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 Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)

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Lily-Rose
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Sam 3 Mai - 23:21


Il avait fait ce qu’il fallait…

Et là, elle comprit. Et son monde implosa. Le temps ralentit et le son s’assourdit alors. Elle qui s’était presque mise debout pour obtenir une réponse tomba lentement sur la banquette. Ses yeux s’inondèrent rapidement de larmes qui se déversèrent en torrents sur ses pâles joues. Prise de spasmes dus aux sanglots, elle prit sa tête entre ses mains, reculant vers sa place à la fenêtre. Elle ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’elle faisait et il sembla s’écouler une éternité avant qu’elle ne fasse le moindre geste. Elle était à présent seule au monde. Tout lui était si durement arraché par l’extérieur.

Arya, tuée dans l’attentat du World Trade Center. Elle se souvenait de l’épaisse fumée noire qui recouvrait New York. Elle fêtait ses six ans. Elle avait mis sa nouvelle robe, s’était coiffée comme une princesse et s’apprêtait à visiter la ville pour la toute première fois. Elle avait attendu ce jour pendant des semaines. Sa mère allait lui montrer la Cinquième Avenue, Broadway, Time Square. Et au matin, tout n’était que cendres. Et sa mère faisait partie des gravats.

Kiliann, arraché de toutes parts par une horde de goules. Elle avait eu si peur. Il lui avait dit de traverser. Il lui avait laissé une chance de survie alors qu’en cet instant elle aurait préféré mourir. Elle avait hurlé son nom alors que tous ces corps en décomposition se jetaient sur lui. Et il souffrait, et elle ne pouvait rien faire. Il mourait, dévoré. Au bout de quelques cris déchirants, elle n’entendit plus rien et su que c’était fini. Il se baladait à présent dans les estomacs d’une dizaine d’atrocités.

Et pour finir James. Tué dans des circonstances obscures. Tué pour une raison qu’elle ne connaissait pas. Les trois êtres pour lesquels elle avait toujours vécu avaient été détruit par le monde extérieur. Son père avait raison. L’extérieur rendait les gens mauvais. Ils tuaient sans répit, sans remords, sans regard en arrière. Elle n’avait plus rien. Ni maison, ni famille, ni âme sœur. Sa vie n’avait plus de but, ni de sens. Le monde n’était que chaos et les morts arpentaient la Terre comme des âmes perdues.

Elle tremblait toujours, secouée par des sanglots incontrôlables. Il lui semblait tomber dans un puits sans fond. Et personne n’était là pour la rattraper. Elle ne pouvait s’accrocher à rien. Elle se recroquevilla sur elle-même, tel un fœtus. Elle éprouvait des difficultés à stabiliser sa respiration, inspirant par hoquets désordonnés. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Elle seule pouvait répondre à cette question à présent. Plus personne n’était là pour la protéger, la border, ou la rassurer. Elle n’aurait plus jamais l’occasion de voir cette étincelle de fierté dans les yeux de son père, ou l’éclat rieur dans le sourire de Kiliann lors de leurs discussions animées.

Son cœur était une étendue ravagée par le temps et les événements, où les débris d’une nouvelle explosion venaient d’apparaître. Vide d’espoir, vide de sens, elle restait muette. Et le temps s’écoula. Elle releva la tête doucement, se rapprocha de Jim. Il fallait au moins qu’elle demande cela. Elle releva ses grands yeux brillants vers les siens, mais son rythme cardiaque calmé, et lui demanda…

« Est-ce qu’il a souffert ? »

La souffrance, elle la côtoierait tous les jours à présent. Et se reconstruirait petit à petit. Et elle vivrait dans ce monde hostile. Mais si tout ce qu’elle connaissait avait été dévasté par la violence, le traumatisme n’en serait que plus grand. Si son père n’avait pas souffert de sa mort, elle pourrait tenter d’en garder un souvenir heureux. Ce n’était plus le cas de Kiliann, où chaque moment qu’elle revivait terminait par l’horrible festin. Elle ne voulait pas vraiment en savoir plus, c’était déjà assez. Elle aurait assez de mal à s’en remettre comme cela. Elle inspira doucement, sécha ses yeux. Elle n’espèrerait plus. Cela faisait trop mal. Elle n’avait que trop espéré et tout n’était plus que poussière, alors… A quoi bon encore essayer.

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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Dim 4 Mai - 13:57


Elle avait compris dans la seconde, s'était rassise et s'était mise à pleurer, son frêle corps secoué de sanglots silencieux. Quant à lui, il avait cessé de la regarder, préférant fixer le siège sans intérêt en face, les yeux perdus dans le vide. Que ce qu'il fallait. Tuer un homme n'était cependant pas un acte que l'on oublie pour la simple raison que la mort avait été la seule solution. Jim avait toujours cru être un dur, pouvant faire tout ce qui était nécessaire sans en souffrir. Ce jour-là, il avait compris que ce n'était pas aussi facile. Il ne sut pas combien de temps passa avant qu'elle ne se reprenne suffisamment pour tourner la tête vers lui et lui poser une simple question.

Avait-il souffert ?

