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 Morgan Davis.

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AuteurMessage
Morgan
Increvable


Messages : 1474
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 21
Localisation : Errant dans les couloirs // Au milieu du Zombus

Feuille de personnage
P.U.F.: Levialhem.
Relationship:
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MessageSujet: Morgan Davis.   Dim 17 Fév - 17:01

.Morgan Davis.
Redemption



    Nom : DAVIS.
    Prénom : Morgan.
    Sexe : Masculin.
    Âge : 32ans.
    Origines : Américaines et Allemandes.
    Emploi : Technicien en mécanique.
    Taille : 1m82.
    Poids : 72kg.
    Groupe sanguin : O-
    Anniversaire : 9 novembre.
    Religion : Catholique (protestant).
    Corpulence : Athlétique.

    Couleur de parole : Burlywood.


      Signes Particuliers

    - Deux cicatrices sur le bras droit, et une au coin de l’œil gauche.
    - Son bras gauche porte deux tatouages lourds de significations, soit : Deux cartes, une seringue et une rose en leur centre sur le haut du bras, un serpent enroulé autour d’un poignard sur l’avant bras.
    - Une certaine adhérence au sucre, ce qui le rend profondément irritable s’il n’a pas sa dose.

      Histoire


    • 0yr. Birth •

    Anton. Moitié allemand, moitié américain, parlant couramment la langue de ces deux pays. C’était un homme massif, à l’épaisse chevelure blonde et aux yeux anthracite.
    Liz. Américaine pure souche. Une jolie femme, aux courbes sensuelles et aux longs cheveux roux.
    C’est un 9 novembre, sous le signe du Scorpion, qu’ils donnèrent naissance à leur premier enfant, dans la grande ville de Détroit. Un fils. Ils le baptisèrent Morgan.


    • 5yrs. Childhood •

    Morgan eut une enfance heureuse et sereine, au sein d’un foyer stable autant financièrement que relationnellement. Il fut éduquer majoritairement par sa mère, croyante confirmée en dieu, protestante exemplaire. Ainsi commença-t-il jeune à croire à cette entité toute puissante.
    Naquit l’année de ses cinq ans sa sœur cadette, Candice. Il était content, en bon gamin qu’il était, d’avoir une sœur sur qui veiller.


    • 9yrs. Death •

    Il était un élève dans les normes, bien qu’un peu chahuteur. Il se montrait social, avait donc une flopée d’amis, notamment celui avec qui il gardera longtemps le contact, Roy, qu’on qualifiera de ‘meilleur ami’. Il n’avait rien d’exceptionnel, tout du moins pas encore.

    Ce jour-ci, il était resté après les cours, jouer au basket avec Roy. Puis il était rentré, en passant par la même occasion à la boulangerie acheter quatre croissants. La porte de la maison était grande ouverte. Maman devait faire le ménage.
    Il entra, fermant la porte derrière-lui.
    « Je suis rentré ! »
    Silence.
    « …Maman ? »
    Il posa son sachet dans la cuisine, entra dans le salon. Retrouva sa mère effondrée sur le canapé, les yeux gonflés et rouges, et sa sœur à côté d’elle qui ne comprenait pas pourquoi sa mère pleurait ainsi. Candice s’agita, balançant quelques paroles pour éclairer son frère d’un air fier.
    « Maman elle a épluchée des oignons alors elle est triste.
    - Chut chérie. Morgan, assieds-toi je t’en pris.
    Il obtempéra sans broncher.
    - Aujourd’hui Chéri, notre… notre Seigneur a emmené Papa avec lui. Il faut que tu sois fort, pour ta sœur… et pour moi.
    Sa voix se brisa, et elle enserra ses enfants de ses deux bras.
    Anton, son père, était parti faire un footing, comme chaque matin. Il avait été pris de douleurs au cœur, avait brièvement sombré dans l’inconscience. Un homme était venu lui porter secours. Il avait dit que tout allait bien. Dix mètres plus loin, il s’effondrait une seconde fois. Et ne s’était plus relevé.

    C’est à partir de cet instant que Morgan développa une addiction au sucre. Elle ne lui fut pas détecté dans l’immédiat, étant donné qu’il n’était qu’un enfant, mais lui fut décelé plus tard, un peu trop tard.

