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 "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette

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Mythri
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MessageSujet: "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette   Sam 21 Jan - 22:35

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    Retour sur le toit, pour la première fois depuis plusieurs jours -Mythri elle-même peinait à y croire. Son sanctuaire, qu'elle partageait avec tous les autres réfugiés sans encore l'admettre tout à fait, préférant conserver l'illusion d'une ultime bulle d'espace privé dans cette vie en communauté qui était la sienne depuis plus de temps qu'elle n'en avait eu le courage de compter, la voyait arriver d'une humeur plutôt bonne. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas rechargé son baladeur -l'électricité fonctionnait encore au refuge, mais chacun craignait les représailles de Lorentz en cas d'usage abusif- mais cela n'empêchait pas Mythri de chanter à tue tête, du moins dans sa tête. Pour le moment, c'était un vieil air de Queen qui la hantait. Elle ne se souvenait plus exactement ni des notes, ni des paroles ; et alors ?

    La nuit était en train de tomber, et Mythri pouvait voir plusieurs silhouettes sur le toit. Deux d'entre elles -vraisemblablement Nathan et Angela, d'après ce que lui laissait voir sa myopie- étaient en pleine conversation -et plus si affinités- et la jeune femme ne trouva pas vraiment sage d'aller les déranger. Et puis, toute sociable que fut son humeur ce soir-là, elle ne l'était tout de même pas assez pour venir s’immiscer au milieu d'un couple roucoulant. La romance n'avait jamais été son péché mignon.
    En revanche, le gars tout seul, là bas au fond, à quelques pas du potager, pas de doute : c'était Icare. Et Icare, Mythri se foutait bien de le déranger. Ou plutôt, n'avait aucune gêne à l'aborder tout naturellement. Si elle gênait, elle pourrait toujours prétendre que son intention première avait toujours été de regarder comment poussaient les tomates en ce moite été post-apocalyptique -en espérant duper personne, sans se faire trop d'illusions toutefois.

    Mythri s'avança donc d'un pas léger vers Icare.

    - Des insomnies ?

    Propos un peu à côté, puisqu'il était à peine vingt-deux heures, mais hé, on ne lui avait pas demandé en plus de réfléchir à ce qu'elle pouvait bien dire.
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Icare
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MessageSujet: Re: "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette   Lun 5 Juin - 12:40

    Il faisait bon, ce soir.

    C'était cela qui avait poussé Icare à monter sur le toit, sa guitare sous le bras. Passer des soirées d'été assis dans l'herbe à jouer dans la moiteur du soir était un petit plaisir qu'il ne se refusait jamais, même si l'herbe avait, depuis ses premiers accords le long du manche, cédé la place au béton du Toit. C'était pour le blond une petite consolation que de se dire que l'apocalypse, malgré tous ses efforts, n'était pas parvenue à lui arracher ça : contre le soleil qui se couchait, la douceur de la brise et les nuages qui rosissaient dans le ciel, les goules étaient impuissantes.

    Le musicien s'assit sur une canalisation et commença à jouer doucement. Il n'était évidemment pas seul sur le toit : pour les réfugiés, ce lieu était le seul où ils pouvaient évoluer à l'air libre sans risquer de se faire grignoter le museau par un mort-vivant, et en cela, il constituait pour bon nombre d'entre eux un refuge dans le Refuge. Comme lui, quatre ou cinq silhouettes se découpaient dans le soir qui tombait, certaines rassemblées en petits groupes, certaines solitaires, méditantes, rêveuses. Des sons de conversations, bien qu'aucune parole ne soit clairement déchiffrable, parvenaient au jeune homme.

    — Des insomnies ?

    Icare ne l'avait pas entendue arriver. Il se retourna pour faire face à Mythri, qui s'avançait vers lui avec un air jovial. Il lui lança un sourire. S'il avait toujours eu certaines difficultés dans le domaine des relations humaines, l'apocalypse avait eu pour effet de réduire les échanges au strict nécessaire : plus personne ne s'embarrassait de salamalecs, plus personne ne cherchait à faire des ronds de jambe ou des minauderies. Les épreuves traversées ensembles créaient des liens, réels, forts, puissants, plus profonds après seulement quelques mois de cohabitation qu'après des années de forte camaraderie. Donc Mythri était sa pote. Et il était content de la voir.

    — Quelque chose comme ça. Tu viens ?


    Le jeune homme s'écarta pour faire une place à Mythri.
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Mythri
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MessageSujet: Re: "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette   Sam 10 Juin - 13:13

    [Je viens par inadvertance de poser les yeux sur le chiffre "âge" en dessous de mon avatar, et de me souvenir que y'a pas si longtemps, c'était 15 ans et pas 21. Voilà, je me sens vieille + ça fait tellement que j'ai pas rp(éééé)]

    Elle lui offrit un grand sourire.

    - J'osais pas demander ! dit-elle, en s'asseyant à ses côtés, ou plutôt en se laissant tomber au sol avec la grâce qui était habituellement la sienne.