S'il n'avait pas été secoué et touché par cette gamine, le jeune homme aurait répondu "oui" cash, sans se soucier des répercussions. Mais ici, il estimait avoir fait assez de dégâts comme ça. Jim n'aimait pas faire du mal avec ses mots, il ne le faisait pas exprès. Pour une fois, il pouvait s'empêcher de faire une gourde. Il la regarda enfin, et annonça le plus sérieusement du monde :

« Non. »

Oui il mentait. À moitié. Son père avait souffert avant de mourir, mordu mortellement, le saignement le tuant petit à petit, la morsure le transformant dans la douleur. Mais quand Jim l'avait achevé, il avait été rapide, mettant fin à sa souffrance. June n'était pas obligée de savoir qu'il s'était passé un peu de temps avant que le couteau dans son sac ne mette fin à sa vie. Elle n'était même pas obligée de savoir ce qu'il s'était exactement passé, si elle pouvait en avoir le cœur moins lourd.

« Jsuis vraiment désolé pour toi. »

Ce n'était pas comme s'il ne savait pas ce que ça faisait.
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Dim 18 Mai - 22:55



Il n’avait donc pas souffert dans sa mort. Cela allégeait quelque peu son cœur lourd comme le marbre. Elle était alors démunie, incapable de réfléchir dans l’instant. Ses chagrins d’avant étaient des chagrins de lecture. Rien ne l’avait jamais vraiment préparée à ça. Le deuil n’avait pas vraiment fait partie de sa vie. Le décès brutal de sa mère l’avait conduite à penser de la manière dont elle pensait depuis, et elle avait pleuré, puis s’était réfugiée dans d’autres choses pour combler le manque d’une mère absente. Elle se souvint d’avoir englouti des livres et des livres, d’avoir dessiné les plans d’une nouvelle serre pour le toit, de l’avoir plus tard construite avec Kiliann un mois plus tard,… Elle était faite de façon à ce que les plantes qu’elle abritait reçoivent la meilleure lumière et chaleur possible.

Mais là, pas de toit à redessiner, pas de bibliothèque à sa disposition, ou même de papier à dessin. Elle n’avait plus rien. Heureusement que le bus était aéré par les fenêtres, sinon en plus du cauchemar ambiant, ils souffriraient du manque d’hygiène général. Elle soupira un instant. Cela ne changeait pas tant qu’il soit désolé. Le mal était fait. Mais elle appréciait le geste. Les bras ballants, elle ne disait rien. Elle n’observait rien de particulier, elle était lessivée. Elle regagna sa place près de la fenêtre doucement, après avoir esquissé un pâle sourire à Jim.

Elle attrapa alors son exemplaire des Fleurs du Mal et l’ouvrit. Les mots s’imprimèrent dans son esprit alors qu’elle relisait pour la énième fois les premiers poèmes. Elle noierait son chagrin dans la lecture. Elle lut et lut ce qui lui sembla des heures, des larmes roulant sur ses joues, jusqu’à ce que la lumière soit trop faible et qu’elle ne s’endorme d’épuisement, le livre entre les mains. Son gilet reposait à terre, et dans son sommeil, elle fut prise de frissons. L’ambiance nocturne s’était vraiment rafraîchie. Le livre glissa et tomba près d’elle sur la banquette, cornant au passage la page ouverte.

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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Lun 19 Mai - 22:26


Un grand silence s'installa, uniquement perturbé par une conversation entre deux passagers à l'avant du bus, ne se doutant pas de la douloureuse scène se déroulant à l'arrière. June ne dit absolument rien. Et lui ne savait pas quoi dire non plus, ni quoi penser exactement. Une chose tournait cependant en boucle dans sa tête devenue fort lourde : elle n'avait pas l'air de le détester. Elle ne l'avait pas assassiné du regard, ne l'avait pas insulté, ne l'avait pas frappé, ne l'avait pas rejeté, comme n'importe qui d'autre l'aurait fait. Non, au lieu de tout cela, elle s'éloigna de lui mais... elle lui sourit. Faiblement, certes. Son regard se fit confus, plus encore qu'il ne l'avait été quelques minutes plus tôt, en même temps que sa gorge se serrait, sans qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait. Jim ne put que détourner le regard : il sentait la bordure de ses yeux s'humidifier.

Pourquoi lui avait-elle sourit ? Pourquoi n'avait-elle pas fait comme tout le monde ? Pourquoi avait-il une boule dans la gorge prête à l'empêcher de respirer s'il se mettait à pleurer ? Et pourquoi pleurerait-il, de toute façon ? Pour un sourire de blon...dinette...? C'était stupide. Complètement bête, complètement ridicule. Pourtant, c'était tellement évident. Il avait beau ne pas comprendre, la réponse était sous son nez : June était différente, et par conséquent, elle ne le traitait pas des nombreuses désagréables façon dont tous les êtres humains, à l'exception de Maggie -et deux-trois autres personnes dont il ne voulait pas se souvenir- l'avaient toujours traité. Comme un bon à rien, un cas désespéré, juste un sale gosse traînant dans les rues comme la rature qu'il était. Ca ne l'avait jamais dérangé. Il en avait même été fier, de son parcours particulier. Ca n'empêchait pas un coeur bon, voire pur, de le toucher, surtout dans une situation pareille. Il venait d'avouer avoir tué son père, bon sang. Et elle lui souriait, au lieu de l'éjecter ! Quel genre de gamine était-elle ?