    • 15yrs. Hightschool •

    Une scolarité normale, encore. Il n’irait pas dans les grandes universités, c’était certain. Mais il s’en contre fichait, là n’était pas son but. Il voulait avoir un emploi rapidement, expédier les études et partir vivre ailleurs. Il n’aimait pas la ville de Détroit, pourtant son berceau. Non, lui était déjà désireux de migrer vers l’Est du pays, dans la chaleur.
    Suivant les cours d’un regard désintéressé, il fixait d’un regard vide l’horloge sur le mur, attendant la fin de l’heure avec impatience.

    • 16-17yrs. Thief •

    Sa famille n'avait jamais été riche. C'était peut-être pour ça, qu'il se retrouvait avec ses objets fraichement dérobé dans un magasin. Un bracelet pour sa mère. La dernière paire de chaussure à la mode pour sa sœur. Le tout dernier modèle de portable, pour lui. Un fin sourire s'étendit sur son visage.
    Il continua, à voler, encore et encore. Il était plutôt doué, à vrai dire. Il fallait dire qu'il avait une bonne tête, rien qui pouvait supposé ses idées peu catholiques. Et puis, il courrait vite. Il finit par vendre les objets volés à bon prix, s'en tirant au mieux.
    Il vit bien que ça ne plaisait pas à sa mère. Elle le lui avait déjà dit. Qu'importe.

    Et puis un jour, tout capota. La boite de chaussures de luxe sous le bras, il décampa. Pourquoi cette boutique ? Il aurait du s'occuper d'un magasin moins cher. Pas d'une de ses hautes marques, pour les hauts gens de la haute société.
    Une flic se dressa devant lui. Frêle femme, peut-être tout juste sortie de son école. Il ne sut jamais ce qu'il se passa à ce moment précis. Il n'eut pas le temps de dévier sa course, de l'éviter.
    Il se retrouva à piler devant elle. Et elle qui tenait ses bras de ses deux mains, l'air surpris. Ni l'un, ni l'autre ne savait trop quoi faire, maintenant. Il aurait pu la pousser, la faire tomber, sans le moindre problème. Mais il ne voulut pas lui faire de mal. Alors, il resta là, et se fit prendre pour la première fois.
    Après ça, il y eut d'autres vols, des vols réussis, des vols ratés, de brefs passages au tribunal, des claques de sa mère. Elle avait peur pour lui, peur qu'il passe du mauvais côté de la société. Elle avait raison, au fond.


    • 18-19yrs. Diplome •

    Jour de la remise des diplômes. Il avait eu le sien sans problème, mais sans mention non plus. Bah, là n’était pas le problème. De toute façon, il était déjà pris dans une école technique. Encore deux ans, et il serait apte à travailler dans le domaine de la mécanique.

    Deux années qui passèrent rapidement. Il obtint son brevet de technicien, et se fit immédiatement embaucher dans un garage de la ville de Détroit. Il n’avait plus qu’à économiser de quoi s’acheter une maison, et partir.
    Il aurait aimé un pavillon à Los Angeles.
    Il l’aurait peut-être eu, si son avenir n’eut pas été corrompu.


    • 20yrs. As some steel •

    Il devait être aux alentours de 18h. Le ciel s’obscurcissait progressivement. Il terminait de nettoyer une de ces grosses bagnoles de bourges, les mains trempées dans une eau huileuse, lorsque des pas retentirent dans le garage. Un des autres apprentis ayant oublié son portable, peut-être.
    Morgan releva machinalement la tête, fixant dans le contre-jour la silhouette qui s’approchait de lui.
    « Yo mec, ça fait longtemps. »
    « En effet. »
    Antonio. Des cheveux bruns coupé à la brosse, un teint bronzé, un style quelque peu rappeur. Il ne l’avait jamais trop apprécié, de part un côté machiste assez prononcé. Il ne le détestait pas non plus, il n’était pas si mauvais que ça. Un avis assez mitigé sur lui, en fait. Morgan savait qu’il venait le voir pour quelque chose. C’était obligé.
    « Dis mec, y aurait moyen que tu m’aides. »
    Gagné. Morgan haussa les épaules.
    « Si c’est pas un plan foireux. Je traine pas là-dedans. »
    « T’inquiète ! Roy est aussi dans le coup. »
    Roy. Son ami d’enfance. Et qui était toujours son ami. S’il était dedans, alors il pouvait lui faire confiance. Il accepta.
    Mais, dans le fond, un mauvais pressentiment qui subsistait.

