle a cru d'abord à des zombies, mais a reconnu les jappements du chien. Ce crétin des Alpes est toujours content. Toujours. Même quand Féline l'envoie chier, il est content. Qu'est-ce que c'est con, un cleb.

Elle s'est lentement redressée une fois que les deux mâles lui aient tourné le dos. Sans trop de bruit, elle a rattrapé ses béquilles qui ont fait un bruit pas possible, mais c'est visiblement passé inaperçu aux oreilles du chien -trop attentif à ce que lui disait l'autre molosse. Deux clébards ensemble, si c'est pas beau. De loin -plus ou moins, elle n'a pas jaugé la distance-, elle a entraperçu une esquisse de sourire sur le visage du militaire et n'a d'ailleurs pas hésité à lui faire la remarque.
    C'est inattendu, elle prend un ton presque aristocratique, comme pour se foutre de la tronche de... Personne, en fait, c'est juste que quand c'est soutenu, c'est plus emmerdant. Elle passe une main dans ses tifs bleus délavés. Ca n'a même pas viré au vert, et bah... Par contre, la couleur s'en va. Bientôt on redécouvrira des cheveux qu'elle s'est évertuée à rendre blancs. Depuis quand tu met le nez dehors, l'vioc' ?

Elle est acerbe, et c'est voulu. Tranquillement, elle se rapproche du marine -qui fait bien une tête et demie de plus qu'elle, si ce n'est plus- et s'en étonne même. Quand est-ce qu'elle a eut envie de lui adresser la parole, là lui ?


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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Jeu 23 Avr - 20:26

    — Diantre, tu souris.

    Allons bon, formidable.
    Lorentz ferma un instant les yeux, espérant secrètement qu'une fois ces derniers rouverts, toute trace de la propriétaire de la voix qu'il venait d'entendre — et qui venait de faire naître en lui le sentiment qu'on s'amusait à lui poncer les tympans – aurait disparu.
    Les paupières closes, il espérait avoir halluciné — chose qui ne lui était pas arrivé depuis un bon bout de temps, et qu'il n'avait jamais apprécié, mais qu'il aurait largement préféré à la vue de l'autre sale punk qu'il avait fait l'effort d'accueillir sous son toit. Il espérait que ce ne soit qu'une farce comme une autre de son esprit, une petite confusion, une mauvaise interprétation du bruissement du vent dans les feuilles, un gémissement de goule un peu trop réaliste.
    Comme si la seule barrière de ses paupières closes et le voile noire qu'elles faisaient tomber sur le monde avait pu lui permettre de s'en effacer complètement.
    Enfin. A défaut de le faire disparaître de la surface de la Terre — ce qu'il ne pouvait de toute façon pas faire, parce qu'il fallait rentrer le chien –, l'ersatz de quiétude qu'elles lui offraient lui permettait de puiser en lui les ressources suffisantes pour affronter... eh bien, ce qui viendrait ensuite.

    Le discret gémissement, visiblement ravi, qui provint en direction de l'endroit où se trouvait Sam encore une seconde plus tôt lui confirma ce qu'il craignait.
    Lorsqu'il se décida à rouvrir les yeux, prêt à affronter le monde et ses dangers — selon lui, et en l'occurrence, les punks–, Lorentz vit Sam qui, visiblement émerveillé comme à son habitude à la perspective de voir une nouvelle personne entrer dans son champ de vision, se dirigeait queue battante vers celle qui répondait au nom de Féline.
    Un vrai nom de merde, maugréa la petite voix aigrie dans sa tête.
    De son regard de glace, inquisiteur, Lorentz l'observa qui venait à lui, clopin-clopant. Intérieurement, il oscillait entre l'envie de sourire, parce qu'elle était vraiment ridicule avec ses béquilles et que même s'il ne l'aurait jamais admis ça lui faisait quand même méchamment plaisir de la voir galérer à se déplacer comme ça, et celle, plus maligne, de se barrer, juste pour voir si elle allait essayer de lui courir après quitte à rameuter tous les zombies de la Californie dans sa folle tentative pour venir le vanner. A défaut d'opter pour l'une ou l'autre de ces deux options, il se demanda pourquoi Diable il s'encombrait d'un tel fardeau, dans un monde où les fardeaux étaient mortels, alors qu'il avait plus ou moins tous les droits. Le vieux sens de l'honneur, sans doute. Ou le spectre de l'instinct paternel, aujourd'hui inutile, et terriblement regretté. Ou juste la seule image de sa femme, dardant sur lui un regard lourd de reproches, lorsqu'il s'imaginait foutant la gamine à la porte.
    Ou juste lorsqu'il s'imaginait donner un coup de pied dans une de ses béquilles, histoire de voir si elle réussissait à tenir debout sans ou non.
    Au final, il n'était absolument pas libre de ses mouvements. Mais c'était peut-être tant mieux.

