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 Au rapport, Sir.

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Aeva
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MessageSujet: Au rapport, Sir.    Lun 5 Oct - 17:10

{ce RP se place dans le passé, si nous sommes actuellement au 7e mois, là il se passe fin du 5e, quand Sergen et Malik ont rencontré Chester, donc !}
* magnifique référence à Prunelle de Gaston lagaff pour ceux qui ne connaissent pas.


Il en était encore totalement furax. Furibond, il ne marchait plus mais bondissait presque.
Cette rencontre lui avait laisser un sentiment amer dans la bouche, comme un goût métallique de sang. S'il avait pu retailler les oreilles en pointe de ce cher Miles, là, maintenant, Sergen l'aurait fait. Il se sentait tellement hors de ses gonds, peu de choses avaient pu le mettre ainsi hors de lui. Il devait au moins reconnaitre ça à l'autre enfoiré de zapotèque plumé de communiste de merde de Chester. Il se dirigeait d'un pas donc rapide et déchainé vers la salle de contrôle, ne perdant pas de temps à anéantir les zombis sur son chemin. Il voulait juste aller passer sa colère en courant, très longuement, une fois qu'il aurait informer Lorentz de la pourriture qui trainait au delà de ce mur tombé lors de la tempête.
Il ne savait pas s'il avait paumé Malik dans un coin, il se souvenait juste l'avoir lâché dans un endroit à peu près safe. Une fois les zombis semés.
Zombis ramenés par Chester *roGNDUTJÛÛÛ-- suite de la phrase coupée pour cause de vulgarité excessive.
Ses pensées aux mots obscènes continuèrent pendant quelques minutes alors que ses pas continuaient de s'aligner pour rejoindre l'antre de l'ermite national. Il ouvrit la porte, sans toquer, sans ménagement.
Il ne fallait plus l'emmerder, là.

Lorentz ?

Sa voix pincée ne laissait place qu'à la rhétorique, malheureusement.
Son interpellation tenait plus de l'interjection que de l'autorisation à lui adresser la parole, il savait d'avance que le déranger ainsi ne lui plairait pas. Mais là, il était en rogne. Comme une grosse boule de nerf. Comme... enfin bon, laissons tomber. Toujours très, très frustré de ne pas avoir pu en découdre avec son homologue musclé de l'autre côté du mur (on dirait GoT en fait en disant ça), il continua à papoter avec Lorentz. Enfin, à monologuer, en fait.
Plutôt à expliquer d'un ton énervé et fébrile la situation.

Y'a d'nouveau des emmerdes.

En passant, jouer Sergen énervé, en plus d'être hilarant, était aussi une bonne occasion pour mal écrire beaucoup de mot et user à outrance des apostrophes. Continuant sur sa lancé, le géant ajouta sans plus tarder, histoire de tout déballer avant de se faire expulser à coup de balle de la salle de contrôle par l'ours véhément.

L'mur, à l'Old portion. 'S'est écroulé pendant la tempête. Y'as des gens d'l'aut' côté, une espèce d'mamie folle qui s'muse à faire peur aux gens. Son fils 'ssi, un dégingandé d'alcoolo d'nom d'Miles Chester. Z'ont un camp visiblement et Miles en est l'chef, j'sais pas combien ils sont par contre. C'était infesté de zombis, l'autre nigaud au lieu de nous aider en a fait rentrer encore plus en défonçant la porte. Donc, j'en conclut qu'sont pas coopératifs. La mère p'tet, mais pas l'chef.

Il s'arrêta là, hors d'haleine déjà et n'ayant plus de souffle. Mais surtout parce qu'il n'en savait pas plus. Mais au moins, il avait un nom.
Il se souviendrait toujours de Mamie fleur beuglant avec amour le nom de son fils, d'ailleurs.
Cette pensée le calma un peu.
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Lorentz.
Ex-Marine ronchon


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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Lun 5 Oct - 21:08

    — Lorentz ?

    Assis dans son fauteuil, le menton calé contre la paume de sa main, Lorentz observait pensivement le mur de moniteurs. Le bâtonnet qui lui faisait office de substitut de cigarette roulait entre ses dents — quand bien même il fumait de nouveau, il avait gardé cette sale habitude de mâchouiller ce petit bout de plastique lorsqu'il réfléchissait ici – et gesticulait entre ses lèvres : son regard dur observait les différents angles de caméras qui défilaient sur les écrans face à lui, et sa mâchoire, qui se crispait légèrement par intermittence sous sa barbe, témoignait de la réflexion dans laquelle il était plongé.
    Jusqu'à ce qu'on vienne le déranger.
    Enfin.
    A vrai dire il ne savait même pas si on pouvait parler d'être dérangé quand on s'attendait justement à l'intervention supposément dérangeante.
    Les caméras de la Old Portion ne transmettaient plus : de ce côté-là du mall, il était donc totalement aveugle. Néanmoins il n'avait pas manqué de voir Sergen et Malik débarquer depuis l'autre côté du Mur et par la suite de constater que Sergen, visiblement très remonté, se dirigeait d'un pas très rapide vers le Refuge. Puis vers lui. Si la situation n'avait pas été si compliquée pour lui, ça l'aurait presque fait marrer.

    Sans s'encombrer de l'effet de style dramatique et du chat machiavélique sur lesquels les méchants de films de série B aimaient jouer, il fit pivoter son fauteuil pour se retrouver face au géant, et songea que c'était sans doute la première fois qu'il le voyait dans un état aussi... disons, bougon.

    — Y a d'nouveau des emmerdes.