Durant les heures qui suivirent, Jim ne fit que ruminer ces pensées, confus, tentant de trouver une explication logique à la réaction de June, qui lisait en pleurant, sans qu'il ne sache comment réagir. Toute personne "normale" serait allé la consoler, mais bon, il était indirectement responsable de son état. Il n'était déjà pas sociable, là la situation était encore plus compliquée. Tout comme l'entremêlement désordonné de ses sentiments et réflexions. Il avait séché ses yeux mouillés, mais la boule elle, ne s'en était pas allée. June n'avait fait que le chambouler. Jamais il n'avait rencontré quelqu'un comme elle. En moins d'une demi-journée, elle l'avait fait fait passer par plus d'émotions que toutes celles ressenties dans la rue, durant ces neuf dernières années. Et puis, il ne cessait de revenir sur son manque de rancoeur. Peut-être l'enfouissait-elle bien, mais il ne ressentait rien d'autre que sa tristesse.

Un froissement de feuilles le sortit de ses pensées : il tourna la tête, découvrant la jeune fille endormie alors qu'elle était secouée de frissons, et son livre tombé sur le siège. Ce n'est qu'à cet instant qu'il réalisa à quel point le temps avait passé. Il commençait à faire froid, et nuit. Jim l'observa, avant de soupirer. Il ne comprenait rien à cette gamine. Rien du tout. Tout les opposait, et pourtant, il l'avait sauvée, elle l'avait fait pleurer, s'était lancée dans un enseignement de la lecture et de l'écriture, et avait réagi de façon totalement contraire aux normes à l'annonce d'un acte qui lui aurait valu un rejet certain de n'importe qui d'autre. Il se demandait encore comment tout cela était possible. Elle lui en voulait, il en était certain et c'était normal, mais... arf. Tout ça était bien trop compliqué pour lui et pour moi.

Quelque chose s'imposait à lui : la seule chose pouvant expliquer ce qui lui arrivait, côté émotions partagées entre sa colère et sa froideur habituelles, et l'empathie, la "douceur" dont il essayait tant bien que mal de faire preuve. L'attachement. Ce qui pouvait expliquer certains faits, comme lui essayant de faire des efforts, de ne pas trop la blesser, se sentant responsable de ce qu'il lui infligeait, et surtout, qu'il soit complètement perdu. Il ne s'était plus attaché à personne depuis des années. Il ne savait plus ce que ça faisait, comment ça se gérait, comment ça se vivait. Et il avait tellement changé. Il n'était plus l'adolescent de seize ans qui avait fui l'orphelinat. C'était comme si tout était nouveau. Et il devait réapprendre. Tout seul.

Alors, il enleva son sweat, le posa à côté de lui, avant de fouiller dans son sac. Il en tira doucement du fond, sa vieille peluche. Elle n'était plus sortie de là depuis bien longtemps. Et il la regarda, la serra entre ses doigts comme s'il s'agissait de la chose la plus importante qu'il posséda. Posa les yeux sur son tatouage, sur ses cicatrices, puis à nouveau sur le loup, plus aussi doux qu'au premier jour mais toujours porteur d'une chaleur lui réchauffant la poitrine. Enfin il soupira, s'approcha silencieusement de June, sur laquelle il posa son sweat, avant de lui glisser son vieux loup, assumant qu'elle était profondément endormie, après toutes ces émotions. Il savait fort bien qu'une simple peluche pouvait être la source d'un réconfort inexplicable dans les moments de solitude. Mais Jim ne s'attarda pas, malgré que sa main était réticente à lâcher l'animal. Il retourna à sa place, et toujours aussi incertain et confus par cette drôle d'affection qu'il ressentait, se frotta les bras. Il commençait vraiment à faire frisquet.
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Mar 20 Mai - 22:55



Réveillée par un soubresaut de la route, June ouvrit les yeux, au chaud. Elle se releva, se frotta les mirettes et réalisa la présence de nouveaux objets à ses côtés. Un sweat était maladroitement posé sur elle, et elle remarqua qu’elle serrait dans ses minces bras une peluche de loup. Elle se demanda un instant d’où elle venait, puis conclut qu’elle avait la même provenance que le pull informe et délavé par le temps.

Elle se tourna lentement vers Jim. Il regardait ailleurs, comme toujours. Bien sûr, son cœur était enserré dans l’étau de sa triste solitude, mais elle ne gardait pas de rancœur envers lui. Il avait dû faire ce qu’il fallait. Dans les semaines, les mois, peut-être les années qui suivraient, en posant son regard sur le jeune homme, elle repenserait probablement à son père, mais il était stupide d’éprouver de la haine pour lui, surtout pas en ces temps. Il n’avait apparemment pas souffert de son décès, qu’elle espérait en un sens, qu’il fut rapide.