    — C'est inattendu. Depuis quand tu mets le nez dehors, l'vioc ?

    Toute trace de sourire envolée, comme avalée par son épaisse barbe, Lorentz se contenta de l'observer avec froideur.

    — Ce serait plutôt à moi de te poser la question, morveuse. Il veilla à insister sur le dernier mot, réponse puérile mais assumée à la vague pique lancée par son interlocutrice. Par les temps qui courent, en général, les handicapés préfèrent éviter de se promener seuls dans la rue.

    C'est pas très malin, manqua-t-il d'ajouter, mais il préféra se raviser, estimant qu'il avait déjà suffisamment gaspillé sa salive pour elle.

    — Au pied, Sam, ajouta-t-il sèchement à l'adresse du chien, qui s'empressa d'aller se poster à ses côtés, jusque là affairé à essayer de renifler l'odeur de la jeune femme, sans pour autant s'approcher trop près, visiblement pas très rassuré par les béquilles.


Dernière édition par Lorentz. le Jeu 1 Oct - 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Jeu 23 Avr - 22:44


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Ohh, qu'il est content de la voir. Ça se sent, ça s'entend, ça se sniffe, ça s'injecte, ça se tout ce que tu veux pourvu que ça te fait quelque chose. Féline se poste aux côtés du grisonnant, laissant un petit mètre d'écart entre eux, sans même se tourner vers lui ou le regarder. Elle fixe la barricade, elle aussi. Cette putain de barricade qui est en train de se faire la malle. Triste tableau que voilà. Féline s'appuie sur une de ses béquilles pour pouvoir monter la cigarette à sa bouche. Elle tire dessus, appréciant le son du papier, et de toutes les merdes que contient une cigarette industrielle, qui brûle lentement. Elle souffle la fumée, sans même faire attention si elle va dans la face du grizzli à tête grise.
    Ce serait plutôt à moi de te poser la question, morveuse, pouuuh, ça commence fort. La morveuse en question fait claquer sa langue, les sourcils froncés. Elle est plus amusée qu'elle ne le laisse croire, à vrai dire. Par les temps qui courent, en général, les handicapés préfèrent éviter de se promener seuls dans la rue, poursuit le vioc, visiblement lassé par la présence de la jeune femme. Détends ta prostate mon gars, on dirait que tu t'inquiètes pour moi, presque, un rictus moqueur se colle à son visage tandis quelle tire une nouvelle fois sur sa cigarette.

Elle baisse la tête et remarque le clébard qui s'approche d'elle, visiblement curieux de la sentir, mais effrayé par ce qui la maintient debout. Elle siffle brusquement comme un serpent en faisant bouger sa béquille vers l'avant, sèche, cherchant plus à faire fuir le cabot qu'autre chose. Faut pas abuser, non plus, elle va pas se mettre à aimer les chiens sous prétextes que c'lui-ci a une bonne gueule.
Elle lève les yeux vers Lorentz, daignant enfin regarder sa sale tronche de renfrogné. Avec quarante ans de moins, il pourrait être baisable, presque. Féline grimace, mauvaise, quand le grisonnant ordonne au clébard de se ramener.
    M'prend pas non plus pour une conne. C'est pas un bandage autour du genou qui va m'empêcher de me défendre, c'est une affirmation autant que c'est une mise en garde. Ils sont deux, et il serait aisé pour le vioc de se débarrasser d'elle en prétendant à une attaque. Surtout qu'avec l'autorité qu'il a au refuge, personne -ou presque- ne viendrait contredire son histoire ou chercher à la réfuter. Oublie pas avec qui j'étais avant de rejoindre votre taudis d'merde, right ?