    Sans se départir de son air impassible, il joignit les mains et les laissa choir sur ses cuisses, incitant l'autre à poursuivre d'un très vague signe de tête. Même s'il avait une petite idée du problème en lui-même.
    Il écouta bien entendu le discours du grand blond sans broncher, oui presque : il ne put retenir un sourire amusé lorsque l'autre homme mentionna une certaine " mamie folle ", sourire qui s'évanouit rapidement au profit d'un air résigné lorsqu'il fut par la suite question d'un dénommé Miles. Chester Miles.
    Et c'était à lui de parler.
    C'était un peu délicat, et il ne pouvait nier qu'il s'était mis dans la merde tout seul, comme un grand. Il avait bêtement espéré que le Mur reste là indéfiniment, que la Old Portion tombe avant qu'un problème du genre ne se pose, ou alors qu'il crève tout simplement avant d'avoir à résoudre le Problème Chester.
    Mais puisse que le destin avait décidé de se comporter comme une grosse pute avec lui depuis quelques mois...

    — La grand-mère s'appelle Madeleine. Ca ne m'étonne bizarrement pas que cette vieille bique soit encore en vie... ajouta-t-il à demi-voix.

    Sa poitrine se souleva et il poussa un profond soupir. Comment se débarrasser de ça, avec le minimum de mots... c'était là un problème épineux. Il choisit finalement d'aller droit au but comme l'OM :

    — Chester travaillait avec moi ici avant que tout ne s'écroule. Une divergence d'opinions l'a poussé à faire bande à part et à s'installer dans la Old Portion. Je pense que ni lui ni moi n'avions prévu que son Mur ne soit détruit avant que l'un de nous deux ne meure.

    N'ayant jamais été un très grand bavard, il estimait s'en être plutôt bien tiré. Il avait globalement dit tout ce qu'il y avait à savoir. Et puis merde.

    — Il ne devrait pas nous poser de problème tant qu'on ne s'introduit pas sur son " territoire ".

    Fin des explications.
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Aeva
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Mar 6 Oct - 19:57

Madeleine.
Il se demandait pourquoi son esprit avait été satisfait à l'annonce de ce prénom... Cela lui collait vachement bien en fait ?!
Il aurait presque rit qu'il n'avait pas été si fâché contre le fameux Chester. Quand Lorentz parla d'un différent, le sarcasme qui était enfouit parfois chez l'immense homme refit surface. D'un rire jaune et court, il ajouta.

Divergence d'opinion, uh.

Bon, il se rendit compte qu'il était quand même en train d'insulter quelque peu un gars presque aussi bien foutu que lui et Lorentz. La notion de "territoire" qui suivit dans la bouche du chef de la sécurité plu moyennement au bodybuildé qui ne savait pas si ça devait l'énerver ou l'apaiser. Son cerveau opta pour l'option agacement puis-ce que de toutes façon il était déjà dans cette configuration.
Haussant un sourcil, Sergen manqua de grogner, mais se retint, ne sachant plus qui de lui ou Miles chéri serait le plus bestial alors. Il regarda le sol, laissant trahir sa contrariété mais hésitant face aux recommandations du seul qui avait un tant soit peu de connaissance du personnage.
Il releva la tête après une seconde de reflexion pour demander à Lorentz la seule info dont il avait besoin.

Il était déjà dangereux de base avant de verser dans le whisky intensément ?

Il pensait bien avoir préciser qu'il s'agissait d'un alcoolo, donc sa demande ne devrait pas surprendre Lorentz.
Il se demandait juste si le bougre buvait seulement depuis quelque temps où si c'était une addiction type maladie qui durait déjà depuis quelques années.
Une fois qu'il saurait ça, il déciderait d'obéir ou non.
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Lorentz.
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Jeu 8 Oct - 11:59

    ─ Divergence d'opinion, uh.

    Sachant pertinemment que ses justifications étaient loin d'être précises, il ne releva pas. Lorentz estimait qu'il n'avait pas à en dire plus : Chester était son problème, et il le règlerait seul. Néanmoins, il était bon d'avoir été averti par Sergen qu'un contact avait eu lieu. C'était une information à ne pas négliger, et connaissant le caractère très enflammé de Chester, il allait sans doute devoir se préparer à une confrontation, quelle qu'elle soit. Ca lui laisserait au moins la possibilité de lui rendre ses affaires.
    Joyeuse perspective.
    N'étant pas en position de jouer les autoritaires dans la mesure où il s'était lui-même foutu dans cette merde, Lorentz évita de jouer la carte du vieux mec antipathique dont le regard vous glace le sang et se contenta d'attendre de voir si Sergen avait quelque chose à ajouter.

    ─ Il était déjà dangereux de base avant de verser dans le whisky intensément ?

    Cela eut le mérite de lui soutirer un haussement de sourcil.
    Le grand blond s'était effectivement référé à lui comme à un alcoolo mais il avait plus vu ça comme une manière de casser encore un peu plus de sucre sur son dos que comme un fait véritable. Visiblement intéressé, Lorentz se redressa sur son siège, son regard traduisant sa surprise.

    — Ca c'est une donnée nouvelle.