    Elle se rapprocha centimètre après centimètre de lui -elle était tombée un peu loin, dans un calcul tout à fait approximatif de la trajectoire de sa chute pseudo-contrôlée. Elle s'arrêta bien sûr avant que ça ne devienne trop près -elle n'aimait pas la proximité physique, Mythri. Puis elle s'adossa contre le mur -ou laissa ses pieds tomber le long du bord du toit, suivant si Icare est placé contre le mur près du potager ou sur le bord du toit, on va dire contre le mur ?- Son dos ankylosé poussa un soupir de satisfaction soulagée, et elle ramena ses genoux près d'elle, bras croisés autour, tête en arrière, reposant doucement contre le béton sale et irrégulier du mur, paupières closes. La musique reprit, et Mythri se surprit une nouvelle fois à envier leur putain de talent à tous avec la musique -Icare, mais aussi Max, au banjo, ou même Jacob à l'harmonica, même si elle ne lui aurait pour rien au monde avoué qu'elle l'entendait jouer, au creux de la nuit, et pire encore, qu'elle aimait se dissimuler pour qu'il ne s'arrête pas, continuant de se croire ça. Oui, si elle le lui avait dit, cela aurait été l'assurance de provoquer un grand moment de malaise entre eux deux. Pas le genre de choses dont elle avait envie de s’embarrasser, donc.

    Après quelques minutes et une chanson, Mythri prit la parole, paupières toujours fermées, un demi-sourire sur les lèvres, tandis que les tout derniers rayons du soleil d'été venaient caresser sa peau avant de se coucher jusqu'au lendemain.

    - Il nous manque juste un pack de bières, et on est au point culminant de notre existence, là. Enfin, moi en tout cas.

    Qui de chaud pour une petite expédition dans le magasin d'alcool du mall ? Pas elle. Pas à cette heure-ci, en tout cas -la dernière fois que le mall avait été éclairé la nuit, c'était quand les gens étaient encore vivants, là, partout, en bas, dans les rues, et dans les immeubles, partout autour.
    Grouillement de vie. Et maintenant, l'immobilité de l'obscurité de leur absence. Parfois, Mythri avait la pensée peu chrétienne qu'ils étaient quand même plus tranquilles sans tous ces gens -et elle s'en foutait, n'étant pas chrétienne. Et puis elle se souvenait de tous ceux qui étaient partis, et qu'elle connaissait. Et puis elle se souvenait que, même les inconnus, même s'ils la gênaient quand elle les croisait en heure de pointe dans les transports ou le mall, elle les aimait bien mieux vivants que morts. Avant, leur présente était agaçante, mais rassurante. Maintenant, bon. Elle leur devait quelques cicatrices un peu moches, des insomnies, et une bonne nausée chaque fois qu'elle mettait le nez hors du refuge. À cause de l'odeur.

    Autant pour l'expédition-suicide dans l'obscurité, donc.

    - J'ose pas imaginer qu'on en ait au frigo dans la cuisine ? J'ai pas fait gaffe.

    Et puis pendant que t'y es, tu pourras aussi aller piquer une clope à Lorentz, je suis sûre qu'il va te prêter de quoi te faire une roulée. Chiche ? Non. Tant pis. C'était stupide, d'ailleurs, cette envie. Cela faisait si longtemps qu'elle ne fumait plus régulièrement -depuis qu'elle avait fini le paquet qui était dans sa poche lors du D-Day, en fait- qu'elle n'en avait plus besoin. Mais la musique, le soleil et la tranquillité remuaient des souvenirs de soirées d'été passées dans des parcs, ou sur des balcons, avec des amis, ou juste à deux -parfois toute seule, plus rarement.
    Sauf que maintenant, il y avait l'odeur en plus, et le gars qui jouait n'était plus le même.

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Icare
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MessageSujet: Re: "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette   Lun 3 Juil - 15:38

[Moi c'est le 2011 sur nos dates d'inscription qui me fait le plus bader xD]

    - J'osais pas demander !

    Mythri se laissa tomber près de lui, s'adossant au mur contre lequel il s'était installé (parce que oui, c'était un mur, admettons, tiens). Elle ramena ses genoux contre sa poitrine, ce qui la faisait paraître encore plus petite qu'elle ne l'était déjà. Ils étaient tous un peu prostés, un peu voûtés par la fatigue et l'angoisse, un peu ramassés sur eux-même, dans une posture constante de proie prête à fuir au moindre son. Rares étaient ceux qui conservaient un semblant de port altier ou des vestiges de démarche assurée : l'apocalypse avaient fait d'eux des bêtes traquées et tendues. L'assurance avait disparu avec la sécurité : ils n'étaient plus des humains superprédateurs craints par le reste du monde animal, mais la seule source de nourriture des zombies. Et cela avait des conséquences physiques.

    - Il nous manque juste un pack de bières, et on est au point culminant de notre existence, là. Enfin, moi en tout cas. J'ose pas imaginer qu'on en ait au frigo dans la cuisine ? J'ai pas fait gaffe.