Axe a été un meneur moins tendre. Bien moins tendre. Malgré la relation qu'elle entretenait avec ce mec depuis bon nombre d'années, ça ne l'a pas empêché de la jeter en pâture aux zombies avec un balle bien placée, là où ça fait bien mal. Putain.

Féline tire de nouveau sur la cigarette, presque consumée à la moitié.
    Hm, officiellement, elle souffle la fumée, je t'ai menti.

Elle regarde la cigarette brûler tranquillement, laissant sa phrase en suspend. Un gros cliffhanger, disons, pour intéresser le Lorentz un peu plus.

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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Ven 24 Avr - 16:05


Elle avait foutrement besoin de prendre l’air. Elle était restée assez confinée dans le Refuge pour au moins un mois. De plus, elle mourrait d’envie d’une cigarette. A ce rythme là, elle devrait en retrouver très rapidement, vu que ses réserves s’amenuisaient. En sortant elle prit donc une Marlboro et l’alluma. Elle inspira longuement, Dieu que ça faisait du bien. Lily commença à marcher un peu au hasard, tout en restant attentive. Elle ne sortait jamais sans arme et aujourd’hui n’allait pas être une exception. Ses pas la menèrent au Sun Plaza, l’endroit était dans un assez piètre état mais ils avaient vu pire.

Elle avisa la brèche, il faudrait organiser des équipes pour la colmater… Elle écrasa son mégot sous sa semelle. Un grand nettoyage de printemps s’annonçait plutôt indispensable, histoire de remettre l’endroit en état et de déterrer quelques petites choses pour la communauté. Ils étaient encore dans une sorte de léthargie post-Guernica. Mais maintenant que les membres étaient guéris de leurs blessures physiques (pour les psychologiques on repassera !), il fallait guérir celles du Mall. Nettoyer les corps, les stands, enlever les bris de verre, colmater les trous,… En plus des autres projets qui attendaient depuis un moment déjà, comme la serre.

Elle remarqua deux des survivants du Refuge et alla les saluer, il fallait bien rester polie de temps en temps… Et puis un brin de discussion ne lui ferait pas de mal. Parler de choses concrètes en fait. De survie, d'organisation. Elle avait presque envie de trouver quelques zombies histoire de faire un peu de sport. Presque. Bien que l'idée de se défouler la tiraillait depuis quelques jours. Elle avait été nomade si longtemps, si habituée à la marche quasi constante, aux fuites et aux poursuites. Principalement avec des flics, d'accord. Il lui était arrivée de se faire prendre, mais elle avait le chic pour se sortir des situations, et de se sortir des cellules plus précisément. Rien ne pouvait vraiment la retenir à cette époque.

Oh, elle avait changé, mais cette adrénaline et ce sport journalier lui manquait et l'avait poussée en dehors du cadre sécurisé du Refuge. C'est presque comme si ses vieilles cicatrices demandaient l'arrivée de nouvelles. En indécrottable vagabonde, elle avait du mal à se défaire d'années d'aventures, elle était quelque peu rouillée, mais elle restait bien plus que capable de se défendre au péril de sa propre vie. La mort ne lui faisait plus peur depuis longtemps, elle aurait été trop douce il y a quelques années... Elle secoua la tête et reporta son attention sur Féline et Lorentz...

« Comment ça va par ici ? »


Dernière édition par Lily-Rose le Dim 26 Avr - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Dim 26 Avr - 18:43

    — Officiellement, je t'ai menti.