    D'aussi loin qu'il le sache, et il était plutôt doué pour cerner les gens, Chester n'avait jamais eu le moindre problème avec l'alcool. Il avait bien du venir une ou deux fois au boulot le week end avec une petite gueule de bois mais rien qui ne soit dramatique — quand bien même à l'époque cela lui avait paru être un écart de conduite méritant un bon sermon.
    Il eut une moue agacée.
    Putain, Chester. Me dit pas que t'as décidé de noyer ton foutu chagrin dans l'alcool.
    Ce n'était au final même pas si surprenant que ça. Chester avait beau être un brave gars dans le fond, il avait toujours eu du mal à supporter la pression. Le seul fait qu'il soit arrivé à vivre avec sa harpie de mère jusqu'à l'Apocalypse était déjà un exploit impressionnant. Un profond soupir s'échappa de ses narines tandis qu'il réfléchissait, puis il fit mine de se lever, reportant son regard sur Sergen :

    — Je ne pense pas que Chester représente un véritable danger. Il a toujours été impulsif. La conjecture actuelle doit le rendre particulièrement à cran. Je vais surveiller ça de mon côté et je vous tiendrai au courant si des mesures doivent être prises. En attendant, abstenez-vous de franchir le Mur. Le mieux est de laisser la situation se décanter, en espérant qu'il se calme et fasse pas de connerie...

    La fin de sa phrase se perdit dans le vide, tandis que sa voix s'éteignait dans sa gorge, et qu'un martèlement sourd indiquait qu'on se dirigeait droit vers la Salle de Contrôle.
    Il n'eut pas le temps de se tourner vers les moniteurs derrière lui que la porte s'ouvrait brusquement, laissant apparaître dans son encadrement une silhouette familière.
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Chester.
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Jeu 8 Oct - 12:27

    Chester n'était pas d'humeur.

    Chose assez récurrente depuis quelques mois : la conjecture actuelle avait le don de lui laisser les nerfs à fleur de peau.
    Néanmoins, en cet instant, Chester n'était vraiment pas d'humeur.

    La journée avait de base mal commencé : avec l'effondrement du Mur, la pression qu'il avait à supporté était montée de plusieurs cran, aussi bien parce que des goules du nouveau mall pouvaient désormais s'introduire chez eux pour se mêler à celles qu'ils se coltinaient déjà que parce que la barrière qu'il avait érigé avec les siens entre ce satané vieux con grisonnant et lui ne servait désormais plus à rien.
    Que parce que ça offrait désormais un terrain de jeu sensiblement plus grand pour sa vieille folle de mère.
    Ca avait empiré un coup quand Tara était venue le prévenir au sujet de la nouvelle disparition de cette dernière.
    Encore plus quand elle avait ajouté que des gens du nouveau mall s'étaient introduits de leur côté du Mur.
    Apothéose quand il les avait trouvés aux prises avec sa génitrice.
    Le reste n'était qu'un flot confus d'informations, rendu encore plus chaotique par l'alcool, et ça se démêlait à peu près au moment où il avait laissé Madeleine à la Clinique, sous la garde de Tara et de deux autres infirmières, histoire d'être sûr qu'elle ne fasse pas de nouvelles conneries.

    Il avait alors tourné un bon moment en rond dans son " bureau " — une chambre individuelle de la Clinique qui lui servait de refuge, espace privé et d'endroit où se planquer pour boire le soir –, comme un lion en cage, et n'était jamais parvenu à faire diminuer sa rage.
    Chester avait toujours eu des problèmes pour gérer sa colère. Ca l'avait lui-même surpris d'être engagé ici pour gérer la sécurité, sachant que ce paramètre avait pu directement sauter aux yeux du chef de la Sécurité lors de son entretien d'embauche, lorsqu'il avait violemment tapé du point sur la table en haussant le ton pour exprimer son désaccord sur il ne savait même plus quoi. Ca n'avait pas eu l'air de plaire au dit Chef mais il l'avait quand même recruté.
    Le seul fait d'y repenser à présent suffisait à l'énerver encore plus. Tout ce qui touchait à Michael Lorentz, de près ou de loin, l'énervait profondément, maintenant. C'est au bout d'une quinzaine de minutes qui lui avait paru durer une éternité qu'il s'était décidé à agir. De manière stupide, irréfléchie et impulsive, comme il savait si bien le faire. Histoire d'être encore plus en colère ensuite.
    Le pire était que la bouteille de whisky qu'il gardait sous son lit était également vide et qu'il n'avait par conséquent même pas pu boire un verre avant de se mettre en route pour se donner du courage ou autre, et puis merde il n'avait pas besoin de se donner du courage, surtout maintenant, pour aller voir ce vieux con, putain !
    Miles était parti de son Refuge en claquant toutes les portes qu'il trouvait sur sa route, aboyant des ordres à qui osait le questionner en chemin, ordonnant qu'on surveille bien sa mère et qu'on ne laisse plus personne sortir de la Clinique avant qu'il ne soit de retour. Il avait passé le Mur, repoussant violemment les quelques goules qui avaient tenté de s'approcher de lui — il était un putain de quaterback au lycée –, gravi les escalators en dégageant quelques zombies supplémentaires, et déboulé dans l'ex-quartier de la Sécurité de Sun City qui était désormais un putain de REFUGE en veillant une fois de plus à bien claquer la porte derrière lui, mais en ayant la délicatesse de s'assurer qu'aucun mort-vivant ne le suive, parce que, MERDE ! Il ne voulait pas être dérangé par un tas de chair en décomposition un peu trop collant.

    Lorsqu'il entra en trombe dans un dortoir nouvellement aménagé, il n'adressa pas même un regard aux visages éberlués qui se tournèrent vers lui. Il ne prit évidemment pas la peine de frapper à la porte de la Salle de Contrôle avant de l'ouvrir avec toute la violence dont il était capable, ayant au préalable pris une grande inspiration, aussi bien pour décupler la force de son geste que pour avoir de quoi brailler tout son soul une fois en face de...

    — MERDE MICHAEL C'EST QUOI CES CONNERIES ?! Y A DEUX DE TES HOMMES QUI SONT ENTRES CHEZ MOI ET QUI...