    Rendez-vous devant le Wal-Mart du coin.
    Il devait être aux alentours de 21h45. Le magasin était vide. Une jeune caissière, derrière sa caisse, était occupée à lire un magazine de mode tout en piochant sans grande conviction dans un paquet de M&M’s.
    Antonio et Roy étaient déjà présent, grillant une cigarette pour deux. Antonio le vit le premier, et s’approcha d’un pas vif, lui tendant un petit paquet. Relevant les yeux vers lui, il ne voulait pas croire ce qu’il y avait à l’intérieur. Il retira l’emballage. C’était bien ce qu’il pensait.
    Un putain de revolver, chargé qui plus est.
    Son regard s’obscurcit.
    « Tu te fous de ma gueule ?! »
    Il allait le frapper. Il allait lui foutre son poing dans sa putain de sale gueule. Roy décida d’intervenir.
    «[color:23df=darksalmon Attends Morgan ! Antonio a des dettes à rembourser. Rapidement. Il risque sa vie sur ce coup, il lui faut vraiment ce fric. T’es le seul qui sait bien manier une arme parmi nous. Au cas où que ça dégénère. [/color] »
    Il sera les dents, fort. Son regard se fit froid, il serra l’arme dans sa main.
    « Ok. Mais je ne tirerais sur personne. »
    Ils entrèrent dans le magasin.
    Antonio prit la parole, menaçant la caissière de lui donner rapidement son fric sous peine de se voir recevoir une balle entre les deux yeux. Elle le regarda sans grande surprise. Leur intima de partir rapidement sous peine d’avoir des ennuis très prochainement. De sa poche, il sortit alors une lame, sauta par-dessus le comptoir, attrapa la caissière contre lui. Malgré sa taille dans la moyenne, il s’avérait capable de la tenir fermement, contre toute attente de la part de la jeune femme.
    Et dehors, tout s’emballa.
    Les gyrophares rouges et bleus percèrent l’obscurité, et une sirène stridente éclata. Elle avait appuyé sur le bouton de secours, les flics étaient en route.
    Et Antonio s’emballa.
    Il laissa tomber la lame sur le sol, la traina dans l’arrière boutique. Morgan resta avec Roy, interdit. La police était devant le magasin. Antonio avait barricadé les portes.
    La meilleure solution était de se rendre, oui. C’est ce qu’ils allaient faire, tous les deux. Morgan s’approcha de la porte, lorsque des cris étouffés mugirent de l’arrière-boutique.
    Antonio.
    Il fit volte-face et se rua au fond du magasin, défonçant d’un violent coup de pied la porte en fer, surprenant Antonio en plein vice. Il avait osé abuser d’elle.
    Il ne supportait pas cela.
    Antonio se dégagea brusquement à sa vue, remontant sa braguette et bafouillant quelques excuses entre les lourdes lamentations.
    Morgan le fit taire d’un violent coup de poing dans son nez, faisant gicler le sang. Et il frappa, encore et encore, tuméfiant son visage sans la moindre émotion, jusqu’à ce qu’Antonio s’effondre, inerte, sur le sol. Puis il dégaina le révolver, et vida son chargeur dans son torse.
    BANG. BANG.
    La police entra. Il déposa l’arme sur le sol, releva la caissière, puis lui tourna le dos.
    Il se rendit sans présenter d’opposition.
    On lui passa les menottes dans le dos, on constata les dégâts. Un homme mort, et bien mort.

    Il se fit juger. Il écopa de six ans de prison ferme, et d’une liberté conditionnelle s’il se comportait bien. La caissière plaida allègrement en sa faveur. Roy aussi, un peu. C’est ce qui lui avait, en quelque sorte, permis de bien s’en tirer.
    Maintenant, il n’avait plus qu’à faire ses années de tôles.