    De manière imperceptible, ses narines frissonnèrent lorsque la fragrance — qu'il ne connaissait que trop bien – arriva jusqu'à lui. Il sentit sa gorge s'assécher légèrement, accompagnée d'une soudaine montée d'antipathie pour la jeune femme, sans aucun doute générée par le manque de nicotine. Ses pupilles s'étrécirent alors qu'il posait sur elle un regard inquisiteur et il finit par répondre, ignorant cette fois-ci les sarcasmes et ne relevant pas non plus, de manière parfaitement volontaire, l'espèce d'aveu qu'elle venait de lui faire :

    — Tu es bien bavarde.

    Ce n'était après tout pas une grande découverte. Il s'était bien douté, lorsqu'il l'avait très vaguement interrogée avant de lui accorder le droit de rester avec eux, qu'il le faisait sans rien savoir d'elle. Il ne s'était certainement pas passé une seule seconde depuis sans qu'il ne remette en doute son jugement, une sorte de rationalité morbide planant de manière extrêmement irritante au-dessus de sa tête.
    Parfois, Lorentz aurait voulu être sans coeur. A la manière de ce Axe, qui semblait susciter chez cette gamine une admiration sans limite — à voir la manière dont elle en parlait à demis mots. Tout aurait été beaucoup plus facile.
    La seule différence aurait été que lui n'aurait pas hésité un seul instant à viser la tête, n'ayant de toute manière jamais aimé faire dans la demi-mesure, et n'appréciant pas non plus de gaspiller ses balles.

    — Mais rassure-toi, je n'ai pas l'intention d'oublier d'où tu viens, finit-il par reprendre. En revanche, toi, tu n'as pas la moindre idée d'où moi je peux venir, et ça, ça me plaît plutôt bien.

    En plus de me donner un avantage non négligeable sur toi.
    Lorentz était loin d'être un vieux croulant. Il avait tout juste la cinquantaine, et avait encore de la réserve. Il n'avait certes plus la fougue de ses vingt ans — ni de ses trente –, mais l'impulsivité du jeune rookie avait désormais laissé place à la sagesse du vieux lion, et d'éventuels douleurs au niveau du dos n'étaient qu'un moindre mal comparé à l'expérience qu'il avait accumulé au fil des années.
    Ce n'était par conséquent pas une chieuse de son espèce qui allait l'empêcher de dormir.
    Le café dont il se gavait quotidiennement sous la lumière criarde des postes de télévision de la Salle de Contrôle, en revanche...

    Il quitta Féline des yeux lorsqu'un bruit de pas venant dans leur direction attira son attention. Trop rythmé et précis pour être celui d'un zombie. Il avisa ainsi une jeune femme — Lily-quelquechose... ok, Lily-Rose, parce que s'il n'en montrait rien, Lorentz connaissait les noms de tous les réfugiés – qui venait dans leur direction. Et qui les saluait comme on aurait salué une connaissance à l'entrée d'un café. Il réfréna un puissant besoin de lever les yeux au ciel, et se contenta de hausser les épaules.
    Il n'allait pas non plus commencer à se faire des amis.
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Darky
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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Jeu 30 Avr - 22:16


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    Tu es bien bavarde. Elle hausse les épaules, quelque peu lassée. J'admet, elle répond, tout simplement.

De toute façon, qu'a-t-elle à répondre à ça ? Oui, elle est bavarde. Elle a des trucs à dire. Elle a à provoquer, elle a à insulter, elle a à emmerder... Et pour le coup, à moins de lui tripoter le cul -ce qu'elle ferait non sans mal, à vrai dire- ou le cogner avec ses béquilles et risquer de s'en prendre une (enfin, elle risque plus que sa peau si elle ose ne serait-ce que lui effleurer l'arrière du treillis, probablement...), disons que le choix est vite vu. L'intéresser puis l'envoyer chier. C'est comme ça qu'elle a toujours fonctionné, en fait. Et c'est probablement comme ça qu'elle fonctionnera pour toujours, hein.
    Mais rassure-toi, je n'ai pas l'intention d'oublier d'où tu viens, elle tire sur sa cigarette, l'air désintéressée. Tu m'en diras tant... C'est un peu ce qu'elle lui a demandé, en fait. Enfin, "demandé"... La rhétorique et ses effets merveilleux. En revanche, toi, tu n'as pas la moindre idée d'où moi je peux venir, et ça, ça me plaît plutôt bien.