    Il s'arrêta net, constatant que Lorentz n'était pas seul... et qu'il était justement avec l'espèce de grand nigaud qu'il avait trouvé avec sa mère et un petit maghrébin. Il les foudroya successivement du regard, avant de désigner du doigt le blond, gueulant de plus belle :

    — LUI !! J'ai trouvé ce mec et un autre dans une boutique AVEC MA MERE !!! Il s'agissait effectivement là d'un point sensible qu'il convenait de souligner pour accentuer l'aspect critique de la chose. TU PEUX PAS CONTROLER TES TROUPES, NOM DE DI...

    Il s'arrêta de nouveau, stupéfait, lorsqu'un jappement strident en provenance de sa gauche retentit à ses oreilles. A peine eut-il le temps de baisser les yeux que le border collie qui était quelques instants plus tôt allongé dans un panier contre le mur se jetait sur lui, la queue battante et le regard pétillant, dans un état de surexcitation totale.
    Il se baissa immédiatement pour tendre la main vers Sam, qui la renifla très furtivement avant de littéralement bondir sur lui, aboyant de plus belle.

    — Que... Sam ?!! MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS AVEC MON CHIEN, EN PLUS ?!!!

    Il adressa au vieil homme un regard mélangeant habilement horreur, surprise et fureur, mais il était bien difficile de savoir quel était le sentiment prédominant dans ce cocktail visuel explosif.
    Dressé sur ses pattes arrières, Sam, de son côté, bondissait sur place dans l'espoir de réussir à lui lécher le visage, visiblement trop heureux pour se formaliser des relents d'alcools désagréables qui l'imprégnaient tout entier.
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Aeva
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Dim 11 Oct - 21:41

Tout se passa un peu vite.
D'abord, Lorentz lui répondit, il ne savait visiblement donc pas pour l'alcoolisme du cher Chester -quoi que dans sa tête ce mec était cheap-. Il lui expliqua qu'il fallait laisser la situation se calmer et que tout roulerait comme sur des roulettes si le temps faisait son travaille. Sergen en fut un peu contrarié mais il avait hoché la tête ; s'il était impulsif de base avant l'alcoolisme, le grand blond aux chaussures noire serait plutôt d'avis contraire: l'alcool avait le chic pour sublimer les défauts cachés des gens. Classé dangereux dans son crâne, donc. Mais il opina malgré tout, leur conclusion était le même. Il ne fallait pas titiller le danger. Alors il n'ajouta rien, se pliant au conseil de laisser l'eau couler sous les ponts.

Cependant, le chef propulsé du groupe n'eut pas le temps de vraiment terminer sa phrase qu'un claquement sourd et puissant retentit, le même qu'il avait provoqué. Dans un BOUM, la porte fut ouverte. Et tout vociférant qu'il était, Miles chéri débarqua. Retourné suite au bruit sourd de la porte, l'homme se dirigea droit vers eux. Il remarqua tout de suite sur le bonhomme était remonté, tendu comme un arc et bien plus encore, ce qui le réjouissait d'avance. Il n'écouta pas vraiment ce qu'il put dire juste avant, il sut juste qu'il se coupa pour le montrer de son index, criant toujours plus fort. Sergen soupira, se demandant s'il savait parler normalement, sans une once d'agressivité. Il sentait sa propre colère remonter d'un cran, mais il ne voulait pas risquer un incident "diplomatique" ici, maintenant. Il retint ses paroles, qui auraient été de l'ordre de "Ben tiens, petit à peur pour môman, pourtant Madeleine se débrouille bien sans vous, Miles". Sa contenance cependant et sa colère s'envolèrent quand le dénommé se pencha.
Sam, le chien s'était levé.
C'était le chien de Chester, visiblement.

Mais le maître du pauvre toutou ne trouva rien d'autre à faire que... de continuer d'user de ses cordes vocales. Les décibels élevées de cette conversation ne plaisaient pas trop au grand blond. Il serra les dents en faisant une moue. Agacé et usé par le numéro et les pitreries du chef de l'autre groupe, Sergen souffla un bon coup.

Ah bien, quand on parle du loup...

...On en voit le bout de la queue.

Who'. Calme. On l'a bien nourrit avec des croquettes, c'bon.

Il eu un petit rire caustique. Le sarcasme coulait presque sur ses chaussures, il ne se serait pas pensé capable d'une telle chose, mais bon, il en avait marre. Il regarda le pauvre chien et sa mine se renfrogna à nouveau. Mais il ne s'arrêta pas en si bon chemin.

C'cool que vous soyez là, on parlait d'tout ça. C'bien parce qu'en fait, comme on savait même pas que vous existiez encore, c'dur de qualifier ça d'intrusion, n'est-ce pas ?

Il grinça des dents, lui offrant sa plus belle grimace coincée par le dénigrement.

On s'disait qu'on allait vous laisser peinard. Mais comme vous êtes là, hein. 'Peux ptet papoter, un thé ptet' ? Si seulement vot' voix était pas aussi portante.