    • 23yrs. Like a lion in a cage •

    Il en était à la moitié de sa peine. Trois années passées entre quatre murs.
    Par miracle, il s’était bien intégré. Il se montrait aimable aux premiers abords, le restait si l’on ne le cherchait pas, faisait preuve de force si on le cherchait. Au moins, ce long séjour lui permettait tout de même de bosser. Les journées n’étaient pas si longue que ça, rythmée par une séance intensive de sport, son boulot consistant à réparer les armes à feux à moindre prix, puis les repas et autres moments en famille. Son compagnon de cellule n’était pas chiant, c’était déjà ça.

    • 26yrs. Freedom •

    Il se tenait là, devant la porte de fer, son sac à la main. Il observa le ciel bleu, les arbres, l’horizon s’étendant à perte de vue.
    Il était libre, enfin.
    Au fil des ans, il s’était forgé une solide carrure, et une personnalité plus affirmée. Il avait besoin de changer d’air, maintenant, de partir loin, très loin de Detroit.
    Un bref passage à la maison, pour voir sa mère et sa sœur.
    Puis enfourcher sa moto et prendre la route.
    Direction l’Ouest des Etats-Unis.


    • 27yrs. Happiness •

    Voilà un an qu’il s’était installé en Californie, dans une petite ville près d’Oakland. Il avait retrouvé du boulot, de nouveau dans un garage.
    Et puis, il y avait Carmen.
    Rencontré dans le café de la ville, où il y allait régulièrement. Elle travaillait en face, dans la pépinière en tant que fleuriste, et était aussi une habituée solitaire. Ils finirent par faire connaissance, s’entendirent bien, le reste se fit naturellement.
    Elle était belle, Carmen. Une peau claire, des cheveux auburn, un air un peu sauvage. Et des yeux gris bleuté, aussi clairs qu’une eau pure.
    Il l’aimait.


    • 28yrs. Alliance •

    Un genou au sol et l’autre en appui, Morgan ouvrit le petit écrin bordeaux, dévoilant la bague argentée sertit d’un petit diamant. Carmen était planté devant lui, tenant dans ses mains un bouquet de roses rouges et manquait de se pisser dessus tellement cette situation la rendait dingue de bonheur.
    Elle savait qu’elle aurait dû aller aux toilettes avant de quitter le café. Et de ne pas boire autant de chocolat. Raah, mais pourquoi pensait-elle à ça maintenant ? Merde, elle ne savait même plus quoi dire, les larmes lui montaient aux yeux.
    « Carmen BAKER, veux-tu…
    - Oui, je le veux ! »
    Elle se jeta à son cou, ne pouvant retenir plus longtemps ses larmes.

    Ils se marièrent à l’Eglise municipale un 7mai. Il faisait bon, ce jour là. Chacune de leur famille respective était au grand complet. Ca lui permettait de rencontrer en même temps la belle-famille. Son beau-frère Ernest, par exemple, avec qui il sympathisa rapidement. Laissant les anciens entre eux et les femmes discuter de leur soucis, ils s’éloignèrent jusqu’au abord du petit lac, pour fumer une cigarette.
    Oui, c’était vraiment un beau jour.

    Puis Morgan partit avec Carmen visiter l’Europe en tant que lune de miel. Pour visiter la France et Paris, l’Allemagne et Berlin, puis l’Italie, et Prague, l’Angleterre, l’Ecosse et l’Ireland, avant de rentrer pour l’Amérique. Le voyage fut apprécié.
    Et la nouvelle qui suivit d’autant plus.


    • 29yrs. New life •

    Ezra, né un 23 juillet, premier et dernier fils de Carmen et Morgan. Un prénom hébreu, signifiant le secours. Il présentait déjà une épaisse chevelure blonde, hérité de son père, et les magnifiques yeux perçants de sa mère.

    Cet enfant ne cessait de l’émerveiller. Morgan n’aurait pu espérer mieux, à vrai dire, et s’enthousiasmer déjà du futur.
    Ce qu’il pouvait se sentir bien, et laisser enfin le passé de côté pour se concentrer sur le lendemain.

    • 30-31yrs. La vie est un long fleuve tranquille.