C'est fourbe de jubiler sur le mystère que l'on est pour les autres, c'est fourbe. Mais c'est merveilleux, délicieux.
Au final, c'est plutôt triste comme situation. Féline se doute que c'vioc-là est de l'armée, en fait, c'est carrément évident. En revanche, lui oublie totalement qu'avant d'être avec ce Axe, elle vient d'ailleurs. De beaucoup plus loin. Son armée à elle disons, le service militaire de la rue. Se battre avec ce type la tente bien. Genre, vraiment bien. Elle adorerait, même. Comparer la technique et la force d'un molosse féroce à celle d'un chien bien dressé. Pas de règles, pas de lois, dans la rue. Chacun pour sa pomme. La chaîne alimentaire, la loi du plus fort. Honnêtement, c'est pas un meilleur entraînement que l'armée ça ?

Elle se gratte la joue, tirant une dernière fois sur sa cigarette, quand elle entend la voix de quelqu'un, derrière eux. Elle ne daigne pas se retourner, encore moins la saluer. Nonchalamment, elle laisse tomber le mégot par terre et l'écrase d'une chaussure.
    Mary, sa voix semble se faire plus douce, ou peut-être plus honnête. 'Mon vrai nom.

Finalement, elle tourne lentement la tête vers... Lily machin truc. Une meuf du refuge, rien de plus, rien de moins. Une galeuse comme les autres pour qui Féline n'a pas plus de respect. Si elle pouvait lui cracher un mollard sur les pompes, elle le ferait sans hésiter. Mais, la vie en communauté, quand tu diriges pas...

Elle jure dans sa barbe, les dents serrées, ajustant la position de ses bras dans ses béquilles.

Mary.
C'était ça, son mensonge.

Autant que ce vieux con le sache. Au moins, il aura peut-être la décence de mettre son nom sur la pancarte qui lui servira de sépulture.

Enfin, cela dit... Pourvu qu'elle en ait pas.

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MessageSujet: Re: L'Etat des Lieux.   Jeu 1 Oct - 14:45

    — Mary.

    L'espace d'une minuscule, ridicule petite fraction de seconde, le monde qui l'entourait sembla collapser.
    Passer maître dans l'art de dissimuler ses émotions — maîtrise qui avait par ailleurs tendance à déborder sur sa vie privée et avait parfois un peu compliqué les choses, avant –, Lorentz trouvait littéralement écho dans ce personnage de chef de Refuge bourru et solitaire, cette statue de granit insondable dont il revêtait l'apparence à chacune de ses rares et très éphémères apparitions. Ce Lorentz là était un prolongement de lui-même, exacerbé certes, mais une facette aussi spontanée que naturelle de sa véritable personnalité, qui avait le mérite d'être un peu plus riche que ce qu'il laissait apparaître. Il n'avait donc aucun mal à jouer le jeu. Il le jouait même quand il était seul, au final : il l'avait toujours un peu joué dès l'enfance et le jouerait sans aucun doute à jamais à présent que la vie lui avait tout pris et qu'il n'avait plus rien à quoi s'attacher, rien qui soit susceptible de lui donner envie de faire des efforts, si ce n'est quelques souvenirs qu'il chérissait à peu près autant qu'il les haïssait. Il était donc tout naturel pour lui de faire preuve d'un manque de réactivité à toute épreuve. C'était un atout.

    — 'Mon vrai nom.