Oui, je fais de l'humour détourné, un soucis ? pensait-il.
C'était une façon de demander à monsieur en face de lui de peut-être ne pas crier ? Oui, du repos pour les oreilles, ce serait tellement bien. Sergen appréciait le calme. Il aimait encore plus coller des gnons aux zombis, où bien aux petits nerveux emprunts d'alcools, mais bon. S'il le fallait, il saurait se battre et coller le gars à terre, mais pas sans l'accord du "chef", qui, il le savait, SAVAIT tenir ses 'hommes'. Si seulement on avait pu qualifier leur groupe d'escouade aux services de Lorentz. Ils étaient plus un groupe hétéroclite qui ne respectaient pas très bien les conseils, en fait.
Sergen avait presque envie de ne pas respecter les dires de Lorentz.
Mais il ne le fit pas, par pur respect de la situation.
C'était à eux deux de parler entre eux.
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Mémé Madeleine
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Dim 11 Oct - 22:41


    Trois infirmières.
    Assisse sur le lit de sa chambre, Madeleine les fixait, l'une après l'autre, les défiant de ses petits yeux plissés.
    Trois infirmières.
    Elle allait les avoir. Comme d'habitude. Cinq mois qu'elle était ici, et il n'y avait pas eu un jour sans qu'elle ne parvienne à se sauver. Elle recelait de tours et de malices pour se sortir d'une telle situation. On avait beau toujours braqué les yeux sur elle, vint un moment où elle s’éclipsait sans lancer de trace de sa fuite, comme si elle n'avait jamais été là.
    Ce qui fut le cas, une fois de plus.
    Trois infirmières.
    Qui clignèrent des yeux en même temps, dans une synchronisation parfaite. Trois battements de cils, et quand leurs paupières se rouvrirent, Mémé n'était plus assise. Pas même un pli ou un renfoncement sur le lit, là où son fessier était posé. Rien, si ce n'était le vide. Et une mamie qui trainait à nouveau dans le mall, dans elles ne savaient trop quel sombre dessein.

    Parce qu'en plus de ces talents de magicienne, Madeleine avait aussi du flair. Elle était curieuse de savoir où son fils s'était volatilisé. Pour cela, elle n'avait qu'à suivre les effluves de whiskys qui lui traçait presque le chemin. Il fallait croire qu'à l'époque, ses seins avaient produits du lait de poule et non maternelle pour nourrir le nourrisson qu'était Chester.
    Cette époque lui manquait bien, d'ailleurs.
    Leur refuge à eux manquait cruellement d'enfants, et Chester n'avait pas encore daigné lui en concevoir. Pourtant, les femmes ne manquaient pas à leur quartier général, certaines étaient d'ailleurs complètement gaga du chef qu'il était ! Bah, à croire qu'elle devait tout faire elle même, et lui arranger un coup avec celle qu'il trouvait la plus potable.
    Continuant son avancée, ignorant goules et zombies pour progresser inlassablement, la vieille dépassa alors le mur effondré qui bloqué l'accès à l'autre partie du mall.
    Partie qu'elle avait déjà un peu visité, mais jamais en profondeur. Il était temps de s'y mettre.
    Madeleine avisa du coin de l’œil deux individus grimper quatre à quatre les escaliers. Elle les suivit discrètement, sans se faire voir, jusqu'au troisième étage.
    Ouh, c'est qu'elle commençait à fatiguer là par contre, une pause était bientôt nécessaire. Lorsque les inconnus entrèrent dans ce qui semblait être le post de surveillance du mall -elle y avait déjà été plusieurs fois, venant faire des petits coucous à son fils adoré et à ses amis-.
    Un petit sourire se dessina sur ses lèvres.
    Elle en aurait mit sa main à coupé : Chester était là dedans. Même qu'elle l'entendait presque hurler de sa place.

    Mamie entra donc en toute impunité dans le refuge, avançant vers la salle de contrôle d'un pas si naturel que l'on aurait naturellement prise pour une survivante du Refuge. D'un mouvement sec, elle ouvrit alors la porte, d'une manière tout aussi fracassante que son fils. Il devait tenir ça d'elle, en fait.
    Les mains sur les hanches, elle les foudroya du regard.

    « Les enfants, c'est quoi ce bordel, je peux pas faire ma sieste moi ! »

    On les entendait de la Old Portion. Et puis, les yeux de Madeleine tombèrent sur le chien qui jacassait autour de son fils.

    « Saaaaam ♥ !! »

    Elle se dirigea vers elle, attrapant sa tête avant de tripoter ses joues. A défaut d'un petit-fils, elle avait ce chien au moins, c'était déjà mieux que rien. Aussi était-elle plus qu'heureuse de le retrouver, tellement qu'une goutte naquit même au coin de ses yeux. Elle renifla un peu avant de reprendre contenance.

    « Et Loreeentz !!

    Deux petits pas sautés, et elle se jeta à son cou. Après tout, il était l'un des amis les plus proches de sa cher progéniture, aussi le connaissait-elle bien. Elle avait en quelque sorte vu sa fille grandir.
    Après tous ces débordements d'affection, il était temps de passer aux choses sérieuses.
    Elle sortit de la poche de son gilet un petit sachet de cookies, fait maison bien entendu, en proposant à ceux qui se trouvait autour d'elle. Mamie avait le sens de l'hospitalité après tout, même quand ce n'était pas elle qui recevait !
    Puis elle se retourna vers le géant qu'elle avait diaboliquement embêté dans le magasin d'art, fronçant le nez.