Et cet homme éprouvait probablement un genre de sympathie pour elle, au vu de son geste inattendu, et dépassant de loin, tout contact et toute parole de sa part. Elle se demandait pourquoi il gardait un loup en peluche avec lui. Elle réfléchit un instant. Puis, elle se rappela de la photo. Il serrait, il y a tant d’années de cela, cette même peluche, et il était aux côtés de Maggie. Était-ce l’un de ses cadeaux ? Possible.

Elle fut un instant tentée d’enfiler le sweat à capuche, au vu de la température, typique des milieux semi-désertiques à désertiques la nuit. Très chaude la journée, et froide la nuit. Mais son gilet de laine gisait toujours à terre et elle se hâta de l’enfiler, humant à plein nez l’odeur qui s’en dégageait. D’une note subtile, elle reconnaissait le parfum de son père. Son cœur se serra et elle soupira. Les prochains jours seraient les plus durs.

Elle devait à tout prix, faire tout sauf penser à la dernière nouvelle. Elle prit la décision de reprendre dès le matin, les leçons avec Jim, et conviendrait d’un tacite accord, de ne pas évoquer le sujet. Elle se rapprocha doucement du jeune homme, calme et posa le sweat sur l’épaule frissonnante de Jim. Puis, avec un faible sourire, elle lui tendit la peluche, dont elle avait apprécié la compagnie nocturne, et tenta, un peu maladroite :

« Je crois que Maggie aurait préféré que vous le gardiez. C’est bien trop personnel pour que je ne me permette de le garder plus longtemps. Mais merci, c’était très attentionné… »

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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Jeu 22 Mai - 7:56

Oui, plus les heures passaient, plus il faisait foutrement froid. Mais Jim n'allait pas s'en plaindre, il avait l'habitude : la morsure glacée de la nuit l'avait accompagné bien souvent lors de son expérience dans les rues oubliées de New York. Il se contenta donc de s'appuyer contre la fenêtre, laissant son esprit divaguer et ignorant les frissons qui le secouaient de temps en temps. Et le temps, il ne le vit pas passer.

C'est environ trois heures plus tard, alors que le bus n'était illuminé que par une faible lumière limite inquiétante et qu'il n'avait pratiquement pas bougé et surtout pas fermé l'œil, que le silence fut à nouveau brisé. Sans risque de réveiller qui que ce soit cependant. Jim ne l'avait pas entendue se rapprocher, il ne la remarqua que lorsqu'il fut sorti de ses pensées par son sweat encore chaud reposé sur son épaule nue. Évidemment, c'était June. Il la regarda, remarqua qu'elle avait remis son gilet, et enfila donc son propre vêtement à son tour, fermant cette fois la tirette.

Puis, il reposa son regard gris sur elle, alors qu'elle lui tendant sa peluche en annonçant que Maggie aurait sûrement voulu qu'il la garde -peut-être bien, oui- avant de le remercier de son geste. Encore des mots qu'il n'avait pas l'habitude d'entendre. Déjà parce qu'il ne faisait jamais rien pour en recevoir, mais aussi parce qu'il n'avait jamais imaginé se les voir adressés à nouveau, par quelqu'un d'autre que la vieille femme.

« De rien. » fut ce qu'il dit à voix basse, en récupérant sa peluche qu'il remit dans son sac, au fond rassuré de ne pas avoir eu à complètement s'en séparer.

Les émotions étaient retombées pendant le sommeil de la jeune fille. Il avait au l'occasion de faire le point, du mieux qu'il le pouvait. Non, il ne culpabilisait pas d'avoir tué un homme bien afin d'abréger ses souffrances. Oui, ça faisait quand même quelque chose. Oui, ça ne lui avait pas fait plaisir de briser le monde d'une gamine en lui annonçant une chose aussi horrible à entendre, il était bien placé pour le savoir. Oui, il avait bien du s'avouer que cette jeune différente de tout ce qu'il connaissait ne l'avait pas laissé de marbre. Le lien avec son père aidant, il ne pouvait s'empêcher de se sentir un minimum responsable d'elle, surtout après qu'il ait manqué de crever en la sauvant, voire attaché à elle de part son comportement. Et finalement non, il ne savait absolument pas comment il était censé gérer ce genre de ressenti. C'était complètement nouveau, et Jim avait un peu de mal à s'y faire.

Il avait fait le point, mais ne savait pas quoi dire. Alors il lui tendit la main, avant de la fixer droit dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Lun 26 Mai - 20:34



Il lui tendait la main ? Pour serrer la sienne ? June dû probablement afficher un air d'incompréhension puis ses traits de détendirent et elle esquissa un petit sourire. Sa robe pâle était sale, froissée, et elle n'imaginait même pas l'état de ses cheveux bouclés. Elle passa une main dessus pour les aplatir un peu avant de reconsidérer Jim, qui se tenait stoïque à quelques centimètres d'elle. Elle ouvrit alors les bras et le serra doucement. Dans un de ses scénarios possibles, elle imaginait que James avait demandé au jeune homme de l'achever, et c'était probablement le scénario qui lui faisait le moins de mal.