    « Regarde papa ! Regarde ! Regarde le chat ! »
    Dans ses maigres bras d’enfant pendant le gros chat du voisin, qu’Ezra ne cessait d’attraper pour l’amener fièrement à la maison et lui offrir un bol de lait. Morgan le regarda faire en souriant. Il espérait que cette fois-ci, le chat ne pisse plus sur le coin de la tapisserie. Ni que le voisin vienne de nouveau le voir pour lui demander d’arrêter de nourrir son chat, qui commençait à devenir sacrement épais.
    M’enfin, il trouvait ça tellement plaisant qu’il le laissait faire de temps en temps. Pas tout le temps non plus, histoire de ne pas lui donner de mauvaises habitudes. Il devrait peut-être penser à acheter un chat. Ou adopter un chiot. Il en parlerait à Carmen, tiens.

    Le moteur caractéristique de la Harley d’Ernest se fit entendre, suivit du bruit de la sonnette. Carmen alla ouvrir à son frère.
    « Comment veux-tu prendre Erza en vacances si tu viens en moto à la maison ?!
    - C’est pour ça que j’ai acheté un casque et un blouson en cuir exprès sœurette ! C’est dingue c’qu’on trouve de nos jours, mais au moins c’est utile, la preuve.
    Carmen poussa un bref soupire, sachant pertinemment que négocier avec son frère était impossible. Enfin, au moins, elle pourrait se détendre un peu. C’est que c’était du boulot, un gosse en bas âge. Et son frère semblait impatient de garder Ezra durant deux semaines, et déjà désireux de perpétuer cela chaque année.

    Morgan s’adossa contre le mur de la maison, une cigarette à la main, le regard rivé vers le ciel orangé. Oui. Sa vie était tranquille et agréable. Il aurait voulu que tout ceci ne cesse jamais.
    Mais comme toute bonne chose, il y a une fin.


    • 32yrs. The end •

    « Morgan ?! »
    Sa voix inquiète avait percée le silence.
    « T’inquiète pas ma belle, c’est rien. Je vais aller vérifier les entrées, reste-là. »
    Morgan s’habilla à la va-vite, le révolver glissé entre son dos et son jean. Il descendit prudemment les escaliers. La porte d’entrée, les fenêtres étaient closes. Il s’approcha de la porte de la cave, entrouverte. Ah, non. La chainette la retenait encore. Avait-on referm… Il fit un bond en arrière, tombant à moitié sur la table du salon.
    Putain de merde. Une main putréfiée, aux ongles sales et déchirés, venait de passer à travers la porte. C’était quoi ce truc ?! Se ressaisissant, il respira profondément, reprenant son calme. Bien. Il y avait donc une…un…zombie dans sa cave ? Il se risqua à regarder par la fenêtre donnant sur la rue. Des gens courraient comme des fous dans la rue. D’autres marchaient lentement, beaucoup plus lentement, trainant de la jambe. Ok. Le cœur battant, il s’immobilisa lorsque la goule voulue forcer la porte. Il l’entendit ensuite tomber dans les escaliers. Bon. D’accord. Malgré l’air calme qu’il se donnait, il n’avait jamais eu aussi peur de sa vie, du moins ce qu’il en avait déjà vécu.
    Des grattements.
    Un hurlement strident.
    Son sang se figea dans ses veines, ses yeux s’écarquillèrent.
    «CARMEN ! »
    Il se rua dans les escaliers, les remontant en un rien de temps. Il poussa la porte de la chambre. Une créature, penchée au-dessus de sa Carmen. Sans réfléchir, il saisit la chose et la projeta en dehors de la chambre, puis claqua la porte.
    Le monde semblait s’écrouler tout autour de lui.
    Il n’entendait plus cette goule gémir. Il ne voyait qu’elle, là, en face de lui. Une sale morsure saignait à la base de son cou, et elle peinait à respirer.
    « Morgan…s’il te plait. Je veux pas devenir un de ces morts-vivants… »
    - On peut arranger ça, il doit y avoir un moy…
    - Non. S’il te plait, promet-le moi. Ne me laisse pas vivre comme ça.
    - Je…Je te le promet. »
    Il lui avait répondit avec une grande difficulté. Il ne pourrait pas faire ça. Pas à elle. Pas à Carmen.
    Alors, il attendit à ses côtés, sa main dans la sienne. Le silence s’était fait entre eux, et n’était interrompu que par les grattements incessants du revenant à la porte de bois. Il sentait le sang chaud de sa femme pulser contre son épaule, et son cœur cesser de battre progressivement.
    « Tu es un homme bon, Morgan.
    - Un jour, j’ai tué un homme. »
    Jamais il n’avait osé le dire, à elle, la femme qu’il aimait. Parce que ce secret lui pesait et pourrissait en lui comme un morceau de viande dans une eau claire. Elle tendit la main vers lui, lui frôlant la joue.
    « Alors, rachète-toi auprès de Dieu. Ton acte ne devait être que justifiée…Humf. Et…et aide les gens, comme tu l’as toujours fait… »
    Elle se tut, plongeant ses yeux dans les siens. Il se pencha alors vers elle, pour apprécier une dernière fois le contact de ses lèvres avec les siennes, puis murmura quelques paroles. Il se leva, se plaça en face d’elle. Le corps de sa bien-aimée se leva, droit devant la fenêtre où les rayons lunaires venait entourer sa silhouette d’une aura d’argent. Elle était belle. Comme toujours. Ses yeux se levèrent en sa direction. Il lui sembla percevoir, ne fusse qu’un instant, la lueur qui la caractérisait tant.
    BANG.
    Le sang gicla sur le mur blanc, éclaboussant les vitres de la fenêtre. Au même moment, il laissait chuter le révolver, et tomba à genoux sur le parquet ciré de la chambre, la tête entre les mains. C’était à en devenir dingue.
    Il n’avait pas su la protéger. Et, surtout, il venait de tirer sur celle qu’il avait considérée comme était la femme de sa vie.
    Et tout ça à cause de cette putain de goule.
    Tremblant, il reprit le révolver, et fit volte-face, ne pouvant regarder plus longtemps le cadavre. Alors, il s’approcha de la porte. Il l’ouvrit, regarda droit dans les yeux le zombie. Cette envie qu’il ne pouvait réprimer, celle de buter cette saloperie d’enfoiré. Ses mains encerclèrent le cou du monstre, sans avoir peur d’être mordu.
    Il n’avait plus rien à perdre, maintenant que Carmen était morte.
    Si.
    Si, il avait encore quelque chose.