    « Je suis désolé pour ce qui est arrivé au Art Label. Mon fiston est un peu ronchon ces temps-si, je ne sais plus quoi faire de lui, il ne facilite pas la vie de sa vieille mère... »

    En même temps qu'elle prononçait ces derniers mots, elle glissait son regard vers ledit fiston.
    Tiens, ça t'apprendra à vouloir tout le temps m'enfermer à la Clinique !
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Lorentz.
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Lun 12 Oct - 16:39

    Si son statut d'ancien sniper conférait à Lorentz la capacité de faire preuve d'une très grande patience, cette capacité avait tendance à s'amenuiser dans certaines situations, notamment lorsqu'il voyait des gens envahir son espace privé et le déranger dans sa surveillance des moniteurs.
    S'il n'en montrait rien, il appréciait évidemment que des volontaires viennent se proposer pour aider à l'aménagement du Refuge. Chaque petite mission qu'il confiait à l'un de ses "protégés" avait le mérite de lui réchauffer un peu le coeur, et de lui donner le sentiment que son existence avait encore un peu de sens, ne serait-ce qu'un peu.
    Il appréciait aussi qu'on vienne l'avertir d'un éventuel problème qu'il n'aurait pu détecter de lui-même au moyen des caméras de sécurité, pour celles qui fonctionnaient encore en tout cas. Là encore, ça lui donnait le sentiment qu'il était utile, d'une manière ou d'une autre. Même en tant que sale type bougon qui donnait aux autres l'impression qu'il y avait quelqu'un pour gérer tous les problèmes et les protéger si jamais un souci majeur se posait, comme pourquoi pas l'apparition d'un immense monstre quadrupède rouge bouffeur d'humains.
    En soi, il appréciait donc que Sergen vienne le prévenir pour Chester. Même si à côté de ça, ça voulait dire qu'il se retrouvait dans une situation gênante, vu que le problème Chester découlait directement de lui. Et devait théoriquement rester sien. Il avait supposé que l'autre homme se tiendrait effectivement à l'écart des survivants de son groupe et avait supposé juste jusqu'à ce que cette foutue barrière entre leurs deux mondes s'effondre.
    Il n'appréciait par contre pas du tout de voir Chester débarquer comme une furie dans son repère pour l'engueuler en face de l'un des membres de son groupe, quand bien même c'était un comportement extrêmement prévisible venant de lui. Il se demandait presque comment il avait pu espérer que cela ne se produise pas.

    Il essuya les attaques de Chester sans broncher, habitué de longue date aux vociférations de l'homme lorsqu'il était particulièrement à cran, quand bien même elles avaient rarement atteint un tel stade de hargne. Surtout dirigées face à lui.
    Il laissa Sam aller retrouver son maître, tout comme il laissa Sergen intervenir, visiblement très irrité de se retrouver de nouveau confronté à l'homme qui, selon ses dires, avait lâché des zombies sur lui au lieu de l'aider, ou quelque chose du genre.
    Son stoïcisme se mua en consternation lorsque sa pauvre porte s'ouvrit de nouveau à la volée et laissa se découper dans son encadrement une silhouette qu'il connaissait bien et aurait reconnue entre mille, quand bien même il ne l'avait plus vue depuis un bon moment. Voilà que sa Salle de Contrôle se muait en un putain de moulin.
    Sa consternation devint profonde lorsque Madeleine alla se suspendre à son cou comme elle le faisait à chaque fois en quelques petits bonds. Il ne la repoussa pas, et alla même jusqu'à lui rendre — très vaguement – l'accolade, chose qu'il avait de toute manière toujours fait et qui avait le don de faire systématiquement sourire sa femme à l'époque, cette dernière s'amusant de le voir aussi formel et peu emprunt à l'interaction chaleureuse avec cette vieille folle.

    — Madeleine, fit-il poliment juste avant qu'elle ne s'arrache à lui aussi vite qu'elle était venue et aille se piquer devant Sergen.
    — Je suis désolée pour ce qui est arrivé au Art Label. Mon fiston est un peu ronchon ces temps-si, je ne sais plus quoi faire de lui, il ne facilite pas la vie de sa vieille mère...

    ... il ne facilite pas la mienne non plus, poursuivit-il intérieurement sans pour autant piper mot.
    Il aurait bien fait profil bas et laissé la conversation se poursuivre le plus naturellement du monde si elle n'avait eu lieu sur ce qu'il considérait comme étant son territoire personnel et n'empiétait pas par conséquent directement sur ses platebandes.
    Il attrapa — plus par mesure de politesse encore qu'en raison d'un véritable entrain – le cookie que lui tendait la vieille femme.
    Et puis pour une fois qu'il avait tout le monde sous la main... et quitte à donner dans la gaminerie...

    — Aux dernières nouvelles, je t'ai laissé la voie libre lorsque tu es passé de mon côté pour aller te constituer des stocks d'alcool chez -OH. Il désigna les moniteurs derrière lui d'un signe du menton, signifiant à l'autre homme qu'il avait effectivement pu le voir lorsqu'il s'était introduit dans la Americana Gallery, avant de continuer : A l'époque je pensais que c'était pour avoir du désinfectant, même si ça m'apparaissait un peu étrange dans la mesure où tu as la Clinique, mais maintenant je comprends mieux.

    Et il était vrai que pour peu qu'on y prête l'attention, on pouvait remarquer que Chester empestait l'alcool depuis sa position, à savoir à quelques bons mètres de distance. Il haussa les épaules, avant de continuer :

    — Tu n'as qu'à considérer qu'on est quittes. Si tu n'es pas content, reconstruis ton mur. Personnellement je n'ai rien contre le fait que des gens de ton groupe s'aventurent par ici pour peu qu'ils se comportent bien. C'est toi qui tiens à ce que personne ne passe de ton côté.