Son père aurait su du début à la fin de sa vie, rester maître de ses décisions et réaliste quant à sa situation. Et c'est en ce sens qu'elle l'admirait. S’il avait fallu amputer sa jambe par exemple, c'est lui qui l'aurait demandé en premier, conscient des conséquences s’il le faisait, comme celles de s’il ne le faisait pas. C'était toujours quelqu'un de réfléchi, et bien qu'elle lui reprochait parfois de ne pas toujours avoir été là, elle avait eu Kiliann. Tout allait toujours bien avec lui. C'était son meilleur ami, son professeur, et elle l'aimait beaucoup, même si il avait quelques années de plus que la blondinette. Et les deux hommes de sa vie étaient décédés.

Elle soupira un peu. Elle était vraiment seule. Qui allait être l’homme de sa vie à présent ? Jim était courageux, et semblait quelque peu protecteur, et à son contact il s’adoucissait d’une façon inexplicable. Mais, elle ne savait pas encore quelle place il allait prendre dans sa vie. Peut-être serait-il le grand-frère qu’elle n’avait jamais eu ? Qui sait, s’il changeait autant en un laps de temps modéré, peut-être le serait-il un jour. Elle rangea une boucle dorée derrière son oreille, inspira et dit :

« Et si on reprenait l’alphabet ? »



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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Mar 27 Mai - 22:39


June le surprit une fois de plus. Alors qu'il lui tendait la main -ce qui valait plus que n'importe quels mots- la jeune fille, après une courte hésitation, l'étreignit doucement ce qui provoqua en lui un frisson étrange, mélange de malaise et de chaleur. Elle se détacha de lui rapidement, avant qu'il ne lui offre un maigre sourire teinté d'incertitude. Jim n'eut pas le temps de se détourner vers la fenêtre afin d'échapper à toute nouvelle discussion gênante, qu'elle reprenait la parole pour... lui demander de reprendre l'alphabet ?! Euh...

« Quoi, maintenant ? »

Peut-être un peu brusque, bien qu'il n'eut pas haussé le ton. Il ne voulait pas l'admettre, mais il tombait de fatigue. Il faisait pratiquement noir, sa tête était lourde, et il n'avait vraiment pas les idées à reprendre son apprentissage. Non, s'il devait encore rester éveillé, il préférait simplement discuter, s'il le fallait. Ils pourraient toujours recommencer à travailler dès le lendemain, si elle le souhaitait vraiment. Il ne comprenait d'ailleurs pas. Comment elle pouvait toujours vouloir faire quelque chose avec lui. Comment pouvait-elle être aussi... compréhensive ? A sa place, il l'aurait ignorée, s'il ne l'aurait pas plutôt assassinée, sans même chercher à en savoir plus !

« Pourquoi tu voudrais continuer ? Comment tu peux... »

Comment peux-tu accepter, faire comme si de rien n'était ? En quelque sorte. Comment peux-tu ne pas réagir comme tout le monde ? Que diable as-tu donc de si différent ? Jim lâcha un soupir résigné. Il ne savait pas s'il avait envie ou non d'entrer dans un tel terrain, qu'il devinait être compliqué. Du moins, il était persuadé que si explications il y avait, elles ne pouvaient tout simplement pas être simples. Il ne voyait pas comment. C'était complètement hors de sa portée, du moins à l'heure actuelle.

« Laisse tomber. »

Ca n'en valait pas la peine. Ou peut-être que si ?


Dernière édition par Jim le Lun 30 Juin - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Mer 4 Juin - 22:34


Une pâle sourire en retour. Il fut probablement désarçonné par la brusque reprise. Mais que pouvait-elle faire ? Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Bien qu’elle sache que les gens de dehors étaient des mauvaises personnes, elle pensait que Jim était un genre d’exception. Du moins pour cet acte qui aurait été condamné en temps normal. Quoique… Après tout, dans certains pays, l’euthanasie était légale. C’était un peu comme abréger les douleurs d’un malade, non ? Elle préférait penser ainsi. La seule chose stable et inébranlable dans sa vie qui lui restait était la connaissance. Elle voulait retrouver ce qui ne l’avait jamais quittée. Elle regarda dehors. La nuit tombait. Le moment ne tombait pas vraiment à pic.

« Comment je peux quoi ? Comment je peux continuer à regarder droit devant moi, c’est ça ? »

Elle garda un moment le silence. A vrai dire, le fait d’éviter de regarder en arrière lui permettrait d’avancer et de faire un jour son deuil. Ce monde était pour elle inconnu. Jamais la réalité du monde ne lui avait parue si brutale. Et elle ne savait plus traiter des atrocités de l’extérieur. Le décès de sa mère l’avait profondément altérée. Elle avait appris à se méfier des autres. Celui de Kiliann lui avait appris le sérieux de la situation actuelle.