    Là, dans le dos de la goule, la photo de son fils. Il devait être encore en vie. C’était obligé. Il était encore bien trop jeune pour mourir, du haut de ses quatre ans. Son emprise se fit plus forte, il tira brusquement vers le haut, arrachant la tête du zombie dans un bruit d’os brisé et une explosion de sang. Il la jeta avec une violence affolante contre le mur, l’éclatant sur le coup, fit demi-tour et prit dans ses bras le corps de sa dulcinée.

    Le sang coulait sur son torse, et sa tête était rejetée sur son épaule. Il la serra un peu plus fort. Elle semblait paisible.
    Au moins, elle serait loin de cette misère et de cette hécatombe, perché sur le Paradis. Oui, elle était en sécurité, d’une autre manière. Au moins, elle ne pourrait redevenir un zombie, maintenant qu’elle avait quitté cette douloureuse phase. Il lava le sang qui maculait sa peau, recousu le trou au milieu de son front avant de le cacher par sa frange, lui mit une robe blanche.
    Il sortit dans le jardin, la posant avec délicatesse sur l’herbe humide.
    Il prit la pelle, et creusa. Il déposa son corps au fond du trou, les mains croisées sur sa poitrine, tenant son bijou si caractéristique. Ce semblant de chapelet, aux perles de bois. Au bout une croix chrétienne, entouré par le deuxième pendentif qu'était la croix juive. Symbole de son père chrétien et de sa mère juive, elle n'avait jamais choisit, se contentant de vivre entre les deux. Il le reprit.
    Et puis, ne pouvant empêcher les larmes de couler, il combla le trou de terre.

    • 32yrs. Zombie •

    Votre correspondant n’est pas joignable pour le moment, veuillez… Morgan raccrocha, serrant les dents. Ernest ne répondait pas. Ni chez lui, ni sur son portable. Il l’avait appelé une bonne dizaine de fois, laissant des messages lui intimant de le rappeler, envoyer des sms. Etait-il mort ? Ezra lui avait été confié deux semaines, durant ce mois de juillet, et si lui mourrait…son fils aussi.
    Pourtant, quelque chose lui intimait que cela n’était pas possible. Oui. Ernest était fort. Un blouson en cuir, une coupe à la Presley, une Harley Davidson. C’était le frère ainé de Carmen. Un biker, un vrai de vrai. Ezra ne pourrait avoir de meilleure protection. Du moins, il s’accrochait à ce faible espoir avec obstination, ne voulant et ne pouvant pas croire son gosse mort, crevé comme un chien par ces sordides créatures.