    La remarque de la jeune indienne tira Icare de ses pensées. En effet, ils étaient bien, assis ici, une légère brise apaisant la canicule qui les avait accablés toute la sainte journée. Il avait une guitare entre les mains, ce qui était depuis longtemps un facteur de bien-être ou, tout du moins, d'apaisement. Il était vrai qu'une bière fraîche aurait parfaitement accompagné cette bulle de tranquillité fragile et éphémère qui survivait miraculeusement à la jungle du mall. Mais les boissons alcoolisées étaient rares et disparaissaient vite, et il était assez peu probable qu'il en reste à la cuisine. Le jeune homme eut un aperçu furtif de la bouteille de vodka qui prenait la poussière dans son casier (bien que le propre du casier était précisément d'empêcher la poussière de pénétrer à l'intérieur, mh bref) et qu'il n'avait jamais fait péter, pas même à l'occasion des fêtes du refuge. Il la gardait, au cas où, pour une vraie grande occasion, selon bien évidemment sa propre conception égoïste de la chose. Ou au cas où il trouvait une boîte de médicaments, histoire d'avoir de quoi se foutre en l'air un soir où il ne parviendrait plus à se voiler la face sur son inexorable condamnation...

    Quelques accords joués au hasard parvinrent vaguement à écarter du jeune blond ses sombres pensées. L'avantage de savoir faire de la musique, c'était qu'il devenait un élément important pour le moral des troupes ; se sentir utile l'aidait à se maintenir en vie et à garder le mordant nécessaire pour se lever le matin. Il avait conscience de susciter chez certains - dont Mythri - une vague admiration, et cela le rendait un peu fier. Non, il n'allait pas en finir avec la survie tout de suite, finalement. Pas que rester en vaille vraiment la peine, non : mais si quelques uns parvenait à croire en lui, il se devait au moins de donner le change.

    - Vrai que ça manque... Ca fait une paye que je n'ai pas bu d'alcool. Je ne dois plus tenir grand chose, désormais... J'ai une bouteille qui pourrit dans mon casier, si ça te dit.

    Alors même qu'il pensait s'en servir pour se foutre en l'air quelques secondes plus tôt, la proposition était sortie d'elle-même, sans qu'Icare ait vraiment conscience de ce qu'il était en train de dire. Mais ma foi, un moment de tranquilité, c'était peut-être une grande occasion, après tout.
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Mythri
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MessageSujet: Re: "Let them eat cake" she said just like Marie-Antoinette   Ven 20 Oct - 13:11

    [Oh merde j'avais pas vu du tout que tu avais répondu il y a si longtemps... je me flagelle slap slap slap pardon maîîître]

    À des années lumière des pensées morbides d'Icare, Mythri rêvassait. C'était assez paradoxal, en y pensant : au bord de la dépression depuis qu'elle avait l'âge d'être une adulte dans un monde moderne peu adapté à ses aspirations, elle se sentait saine mentalement parlant depuis que tout était parti. En deuil, nostalgique, terrifiée, en colère ; ses émotions quasi-quotidiennes -surtout au début- ne respiraient pas la joie, mais elles étaient saines. Et quand la pensée de se foutre en l'air -facile, suffisait d'aller dehors, de se poser sur un banc ou au bord d'un canal, et tout serait vite fini, dans le sang et la douleur- lui était venue, à plusieurs reprises au début, elle avait éprouvé un tel dégoût d'elle-même qu'elle ne l'avait plus jamais invoquée. Elle voulait vivre. Elle vivait. Pas plus, pas moins qu'avant, à une seule différence près, capitale : elle n'avait plus le choix. Elle n'avait plus ces rêves brumeux, lointains, dont elle n'avait pas même envie de prendre soin, ou de réaliser, et qui planaient sur sa vie comme un fantôme. Les fantômes étaient devenus des êtres chers, des souvenirs nichés au creux de sa mémoire, des êtres qu'elle avait aimés et connus ; et les rêves, ne pouvait de facto plus jamais être réalisés, s'étaient envolés.


    - Vrai que ça manque... Ca fait une paye que je n'ai pas bu d'alcool. Je ne dois plus tenir grand chose, désormais... J'ai une bouteille qui pourrit dans mon casier, si ça te dit.


    Mythri émit un son qu'elle associa un peu trop à un gloussement.

    - Mec, j'ai tellement jamais tenu l'alcool... Trop petite. Ca va être ridicule. Mais j'accepte quand même, après tout, on n'a rien d'autre à faire dans l'immédiat ? Je vais voir si j'ai quelque chose de similaire dans mon casier, c'pas impossible.

    Elle se releva tant bien que mal, sentant les cicatrices de son dos tirer sa peau, comme chaque fois qu'elle les oubliait et bougeait un peu trop librement. Mythri passa outre.

    - Non pas que j'en prenne beaucoup, remarque. Besoin d'aide pour te lever?

    Si, une petite loutre de moins d'un mètre cinquante comme elle était tout à fait capable de pousser assez sur ses pieds pour relever un gaillard comme Icare.

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