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 [Libre] La grande arrivée

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Liam Whitfield
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MessageSujet: [Libre] La grande arrivée    Lun 8 Sep - 2:24

"ALIVE HELP US"
La grande banderole blanche tombant du toit semblait être accrochée là depuis longtemps et le temps chargé de pluie l'avait pratiquement effacée.
Etait-elle toujours d'actualité ? Aucun moyen pour Liam de savoir si il y'avait toujours des survivants à l'intérieur... Néanmoins, mieux valait rester prudent.
Il était hors de question pour le jeune homme de redevenir un appât vivant, il préférait encore largement la solitude qui lui paraissait étrangement plus rassurante.
Sans un bruit, il tira doucement le pied de biche de son sac, prêt à frapper au moindre mouvement, et il s'engagea vers le centre commercial.
Le lieu semblait immense et inspirait une impression mitigée, a la fois de danger et de havre.
Il savait qu'entrer là dedans n'était pas une chose à prendre à la légère et qu'il allait forcément arriver quelque chose. Qu'elle soit bonne ou mauvaise... Mais le risque n'était plus une chose qu'on pouvait se permettre de fuir dans le nouveau monde. Avance ou crève; Liam n'était pas prêt à prendre cette seconde option, et pour survivre il n'avait pas d'autre choix que d'entrer dans le bâtiment.
La faim le rongeait et un peu de désinfectant pourrait se montrer plutôt utile vu l'état de son flan...
Il inspira donc un grand coup avant de sauter par dessus le grillage menant aux portes du personnel à l'arrière du centre, non sans une pointe de douleur.
Il ramassa un caillou à ses pieds puis le jeta au loin, dans la direction de la porte.
Pas de mouvements, pas de sombre râle, la voie semblait libre.
Son coeur battait à tout rompre alors qu'il pénétrait enfin dans le bâtiment.
Sans bruit, il s'avança dans le couloir qui s'offrait à lui, menant ainsi jusqu'a un grand hall. Enfin il était entré.
C'est remplit d'appréhension qu'il se mit à arpenter les lieux, rasant les murs, toujours prêt à frapper.
Les magasins qu'il croisait semblaient tous plus inutiles les uns que les autres et il commençait à douter de la pertinence de son plan. Allait-il vraiment trouver ce dont il avait besoin ?
Des râles affamés résonnaient aux portes de certaines boutiques qu'il s'empressait de dépasser d'un pas de loup.

La visite de ce centre lui semblait peine perdue, et la peur commençait à sérieusement prendre le dessus sur lui. Il avait l'impression de s'être piégé lui même et il se sentait vraiment idiot... Mais tout à coup, il apparut:
Le Hard Rock Cafe... Ce n'était pas un lieu que Liam avait l'habitude de fréquenter avant l'épidémie, aussi ce ne fut pas du à d'émouvants souvenirs qu'il chauffa son coeur. Cependant, le café évoquait deux choses au jeunes écossais: une promesse de bon whisky et une guitare.
Certes, ce n'était pas son objectif premier, mais rongé par l'angoisse, la tentation était trop forte. Il avait besoin d'un peu de positif.

Il entra dans le café et se dirigea machinalement vers le bar. Passer derrière fit remonter en lui des souvenirs qui paraissaient plus lointains qu'ils ne l'étaient vraiment. Jamais il n'aurait pensé regretter un jour son travail... Mais dans les circonstances actuelles, il lui manquait sincèrement. Il aurait donné cher pour se retrouver à nouveau sous la musique assourdissante, à servir des gens trop riches, a draguer pour vendre un cocktail plus cher et à choisir avec qui il rentrerait ce soir là. Un rythme de vie qui à l'époque lui paraissait bien sinistre mais qui aujourd'hui semblait être un paradis. Un paradis dans lequel il ne connaissait pas Alice, dans lequel il n'avait aucune idée de la douleur causée par sa perte... Il aurait du s'écouter et ne pas s'attacher, s'épargner la peine et rester un amant d'un soir.

En fouillant le bar il découvrit le graal tant recherché; un whisky écossais single malt, 14 ans d’âge.
Il vint à bout du capuchon qui, collant, s'était montré plutôt résistant et l'odeur vint immédiatement l'enivrer. C'était les senteurs des Highlands, et en fermant les yeux, il pouvait se retrouver au pays. Un pays qu'il ne reverrait jamais désormais...
Malgré un effort pour la contenir, une larme roula sur sa joue. Il l'essuya aussi sec, il se devait d'être un homme à présent.
Il se demandait si le reste du monde était tombé lui aussi, ou si l'écosse avait été épargnée. Les communications rompues, il n'aurait probablement jamais réponse à sa question. Aussi, il se plaisait à croire que les rires d'enfants continuaient de résonner dans les ruines du vieux château, et que la vie là bas continuait sa route sans trouble.