    Cependant la perfection n'était à ses yeux qu'un concept chimérique et totalement fantasmé et en sa qualité d'être humain, bien humain même, il présentait comme tout le monde des faiblesses.
    Des faiblesses extrêmement rares.
    Des faiblesses qu'il s'était évertué depuis toujours à combler, ou au moins, à combattre et à dissimuler.
    Ces faiblesses, à l'origine nombreuses, qu'elles relèvent de l'ordre du tempérament colérique ou, contrairement à ce qu'on pouvait penser en le voyant à présent, d'une tendance très marquée à l'insubordination, il les avait, au prix d'un immense travail effectué sur lui-même tout au long des années — travail qui n'était toujours pas fini d'ailleurs –, éliminées. Une à une. Il en avait supprimé un maximum, ou tout au moins les avait brimées jusqu'à les réduire à de minuscules petites tâches invisibles à l'oeil nu sur la vaste toile bien rangée qu'était sa personne.
    Il y avait cependant deux faiblesses qu'il était tout bonnement incapable de combattre. Deux uniques faiblesses, diluées dans un vaste flot de possibilités, deux faiblesses bien difficiles à déloger et qu'il rendait d'autant plus ardues à trouver en mettant un point d'honneur à ne rien divulguer sur lui-même.
    Et il avait fallu que cette petite conne mette littéralement le doigt sur l'une d'entre elles. Comme ça, sans prévenir. La première moitié douloureuse de son unique talon d'Achille.
    Il avait fallu qu'elle porte le même nom que sa femme.

    Et si doué était-il pour dissimuler aussi bien ses émotions que ses pensées, il ne put retenir ce tressaillement de sourcil qui accompagna le moment exact où son coeur sembla cesser de battre, et cette lueur mêlant stupéfaction et profonde tristesse qui zébra furtivement ses yeux, comme un éclair irait fendre la nuit en deux.
    Durant ce tout petit moment-là, l'esprit rôdé du vieux Michael Lorentz fut assailli par tout un déluge de souvenirs et d'émotions contraires, où la joie passée s'éclipsait presque instantanément pour laisser place à la douleur sourde de la perte, et il ne put strictement rien faire, sinon s'efforcer du mieux qu'il pouvait de contenir la marée qui montait en lui et menaçait de le noyer tout entier.

    Lorentz ne répondit pas. Il en était tout simplement incapable.
    Il n'eut l'air déstabilisé que le temps d'un battement de cils et se replia immédiatement derrière sa carapace froide et sombre, mais il ne put rien dire. Avoir l'air impassible était une chose dont il était encore capable. Mais parler tout en réussissant à dissimuler cette fêlure dans sa voix était au-dessus de ses forces.
    Lui qui pensait avoir enduré tout ce qu'il pouvait y avoir d'affreux dans ce monde écopait d'une nouvelle punition karmique. Qu'avait-il bien pu faire pour mériter ça ?
    La môme s'appelait Mary.
    Il n'aurait jamais dû accepter qu'elle rejoigne leur groupe.
    Quel con il pouvait être.


    Muet comme une tombe, il se contenta de darder sur elle son regard froid, se faisant violence pour poser les yeux sur cette morveuse qui représentait tout ce qu'il détestait et lui rappelait désormais tout ce qu'il avait pu un jour aimer et espérant secrètement que la nouvelle arrivante interrompe ce moment qui n'était pour lui rien d'autre qu'une abominable torture.
    A ses pieds, Sam, bien plus ouvert sur ses émotions que lui et sans doute la seule personne actuellement présente à être capable, fort de son statut de meilleur ami de l'homme aux capacités cognitives pleines de mystères, de percevoir le trouble qui habitait désormais son maître, se recroquevilla légèrement sur lui, et appuya son flanc contre la jambe de l'homme, comme s'il avait voulu par cette esquisse d'embrassade essayer de faire s'envoler tous les maux du monde.
    Y compris le sentiment de perte, et la culpabilité carnassière qui vous rongeait de l'intérieur et vous soufflait, à demi-voix, que si vous étiez le seul à être toujours en vie, alors la disparition des autres vous était imputable, et ce d'une manière ou d'une autre.
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