    Son téléphone vibra, et son cœur rata un battement. Il s’en saisit, décrochant à la volée.
    « Allô ?!
    - Morgan, ah super ! C’est Candice. J’ai des problèmes. De gros problèmes. Par pitié, dis-moi que tu peux venir me chercher…
    - [coral=burlywood] Bien sûr. Dis-moi où tu es, et je me mets en route. »

    Il avait de nouveau enfourché sa moto, pour rouler loin de cette apocalypse. Il avait reçu un appel de sa sœur. Il allait la chercher à la frontière du Nevada. Elle aussi avait eu quelques soucis, et c’était vu contrainte de fuir. Arrivant en ville, il s’arrêta devant l’adresse indiquée, faisant rugir le moteur.
    Elle finit par sortir, courut en sa direction et monta derrière lui. Puis ils repartirent. Pour aller ils ne savaient trop où.
    Rebroussant chemin, le bitume et les paysages s’enchainaient. Et puis, en plein milieu d’une ville qu’ils ne connaissaient pas, la moto cessa de rugir et tomba en rade.
    Génial.
    Il n’était franchement pas d’humeur, non. Elle non plus.
    « Putain Morgan, on fait quoi maintenant ? C’est infesté de zombies.
    - Comme si je l’avais pas remarqué, que c’était…Un refuge ?!
    - De quoi ?!
    - Là-bas, sur le centre commercial, la banderole. Faut qu’on y aille. Dépêche-toi ! »
    Et c’est ainsi que Morgan parvint, en compagnie de sa sœur, à rejoindre les rangs des survivants de Sun City, prêt à en découdre avec les zombies.



      Caractère


    Morgan est, foncièrement, un bon gars.
    Un devoir de rédemption qu’il voit comme une obligation fait qu’il se montre extrêmement serviable. Vous avez besoin de fringues, d’armes, ou simplement une escorte pour le troisième étage ? Il se portera garant de vos désirs, mettant un point d’honneur à vous satisfaire, histoire d’améliorer un tant soit peu votre vie de survivant enfermé dans un centre-commercial. Outre ceci, il est aussi très protecteur, et n’hésitera pas un seul instant à se mettre en danger si cela vous permet de garder votre vie sauve, notamment en tuant les morts-vivants vous attaquant ou en vous sortant d’une situation délicate. Ainsi, il se montre disponible et présent, à l’écoute des autres. Il fait un bon confident, et un bon camarade .
    Car c’est en récoltant le bonheur des autres qu’il parviendrait à s’acquitter de son pêché, selon lui.
    Qui plus est, il sait relativement bien endurer les forts caractères de certain, et n’à que faire des insultes et des menaces, à ses yeux la défense des faibles. Il vous laissera donc parler, en vous prenant intérieurement pour un con.
    Il possède un très bon contact avec les enfants, de part le fait qu’il en possède lui-même un. Il se montre assez responsable d’eux, à vrai dire.
    Aussi, lever la main sur eux –ou sur une femme, ayant été élevé dans leur grand respect-, et vous aurez alors droit à la partie immergée de l’iceberg. Entre autre, un côté imprévisible et vicieux. Et cette fois-ci, il ne fera de cadeau à personne, ne possédant pas vraiment de limite, et ne regrettant pas le moindre de ses actes.
    Car, comme le témoigne son physique athlétique, Morgan sait se battre, et bien. C’est un prompt combattant, à la force considérable, spécialisé notamment dans la boxe thaïlandaise. Et si vous vous montrez particulièrement belliqueux, il n’aura aucune gêne à vous faire taire par les coups, si le besoin s’impose de lui-même. Mais avant cela, il possède tout de même un sang-froid exemplaire, gardant son calme même dans les situations les plus extrêmes.
    Outre cela, il voue une haine sans fond aux êtres de l’outre-tombe, et ne présente pas la moindre pitié face à elle, les butant de n’importe quelle manière avec n’importe quoi.