Il prit un verre, souffla dedans pour faire s'envoler la poussière, et versa l'équivalent d'une demi gorgée.
Son ventre était vide, et malgré toute l'envie qu'il avait de remplir le verre à ras bord, il se devait de rester raisonnable et responsable.
A présent une cuite pouvait mener à bien pire que de se réveiller avec un pénis dessiné sur le front...
Aussi, il se contenta de cette petite lichette dont il comptait bien savourer chaque millilitre.

La saveur lui donna du baume au coeur, et comme une machine à voyager, le ramena au temps d'avant.
Le temps d'un instant il sourit, mais déjà le verre était vide...
Il rouvrit les yeux.

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Jacob
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MessageSujet: Re: [Libre] La grande arrivée    Dim 21 Sep - 11:45

    [ Désolée du retard... mais avec la reprise des cours, c'est le gros rush =/ ]

    O
    n ne pouvait pas vraiment dire de Jacob qu'il allait bien.

    Certes, on ne pouvait pas non plus vraiment dire de Jacob qu'il allait pourtant bien d'ordinaire. L'homme était une petite personnification du mal être à lui tout seul ; préciser qu'il n'était pas au top de sa forme — le top de sa forme, pour lui, c'était un éden, une chimère volatile qui lui fondait entre les doigts comme un nuage de fumée quand il se risquait à tenter de l'atteindre – n'était donc pas quelque chose d'essentiel. Néanmoins, si c'était précisé, ce n'était pas pour rien.
    Jacob était en manque.
    Terriblement en manque.

    Un sevrage forcé des anti-douleurs auxquels il était accro depuis l'adolescence, causé par une apocalypse zombie et un épuisement probable des stocks de dextropropoxyphène dans la pharmacie du mall — stocks qu'il s'était lui-même évertué à piller depuis son arrivée ici –, n'avaient rien d'une promenade de santé. Et un centre commercial géant blindé de mangeurs de chair humaine ne ressemblait en rien à un centre de désintoxication. En somme, Jacob, pour changer, se sentait bien seul, et il y avait de quoi.
    Pas d'assistance pour l'aider à oublier ce mal qui le bouffait littéralement de l'intérieur, pas de programme, pas même un choix de sa part de tout arrêter, et surtout, de tout arrêter d'un coup. Il douillait et se demandait si cela s'arrêterait jamais.
    Il avait plus d'une fois envisagé d'aller se jeter dans une mer de zombies pour y finir boulotté : mieux valait avoir mal un bon coup puis plus jamais que d'avoir à supporter cette douleur sourde qui lui engourdissait aussi bien le corps que l'esprit. Mais à chaque fois que la tentation avait été vraiment grande, à chaque fois qu'il en était venu à se lever, mû par la conviction qu'il était temps que tout s'achève, le regard curieux qu'Ersatz avait posé sur lui avait suffi à le dissuader d'agir. Cela avait eu sur lui deux effets majeur :
    1. Il s'était rappelé que quand bien même sa vie était actuellement super à chier, il restait sur Terre quelques êtres vivants qui dépendaient entièrement de lui, et ces derniers n'était autres que le jeune berger suisse et la petite tortue qui dormait dans un coin sur la droite de sa couchette. Ce n'était pas grand chose, mais c'était important. Jacob était un con, non pas un connard : il n'irait jamais les laisser livrés à eux-même par simple souci de facilité ;
    2. Il s'était senti un peu plus minable encore, mais il en fallait peu pour qu'il se sente minable, en même temps.
    Et chaque fois Jacob s'était rassis sur son lit. Et avait douillé.
    La nausée était permanente, la douleur, n'en parlons pas. Il en était par moments arrivé à se demander si son cerveau ne se gangrénait tout simplement pas.
    Ce qui ne l'empêchait pourtant pas d'être encore ici aujourd'hui.

    Et à côté de ça, il y avait la Old Portion. Ce nouveau bâtiment visiblement habité qui s'était ouvert à eux suite au passage de la tempête, et qui intriguait — ou plutôt angoissait – tout le monde. Qui semblait même rendre Lorentz nerveux, ce qui n'était pas chose habituelle, et avait de quoi alarmer. Le Chef semblait encore plus irritable que d'ordinaire. Ce qui avait le don de contraster radicalement avec l'éternel enthousiasme de Sam : le border collie, toujours aux côtés de l'homme, avait de toute évidence un don pour irradier le monde de bonne humeur partout où il passait.
    Quelques personnes étaient déjà allées dans le vieux bâtiment. Les quelques récits qu'il avait entendus à ce sujet étaient des plus troublants. On n'y avait vu personne, il n'y avait pas âme qui vive, et pourtant, on se doutait bien d'une présence.
    Tout cela n'avait pas grand chose de rassurant et au final, Jacob, s'il était curieux — comme tout le monde – de voir tout ça par ses propres yeux, ne savait pas si se rendre là-bas était une bonne idée. Il se coltinait après tout une poisse légendaire. Mieux valait ne pas tenter le Diable, sans doute. Pourtant...