« Tout ce que je connaissais n’est plus que cendres. Ce monde m’est inconnu, les manières des gens tout autant. Je ne sais pas comment réagir à quoi que ce soit. Je n’ai aucune capacité destinée à me garder en vie. Je ne l’ai jamais appris. Quand ton monde s’effondre, ne te raccroche-tu pas à la moindre parcelle qui te rapproche de ton humanité passée ? Tout ce que nous étions, ce que j’étais en tout cas, n’a plus de sens. La seule chose qui me reste est la connaissance. Tu préfère parler du fait que la pandémie a fait de nous les acteurs de la sélection naturelle, que tuer c’est survivre et que survivre c’est admettre de faire des choix qui ne sont pas toujours aisés à prendre, contribuant à la déshumanisation de ce que nous appelons aujourd’hui le ‘survivant lambda’ ? »

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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Lun 30 Juin - 22:54


Si Jim eut sa réponse, il n'en comprit qu'une partie, offrant à la jeune fille un regard à la fois perdu et étrangement compatissant. Car ce qu'il avait saisi, il pouvait en quelque sorte s'y reconnaître. Se retrouver dans un monde inconnu et dangereux, sans repères, sans personne à qui tenir la main. Il avait le même âge, à l'époque. Ca, il le comprenait. Cependant, il ne comptait pas lui dire qu'il n'avait pas tout à fait saisi la partie sur la survie. Néanmoins, il devinait que ça la préoccupait. Peut-être. Il n'était pas sûr. Enfin, il était rarement sûr de grand chose, s'il faut vraiment être honnête. *keuf keuf*

Et voilà qu'il était là, sans savoir quoi dire. Il n'avait pas de réponse, et rien pour se racheter. Car quoi qu'elle en pense, Jim se sentait... responsable d'elle, suite à cette révélation quelque peu sérieuse. Il devait cela à son père, même si ça ne lui plaisait pas spécialement. Il aurait préféré rester tout seul, comme d'habitude. Mais oui, Jim s'était mis un objectif dans la tête : June arriverait entière à Sun City, c'était la moindre des choses qu'il puisse faire. Voilà qui l'étonnait venant de lui. Il ne s'était plus cru capable d'un autre comportement que de l'égoïsme depuis des années. Et ce n'était pas comme si elle n'avait pas besoin de lui. Et puis bon, s'il devait vraiment être honnête, il appréciait cette petite un peu plus à chaque minute qu'il passait en sa présence, comme les heures précédentes l'avaient démontré, alors ça ne devrait pas être si terrible, si ?

Un frisson le parcourut : il faisait toujours frais, surtout à cette heure-ci. Il tenait là sa chance de s'exprimer sans avoir à trouver les mots. Parfois, le langage corporel disait absolument tout, ça Jim le savait tant il en avait usé. Aussi s'approcha-t-il d'un siège après une courte hésitation, incertain quant à s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise idée, avant d'ouvrir le bras droit tel une aile accueillante et protectrice. Blondinette, si tu ne comprends pas le message, il y a un problème. Quoi que, il se demandait un peu lui-même ce qu'il lui prenait.

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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Jeu 17 Juil - 1:14


Elle n’était plus vraiment seule. Et en même temps tout à fait. Plus rien ni personne ne la rattachait à son glorieux passé à New York. Elle n’était plus rien pour personne. Et pourtant. Pourtant Jim avait fait irruption dans sa vie. Elle se souvint de sa rencontre avec lui. De sa méfiance, de ses peurs. Elle n’était pas si différente de la gamine qui était entrée pour la première fois, tremblante et au bord de la syncope. Et pourtant. Elle n’était plus tant la même. Certes, elle ne savait pas plus se défendre, elle n’avait pas plus de force ou d’endurance qu’avant, mais elle avait laissé rentrer quelqu’un dans sa vie. Jim. Le sensible à la carapace de gros dur. Jim l’impoli, l’asocial, Jim le fort et le téméraire. Jim.

Jim qui arborait ces atroces cicatrices. Ces signatures de blessures. De blessures d’animal. De quel animal ? A New York, peu d’animaux devaient avoir ce type de force dans les mâchoires. Et il en était tant couvert. Sur son bras, sur son ventre. Sans parler de l’impact qu’elle imaginait de balle dans son épaule. Mais par quoi était-il passé ? Tout tournait dans sa tête comme une spirale infinie. Il lui sembla qu’un très long moment passa, silencieusement.

« Jim… Pourquoi t’a-t-on tiré dessus ? Qui t’a fait toutes ces cicatrices ? »

Alors elle demanda. De la façon la plus directe possible. Qu’il réponde ou non, cela n’avait pas tant d’importance. Il n’y était aucunement obligé. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs. Elle n’était même pas sûre qu’elle aurait les nerfs assez solide que pour répondre à une question sur sa vie passée. Comment expliquer qu’elle avait vu Kiliann, son beau Kiliann, aux yeux bruns et chaleureux, son Kiliann qui ressemblait un peu à Jim, comment expliquer qu’elle l’avait vu se faire dévorer. Dévorer pour la protéger elle. Dévorer pour qu’elle ait une chance, même des plus minces, de survivre. De vivre pour lui, pour sa mère, pour son père. De vivre. Il avait fait le plus grand sacrifice dont il était capable, celui de sa vie. Elle ne l’oublierait jamais. A chaque bouffée d’elle, elle vivait pour eux. Sinon, elle n’aurait plus vraiment de raisons de s’éveiller, de tenter de ne pas se faire dévorer, de continuer à avancer.