    Malgré son caractère emphatique et philanthrope, il apprécie aussi rester seul, de temps en temps, notamment par temps de pluie, pour rester en tête à tête avec sa personne et se laisser aller à la nostalgie et aux souvenirs éteints du passé. Il se montre bien moins patient que d’ordinaire dans ces moments-là, et n’aime pas vraiment être dérangé par des impotents.

    Agissant de manière assez téméraire, se laissant guider par son instinct de survie et ,quitte à être trop imprudent, il agit souvent in-extremis et se tire des situations souvent trop juste. Tout porte à croire qu’une bonne étoile veille sur lui, en lui accordant quelques brins de chance : ainsi, malgré sa tendance à se mettre dans des scénarios inconcevables, il parvint à s’en sortir quasiment indemne dans tous les cas.
    D’une nature relâchée, il prend les choses du bon côté, ne se prend pas la tête et choisira toujours la solution de facilité.

    Troublé par son passé, il ne parle pas de lui, ou de façon brève et floue si l’on lui pose la question, ne plongeant pas dans les détails. Disons que les récents évènements lui font faire un blocage sur lui-même, avec une certaine tendance à ne rien laisser transparaitre de ses émotions.

    Malgré une intelligence entrant dans les normes, compensé par le fait qu’il soit malin et stratège, on dénotera son génie pour la mécanique. Les systèmes électriques, les composants d’un véhicule ou d’une machine, le mécanisme d’un fusil, rien n’a de secrets pour lui, et il fait preuve d’une grande habilité dans ce domaine, lui permettant ainsi de réparer des engins, à condition de posséder sous la main les bonnes pièces.

    Élevé par une mère protestante, il garde et affirme sa religion, se montrant assez croyant envers le Christ et Dieu. Et à force de lire la bible dans sa cellule de prison, il est capable de vous réciter des versets par cœur.
    Notons par la même occasion qu’il dispose d’une très bonne mémoire visuelle.

    Morgan a aussi développé une addiction au sucre. Sans sa dose de glucose, il se montre irritable, quelque peu dérangé et sur la défensive. Certes, avec des efforts il parviendrait à s’en passer facilement, sauf qu’il n’arrive pas à fournir d’effort à ce sujet. Et puis, ça le motive à chercher un peu plus dans les magasins.

    Pour conclure, il est donc une personne de confiance, sur laquelle on peut compter sans la moindre hésitation.


      Inventaire…

    …Vestimentaire :
    - un t-shirt gris.
    - un jean noir.
    - un boxer gris foncé.
    - des chaussettes noires.
    - des similis rangers noires.
    - un fin foulard noir.
    - une montre kaki.
    - une croix en argent autour du cou.

    … Des armes :
    - Un pied de biche en acier trempé teinté en noir.
    - Un taser.

    … Divers.
    - Un portefeuille, contenant une carte bancaire, des cartes de fidélités, quelques photos, un permis (voiture, moto et poids-lourd), deux alliances -la sienne et celle de sa défunte femme-.
    - Un portable (Nokia)
    - Un trousseau de clé, avec la clé de sa maison et la clé de sa moto.
    - Un paquet de Marlboro de 23cigarettes, et un briquet rouge.
    - Un paquet d’assortiment de confiserie Hershey.
    - Un paquet de chewing-gum à la menthe.
    - Un collier appartenant à sa compagne (sorte de chapelet avec la croix chrétienne et l'étoile juive)
    - Quelques outils : une clé à molette, un tournevis, un marteau.


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MessageSujet: Re: Morgan Davis.   Dim 17 Fév - 17:08

    • Rebienvenue donc *v*

      Qu'est-ce qu'il est coul ce type *v*

      (Je pourrais avoir le nom de la musique aussi ? °3°)
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Jacob
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MessageSujet: Re: Morgan Davis.   Dim 17 Fév - 18:00

    Re-bienvenue !!!

    Super fiche, histoire abominable, j'aime et je valide ! haha

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MessageSujet: Re: Morgan Davis.   Dim 17 Fév - 19:24


Merci (:

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MessageSujet: Re: Morgan Davis.   Dim 17 Fév - 19:32

Bon baaaah, re Very Happy
Il est vraiment classe (faut que je me remette à dessiner les n’humains xD)
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MessageSujet: Re: Morgan Davis.   Aujourd'hui à 3:56

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