    Il faisait beau, comme c'était souvent le cas en Californie. Jacob devinait les rayons du soleil au travers des quelques baies vitrées qu'il croisait, et leur vue lui faisait l'effet d'une myriade d'épingles qui venaient se planter dans sa tête. Ses yeux avaient beau être dissimulés derrière sa paire de Ray-Ban — au final, le sevrage, c'était un peu comme une gueule de bois sous certains aspects, sauf que sous d'autres, c'était mille fois pire –, il n'en restait pas extrêmement sensible à la lumière. Ersatz sur ses talons, Jacob revenait de Sun Plaza. On était en plein dans le créneau de la promenade du matin et les deux comparses s'en retournaient au Refuge. Cela faisait des jours que Jacob ne quittait plus ce dernier que pour aller promener le chien ou pour fuir le bruit lorsqu'il était un peu trop plein et que les conversations y allaient bon train. Parfois, Jacob aurait voulu être un ermite : vivre dans les bois, au bord d'un lac, peut-être, dans un petit cabanon isolé et vivre de truite et d'eau fraîche, loin de tout, et surtout, loin de tout le monde. Ces jours-ci, ce désir avait été tellement grand qu'il en avait même eu des hallucinations à ce sujet — et à chaque fois, alors qu'il croyait ferrer un poisson, c'était une tête de goule qui ressortait accrochée à son hameçon, et alors il se rappelait qu'il était bien loin du Nirvana, et qu'en fait il était en manque, qu'il délirait totalement.
    Généralement, c'était à ce moment-là qu'il se redressait sur son matelas dégueulasse, et finissait par plonger son visage au poil hirsute et au teint blafard dans ses mains, avant de pousser un profond soupir contrit.
    Mais qu'à cela ne tienne, pour l'instant, Jacob ne délirait pas, il titubait un peu, certes, mais il y avait bien pire. Sans doute était-il impatient de retrouver son lit et de s'y échouer pour de nouveau sombrer dans un sommeil des plus difficiles : une perspective qui suffisait à le motiver pour marcher vite et bien. Une perspective qui s'évanouit cependant bien vite lorsqu'un bref aboiement d'avertissement le contraignit à se stopper et à baisser les yeux vers Ersatz. Le chien s'était également arrêté et le regardait fixement, oreilles dressées, oeil attentif. Lorsqu'il vit qu'il avait désormais toute l'attention de son maître, l'animal, après un nouvel aboiement bref, s'éloigna au petit trot, l'encourageant à le suivre. Ce que Jacob se résolut à faire, plus par dépit que par curiosité, pour être honnête.
    Ersatz tourna à droite, puis à gauche. Accéléra un peu, slalomant entre les quelques goules qui se dressaient sur son chemin, et qui le contraignaient, lui, pauvre humain lambda, à longer les murs comme une ombre malade, en priant pour ne pas être vu. La balade se termina néanmoins bien vite et tous deux se retrouvèrent finalement piqués devant l'entrée du Hard Rock Cafe, Ersatz, attendant patiemment que son maître lui ouvre la porte, Jacob, totalement soumis, ouvrant par conséquent la porte, puisque de toute façon il était de notoriété publique qu'avec ces deux-là, c'était bien le chien qui protégeait le maître, et non l'inverse. Ils s'engouffrèrent tous deux dans le restaurant et refermèrent derrière eux.

    L'ambiance caractéristique des Hard Rock Cafe, si elle était un peu altérée par les quelques tables et chaises renversées et une absence cruelle de monde — ainsi qu'une vague odeur de charogne, difficilement perceptible, mais perceptible quand même –, rendait le lieu plutôt apaisant. La pénombre contraignit Jacob à retirer ses lunettes sans pour autant lui griller définitivement le nerf optique, ce qui était après tout une très bonne chose. Sur ses gardes, Jacob chercha son chien des yeux : ce dernier, l'air plutôt serein, humait l'air avec attention. L'homme se détendit, supposant qu'un tel comportement de la part de l'animal signifiait que le danger était faible pour le moment, voire inexistant. Puis il nota qu'Ersatz ne reniflait plus et se contentait de fixer un point en particulier un peu en retrait vers le bar.
    Lorsqu'il se tourna dans la direction indiquée, Jacob aperçut une silhouette.
    A croire que c'était un don pour lui de trouver des gens totalement paumés dans les boutiques. Il aurait pu écoper d'un brassard de sauveteur, à force de ramasser tout ce qui traînait dans les échoppes du mall.

_________________
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Merciiiiiiii Faso !!!
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