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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Lun 21 Juil - 16:46


Contrairement à ce qu'il imaginait, June ne vint pas chercher un peu de chaleur dans ses bras. Bon. Il n'allait pas s'en plaindre, après tout. C'était juste une façon muette de s'exprimer. Non, Blondinette préférait observer son corps d'Apollon ses cicatrices d'un air concerné. Il fronça les sourcils, rapporta son bras contre lui. Bah quoi, qu'est-ce qui lui traversait encore l'esprit, à mademoiselle je-sais-tout ? Il n'eut pas à attendre bien longtemps pour le savoir, car June ne tarda plus trop à lui poser sa question, bien qu'il leur parut que ça faisait une éternité tant les secondes semblaient s'étirer en cette aube fraîche.

Pourquoi on lui avait tiré dessus ? D'où ils tenaient ses cicatrices ? Il la dévisagea, car personne n'avait encore osé lui poser la question, avant de laisser échapper un léger rire fataliste. Parce qu'il avait fait le con, voilà pourquoi. Les unes étaient dues à une erreur de sa part -perdre de l'argent sale, quel champion !- et l'autre à la mauvaise idée qu'avait été de se rendre dans ce supermarché sans armes, alors qu'il avait été évident qu'il serait occupé. Cependant, il n'allait pas lui offrir cette réponse-là, mais plutôt les faits. C'était une bonne occasion de changer de sujet, et puis ce n'était pas comme si partager ces choses-là lui faisait quelque chose.

« Des brutes et un chien. » fit-il simplement, en haussant les épaules.

Mais il se doutait que ça ne lui suffirait pas, même si elle ne le lui demanderait peut-être pas. Il prit donc les devants, décidant d'ajouter quelques précisions à ses mots forts vides. Si ça ne lui suffisait toujours pas, elle n'aurait qu'à lui en faire part, il n'en avait pas vraiment quelque chose à faire.

« Des sales types pas contents de me voir me servir dans leur supermarché. » dit-il en désignant son épaule, puis il passa ses doigts sur les cicatrices irrégulières marquant une bonne partie de son ventre. « Et ça, le clébard baveux d'un dealer. Je bossais pour lui, mais j'ai merdé. » Jim fit passer son regard des pieds à la tête de la jeune fille. « J'suppose que t'en as pas, toi. »

Well, who knows.
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Jeu 24 Juil - 12:33


Il la dévisagea un instant. Eh mince, elle n'aurait pas du demander cela. C'était indiscret. Mais il rit ensuite. Comme si c'était une fatalité. Qui pouvait bien rire de ses cicatrices... Cela avait du faire un mal de chien. En parlant de chiens... L'un d'eux était responsables des cicatrices de Jim. Elle grimaça. Des brutes et un chien. Voilà qui était éclairant ! Elle resta silencieuse un moment, dubitative. Puis il vint apporter quelques autres renseignements. Il était question de supermarché. Depuis quand les gérants de supermarchés tiraient sur les gens qui venaient ? Ou alors, c'était une prise de pouvoir violente ? Un genre de despotisme... Les gens étaient fous...

Et puis, un... Un dealeur ? Mais pourquoi Diable travaillait-il pour un dealeur ? Est-ce que c'était chose courante chez les gens ? Bien entendu, son père, lui faisant part des affres du monde, lui avait fait part des membres composant la Cour des Miracles new-yorkaise. Enfin, elle l'appelait ainsi mais elle douta qu'il y avait vraiment un lieu de vie précis pour les bas-fonds de la ville. Tout de même, cela devait être un sacrément gros chien pour le déchiqueter ainsi. 

« A vrai dire, si, une petite, quand j'étais enfant, une encyclopédie m'est tombée dessus alors que je tentais de l'attraper. Mon père a suturé, mais l'accident a laissé sa marque. »

Elle souleva les cheveux près du haut de son visage, dévoilant une fine ligne rosée d'environ deux centimètres. Puis après un instant, elle laissa retomber ses boucles dorées. Ce n'était pas de l'envergure des blessures de Jim, ni sur le même degré de douleur, mais elle avait répondu à sa question, peu importe qu'il la trouve ridicule ou non.

Comment avait-il fait pour se soigner ? Même avec la plus grande force mentale du monde, se soigner de blessures pareilles relevait... Du miracle. Elle douta qu'il ait été chez un médecin, sinon, il serait dans un autre état. Quelqu'un l'avait probablement aidé. Pas le dealeur en tout cas, mais quelqu'un. Jim n'avait pas vraiment l'air des plus sociables, mais il devait bien avoir un ou deux amis, non ? 

« Qui t'as donc soigné pour... Les morsures ? »

Comme ça, elle saurait. Si c'était lui, il le dirait, si c'était quelqu'un, il le disait aussi. Au pire, il pourrait ignorer sa question. C'était simple. Elle réfléchit un instant. Et la balle... C'était plus profond mais plus petit, bien que délicat à suturer. Si c'était après la grande pandémie, il avait probablement du être seul vu qu'il était arrivé seul au bus. Quoi que... Ça ne tenait pas. Elle était arrivée seule aussi. Bien que la différence était qu'il avait plus l'étoffe de Thorïn Oakenshield qu'elle. 