    Et c'est aussi toi qui vas te remettre à brailler dans quatre, trois, deux, un...
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Chester.
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Lun 12 Oct - 17:18

    L'euphorie de Sam parvint presque à l'apaiser.
    Il fallait reconnaître que ce chien était un véritable atout pour un homme comme lui, pour qui tempérer ses humeurs était chose ardue. Un animal aussi intelligent et jovial avait le mérite d'agir comme très bon catalyseur d'humeur sur lui et de le pousser à plus se focaliser sur les bonnes choses que sur les mauvaises.
    Malheureusement il avait été séparé de son animal pendant un bon moment et avait dû faire sans.
    Outre cela, il avait déjà beaucoup bu aujourd'hui et cela ne l'aidait pas.
    De surcroît, voilà que le grand blond se mettait à le toiser de haut et l'interrompait dans son règlement de comptes — un de plus... – avec un air de défi.
    Il profiterait de ses retrouvailles avec son chien plus tard. En fait, il ne savait même pas s'il serait véritablement en mesure de les apprécier. Les choses avaient tellement changé...

    — C'cool que vous soyez là, on parlait d'tout ça. C'bien parce qu'en fait, comme on savait même pas que vous existiez encore, c'dur de qualifier ça d'intrusion, n'est-ce pas ?

    S'évanouit instantanément toute possibilité qu'il fasse preuve de ne serait-ce qu'un peu de self-control dans un futur très proche.

    — On s'disait qu'on allait vous laisser peinard. Mais comme vous êtes là, hein. 'Peux ptet papoter, un thé ptet' ? Si seulement vot' voix était pas aussi portante.

    MAIS C'EST QU'IL SE FOUTAIT DE SA GUEULE EN PLUS LE PUTAIN DE MICKEY ROURKE AVEC SON ACCENT CAMPAGNARD LA ?!!
    Il n'en fallait pas plus pour que Chester menace de nouveau de sortir de ses gonds...

    — MAIS DIS-MOI TU PEUX PAS PARLER NORMALEMENT UN P...???

    ... de la même manière que la porte d'entrée de la salle qui alla de nouveau s'abattre avec fracas contre le mur tandis qu'on l'ouvrait violemment.
    De manière assez hypocrite, Chester ne supportait pas qu'on malmène les porte. Les entendre claquer avait le don de l'agacer profondément. Il le vivait généralement comme une espèce d'agression personnelle et montait plus facilement dans les tours ensuite. C'était sans doute pour ça qu'il tentait désespérément d'évacuer sa propre colère en claquant tout ce qui passait à sa portée lorsqu'il était vraiment en rogne.
    Dans tous les cas, ce nouveau claquement brutal fut tout aussi irritant pour lui que pour Lorentz, sauf que lui, contrairement au vieux gris, ne parvenait absolument pas à le cacher.
    Il fit brusquement volte-face, prêt à engueuler le petit con qui osait venir l'interrompre en pleine tirade, et son visage se décomposa instantanément lorsqu'il reconnut sa mère.
    Stupeur.
    Effroi.
    Tremblement.
    Il l'avait laissée il y avait quelques minutes à peine en compagnie de TROIS INFIRMIERES dont la seule mission était de la surveiller, que DIABLE faisait-elle ici ?!!

    — Mais... Maman ?! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?!

    C'est totalement hébété qu'il la vit lui passer devant pour aller caresser Sam qui glapissait de bonheur en revoyant la grand-mère qui excellait dans l'art de lui filer des gâteaux en douce. Puis se jeter au cou de Lorentz tandis que celui-ci lui rendait maladroitement son étreinte comme à l'accoutumée — chose qui l'aurait encore énervé s'il n'avait été aussi surpris –, lui tendre un cookie et enfin se retourner pour parler au grand blond en faisant état de son fils qui... NON MAIS SERIEUX LA ?!

    — Je serai un peu moins ronchon si tu étais un peu plus gentille avec les infirmières et si j'avais pas à courir partout pour jouer à cache-cache avec toi tous les jours alors que j'ai plus important à faire, grommela-t-il en serrant les dents, bien entendu incapable de hausser le ton face à sa mère.

    Comme boire, souffla la petite voix acerbe qui lui soufflait de mauvaise conscience, dans un recoin de sa tête.
    C'est avec la mine bougonne d'un jeune garçon qu'on venait de sermonner qu'il laissa son regard se perdre sur le sol, en direction de ses pieds. Comment pourrait-il jamais passer pour un chef crédible si sa mère le remettait toujours en question et ne l'écoutait même pas même lorsque la situation l'exigeait ?
    Sam, revenu à ses pieds mais lorgnant avec un intérêt non dissimulé les gâteaux que distribuait Mamie en se demandant s'il en aurait un aussi, leva le nez vers lui et lui adressa un coup de langue affectueux sur la main. Il le gratta pensivement derrière les oreilles, et fut alors sortit de sa contemplation par la voix de Lorentz, qui avait comme à son habitude le don de taper très juste, ce qui était d'ailleurs très agaçant — parmi plein d'autres choses agaçantes bien entendu, surtout en ce moment.
    Chester tressaillit lorsque ce dernier parla de cette fois où, de nuit, il s'était discrètement introduit dans le nouveau mall jusqu'à la Americana Gallery pour aller faire le plein de bouteilles, notamment de whisky. C'était il y avait peut-être trois mois de ça. Il ne l'avait pas oublié, mais avait secrètement espéré être passé inaperçu. Ce mec devait bien dormir à un moment ou à un autre, quoi qu'en dise l'odeur de café grillé qui régnait dans la pièce...
    Ses sourcils se froncèrent mais il n'eut pas le temps de chercher quoi répondre, que Lorentz continuait en disant qu'ils étaient quittes.
    Il serra les poings.
    C'était toujours pareil.
    Il était incapable de lui tenir tête. Il se retrouvait toujours à court de mots ou incapable de répliquer. Toujours. Ca le foutait hors de lui à peu près autant que ça le désespérait.
    Et voilà que maintenant il se faisait démolir devant sa mère et un putain d'inconnu ! Quelle humiliation !! Il fallait qu'il trouve quelque chose...
    ... et puis merde, connard !