 
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Lun 28 Juil - 20:52


S'il y a bien une chose à laquelle Jim ne s'attendait pas en discutant avec June, c'était bien ce qui allait suivre. Il n'en crû pas ses oreilles. La réponse de la jeune fille était tellement... épique, disons. Tellement, qu'il ne put retenir un pouffement de rire, qui mua sans qu'il puisse l'en empêcher, en un fou rire qu'il eut bien du mal à ne pas faire entendre au bus entier. C'était tellement... ridicule ! Décidément, cette gamine lui envoyait du rêve, c'était absolument incroyable. Cicatrisée par un bouquin. Putain, c'était énorme. Il sécha ses yeux qui commençaient à mouiller du revers de la main, tâchant de faire cesser les soubresauts incontrôlables de sa poitrine et qui réveillaient une légère douleur dans son épaule qu'il avait réussi à apaiser jusqu'ici. Puis, il expira un grand coup. Woaw. Il n'avait plus ri comme ça depuis des années. C'était à peine s'il s'en souvenait.

Heureusement que blondinette lui posa une autre question qui termina de le calmer. Comment diable avait-il guéri de telles blessures, hein ? Simple : il avait eu la faiblesse d'esprit de se laisser faire par une gamine lui étant complètement inconnue. Oh, il avait bien refusé son aide, mais c'est qu'elle avait été imperturbable, cette ado. "Bouge pas" NON SANS BLAGUE, comme s'il avait pu se casser plus loin ! Et pas très délicate de ses mains, en plus, elle ne s'était pas privée de lui enfoncer les doigts dans sa chair à vif. Fixant June d'un air embêté, il dut se résoudre à lui répondre, et avec la vérité s'il-vous-plaît. Blondie ne le croirait pas s'il mentait, elle était trop maligne, cette petite. Damn.

« Une fille m'a... » Il déglutit, ennuyé de devoir avouer qu'il n'avait pas géré tout seul comme un grand sur ce coup-là. « ... aidé. Comment qu'elle s'appelait, déjà ? Lilianne ? Lisa ? Lily... oui, Lily... Lily-Rose, voilà. Sûrement morte, celle-là. »

Ouais. Certainement. (lol) Déjà cicatrisée si jeune, elle n'avait pas du faire long feu dans ce monde apocalyptique, la noireaude. Il pariait sur une mort dans les premières 72 heures, ahah. Oh. Réalisant la méchanceté de ses pensées envers la personne qui lui avait tout de même, aussi difficile à admettre cela soit-il, très probablement sauvé la vie cette nuit-là derrière un banc de Central Park, il en débarrassa rapidement son esprit et reporta son attention sur blondinette June, qui, il n'en doutait pas, n'en avait sûrement pas fini avec lui. Alors c'était ça, être social.
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Jeu 31 Juil - 1:49


Il commença à rire. Il était vrai que c'était très peu comparé à ce qu'il arborait, mais tout de même. Ce n'était pas des plus respectueux. Elle ravala tout de même sa fierté, et le laissa terminer sa crise d'hilarité. Si le rire illuminait ses traits, un autre genre d'humeur l'envahit après sa question. Point sensible. Qui l'avait donc soigné ? Une Lily ? Probablement morte ? Possible. Bien que si elle connaissait quelques gestes, elle avait un pourcentage un poil plus élevé de survivre.

Mais bon, qui savait. Un zombie qui venait de derrière, un réflexe pas assez rapide, quelque chose qui se coince et s'en était fini de vous... Elle frissonna à cette réflexe plutôt morbide. Il fallait qu'elle se concentre pour ne pas sombrer dans la panique. Elle respira doucement, se calmant et chassant ses pensées.

« Elle a bien fait. Avec une tête de mule comme toi, si elle ne t'y avait pas obligé, tu serais peut-être mort à cette heure-ci... Qui sait, elle est peut-être dehors, à errer sans but précis, tuant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un zombie... »

Qui savait, en effet... (huhu) En tout cas, qui que ce soit qu'elle était, ce n'était pas vraiment une mauvaise personne. Il se souvenait à peine de son nom, et parlait d'elle de façon très désinvolte, il ne la connaissait donc pas personnellement. Si une personne pouvait, en sautant les barrières sociétales et sociales soigner un inconnu, c'est qu'elle avait pet-être un bon fond.

Mais elle ne jugerait pas sur la première impression qu'elle en avait, aussi bonne soit elle. Si elle était vivante, elle le verrait tôt ou tard de ses propres yeux, non ? Enfin, quelles étaient les chances de retrouver quelqu'un de connu sur cette route ? Elle n'en avait aucune, ils étaient tous morts. Joyeux, non ?
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MessageSujet: Re: Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)   Aujourd'hui à 3:56

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Parce que Baudelaire, personne n’l’a jamais compris ! (ft. Jim)
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