    — Ma mère aurait pu se faire tuer, fut la seule chose qu'il trouva à répondre.

    Ca s'était échappé de sa bouche comme un souffle, un souffle qui puait la défaite et l'absence totale d'argument valable. Sa mère. Encore sa mère. Toujours sa mère.
    Au prix d'un effort colossal, il parvint à lever les yeux pour soutenir le regard glacial de Lorentz. Mais ne tint pas plus de quelques secondes, et détourna donc son attention vers le grand blond qu'il avait vu environ une heure auparavant.

    — Vous auriez pu la faire tuer ! dit-il en lui adressant un regard noir, un peu désespéré à l'idée de n'avoir rien de constructif à dire.

    Comme bien trop souvent.
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Aeva
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MessageSujet: u    Lun 26 Oct - 1:37

Et quand l'autre commença à nouveau à chialer et à beugler... L'intervention divine arriva ! Dans ses vêtements digne d'un clip pour bonbons, Mamie Madeleine ramena son joli visage ridé. Elle se présenta, rigolant comme d'habitude de sa manière d'exister complètement exubérante. Il aurait presque eu un sourire s'il n'avait pas été remonté à ce point là ; en fait même elle calma une partie de son agacement, il ne savait pas pourquoi mais elle était attachante à sa façon. Bien qu'un peu épuisante sans doutes vu l'état de son fils qui devait la supporter tous les jours. La femme se permit une accolade chaleureuse avec Lorentz, qui lui répondit avec beaucoup de gêne mais ne brisant pas une certaine politesse. Il devait avoir du respect pour ses ainés, sans doutes. Elle accueillit le chien qui avait l'air de bien l'aimer aussi puis dégaina son arme favorite semblait-il: un paquet de cookies. Elle proposa un petit gâteau à tout le monde, chose qui fut bien évidemment ignoré par les deux autres hommes. Sergen quant à lui, complètement niais et ne comprenant rien aux choses, se servit non sans un petit pouffement dans la boite pour prendre un biscuit. Il n'était plus fâché, elle avait un bon petit effet en fait comme petit bout de femme.

Elle s'adressa avec sérieux à lui la seconde d'après cependant. Elle s'excusa pour l'Art Label et glissa même un petit reproche à Miles. Ce fut le tour de Lorentz avant que lui-même ne puisse parler. Il écouta simplement le flot de paroles de l'homme grisonnant sortir et se rappeler d'une petite escapade de Chester chez "eux" pour se servir en alcool. Ah ! Super, l'arroseur arrosé, c'était drôle en fait de le voir ainsi réduit au stade de petit chapardeur sans qu'il puisse vraiment contrer. D'ailleurs, il fut tellement pris au dépourvu qu'il reporta donc tout cela sur lui. Le pointant du doigts, il l'accusa du fait que Madeleine aurait pu se faire tuer.
Sergen sourcilla, ses traits tirés alors que la colère repointait le bout de son nez face au pathétique comportement de l'homme en face de lui. Autant il aimait bien Madeleine autant il se demandait comme elle avait fait pour le mettre au monde. Grinçant silencieusement des dents, sa mâchoire s'avança très légèrement pour accentuer son expression blasée. Il ferma les yeux et soupira. Il ne voulait pas se mettre à insulter fils chéri sous les yeux de môman, mais c'était juste parce qu'il appréciait le caractère explosif de cette dernière. Sinon il aurait bien coller une mandale à l'autre homme. Il était certain qu'il pouvait le battre en plus vu l'état d'ébriété de celui-ci et le fait qu'il était quand même plus grand que lui. Et là il n'avait pas de quoi défoncer une porte en verre pour attirer les zombis sur lui. Il resta donc simplement là et rouvrit ses paupières sur Chester. Au passage ça permettrait de complimenter mamie.

Vot' mère a l'air de se démerder cent-mille fois mieux en survie que nous tous ici réunis, elle sait mieux faire le zombi que personne. D'ailleurs, pas de mal à ça Madeleine, hein. En voyant que c'était une humaine j'l'aurais aidé de toutes manières, je suis pas un sac. Et je respecte mes ainés.

Il soupira une autre fois, il sentait la migraines poindre et il ne voulait pas se chamailler plus que ça ici, maintenant, avec l'autre homme. Il décida donc qu'il était temps de s'en aller et que tout cela ne le concernait pas. Il était, à la base, juste venu prévenir Lorentz lui ! Les affaires de famille c'était pas son truc de toute façon et ce Chester non plus. Il voulait totalement se décharger des accusations, c'était son seul truc. Mais bon sang il aurait gagner à prendre exemple sur elle et à passer aux cookies plutôt qu'au Whisky !

Moi je me tire, j'voudrais pas vous déranger pendant votre réunion entre amis. Merci mémé pour le cookie !

Il se carapata donc à grand pas en levant le biscuit en signe d'au-revoir pour Mémé Madeleine, ne jetant un dernier regard qu'à elle. Le reste n'était pas ses affaires, il ne voulait plus s'en mêlé. Il savait juste tout ce dont il avait besoin à propos de Chester et il avait pu en reparler avec la vieille et lui dir que tout cela n'était pas grave.
Il sortit sobrement de la pièce, mordant dans son gouté improvisé.


{Sergen out owo Je me suis permis de conclure pour lui, j'avais rien d'autre à ajouter xD}
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MessageSujet: Re: Au rapport, Sir.    Aujourd'hui à 13:27

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Au rapport, Sir.
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